Mois : septembre 2023 Page 1 sur 15

Castella prince de SĂ©ville

SĂ©ville30 septembre, 2eme corrida de la San Miguel.

Toros de Victoriano del Rio et Toros de Cortes.Entre 510et 530kgs.

Sebastien Castella, Rose et or : Oreille et Deux oreilles, sortie par la Porte du Prince.

Alejandro Talavante, Nazareño et or : silence et division d’opinion.

Andres Roca Rey,coq de roche et or : silence et silence.

Lleno de no hay billetes, 34°.

Le sorteo a sans doute jouĂ© un vilain tour Ă  Talavante, mais mĂȘme s’il a eu les deux plus mauvais toros de l’envoi de Victoriano del Rio, on n’a pas eu un seul instant l’impression que le torero tentait de faire le maximum , si bien qu’à son premier  il aligna quelques passes dĂ©cousues mais sans tenter de lier , quant au cinquiĂšme il Ă©tait intorĂ©able et la chose fut vite entendue, le public regimba un peu et hop, aux oubliettes.

Un mot sur Roca Rey qui arborait un costume terne comme l’air qu’il affichait sur son visage en entrant dans le ruedo.  OĂč donc Ă©tait le flamboyant matador pĂ©ruvien ? Certes son premier toro ne mĂ©ritait pas le moindre effort mais connaissant Andres Roca Rey, lorsque sortit le 6eme, au-delĂ  des sales intentions qu’exposait le toro, on voulait croire que le torero ferait l’impossible pour rattraper un peu l’avance Ă©norme de Castella sur lui ! Et c’est ce qu’il tenta, Ă  coup de cites d’une audace incroyable, prenant des risques insensĂ©s, bien dans son style, mais il Ă©tait Ă©crit qu’AndrĂ©s ne pourrait  rien faire de  solide ni de concluant : le petit noir de 4ans  qui avait semĂ© le dĂ©sordre dans le ruedo, en allant d’un cheval Ă  l’autre, cherchant la sortie, poursuivant les banderilleros  allait encore faire Ă©chouer Roca Rey Ă  l’épĂ©e.

Mais, jusqu’au bout, pour prouver que Roca Rey est Roca Rey, il s’arrima, fit passer le bicho dans son dos, passant tout prĂšs de la correctionnelle, il inventa ce toro, et au moment de l’épĂ©e  le regard seul du matador aurait pu suffire Ă  tuer ! Mais non, pinchazo deux fois, puis un dĂ©sarmĂ© puis une entiĂšre pas jolie..

Parlons maintenant de ce qui ravit tout le public et le mit debout plusieurs fois : les deux prestations de SĂ©bastien Castella. Au premier renvoyĂ© aux corrales on attendit le premier bis avec angoisse.

Mais il sortit un joli noir  de 4ans et 520 kg qui rĂ©pondit aux sollicitations du torero, au capote tout du moins . Le brindis fut pour JosĂ© Chacon,Ă©mu, et Castella ne lui dĂ©dia pas la mort de ce toro pour rien : il lui fit faire de jolies choses, tout prĂšs , dans le jambes, sans jamais bouger un orteil, impassible, impavide, froid et pur, courageux comme personne.

Malgré un pinchazo, la seconde épée lui valut une oreille exigée par le conclave .

Le grand moment restait Ă  venir, ce fut Ă  son second adversaire qu’il brinda au public. Un animal bas, le plus armĂ© du lot, noir, astifino qu’il reçoit trĂšs Ă©lĂ©gamment au capote et, Ă  l’inverse de ses frĂšres il sortit des deux piques la bouche fermĂ©e. Bien jugĂ© par le maestro, le piquero ne donna qu’une toute petite seconde puya.A la brega JosĂ© Chacon place  l’animal en bonne position pour Viotti et Blasquez qui ont pourtant du mal Ă  faire dĂ©marrer ce toro parado. SĂ©bastien Castella n’en brinde pas moins le toro au public et commence la faena de mort par des passes trĂšs basses dans les pieds et termine la tanda par une trinchera comme un paraphe autoritaire.

Le toro proteste mais le maestro s’obstine, poursuit l’ouvrage, oblige le toro, commande et lie l’ensemble comme un grand chef d’orchestre , gestuelle superbe, final Ă©blouissant.  Alors que, faut- il le rappeler ce toro Ă©tait compliquĂ©, exigeant, encastĂ©, racĂ©, seul SĂ©bastien Castella avait pu deviner ce que contenait cet animal avec sa vista et son incroyable courage.

Une grande Ă©pĂ©e entiĂšre et une  pĂ©tition unanime, la premiĂšre oreille accordĂ©e sans attendre par le prĂ©sident , pĂ©tition insistante et deuxiĂšme oreille qui assurait la sortie par la PORTE DU PRINCE au grand maestro français dont il n’est pas inutile de rappeler qu’il est revenu aprĂšs trois ans d’absence encore plus  haut qu’il n’avait jamais Ă©tĂ©, atteignant Ă  une puretĂ© , un naturel et  un art personnel encore jamais atteints par lui.

Et voir arriver Sébastien Castella dans le couloir de la Maestranza, concentré, sévÚre et comme recueilli et le voir sortir sur les épaules tout sourire, libéré et heureux, cela explique et justifie tous les risques pris et les efforts que font les toreros.

Jean François NeviÚre

PS SĂ©bastien Castella remplacera Morante de la Puebla ce dimanche Ă  SĂ©ville pour la despedida d’El Juli.

APRES-MIDI TRIOMPHALE A UBEDA

Plaza de toros d’UBEDA pour la feria de San Miguel corrida de toros de GARCIGRANDE (1,3 et 5) DOMINGO HERNANDEZ (2), ROMAN SERANDO (4 et 6) dans l’ensemble bien prĂ©sentĂ©s donnant du jeu vuelta al ruedo des premier et quatriĂšme, pour les toreros :
CURRO DIAZ : deux oreilles et deux oreilles et la queue
EMILIO DE JUSTO : une oreille et une oreille
JUAN ORTEGA : une oreille et deux oreilles


Neuf oreilles et une queue, le score peut paraĂźtre plĂ©thorique, mais il reflĂšte bien le niveau de l’immense tarde de toros que nous avons vĂ©cus ce jour Ă  UBEDA les trois diestros, chacun dans son style, se sont livrĂ©s Ă  une vĂ©ritable compĂ©tition les toros ont permis et l’aficion en sort grandie.


Curro DIAZ place d’entrĂ©e trĂšs haut la barre son premier de GARCIGRANDE est un sacrĂ© numĂ©ro, brave au cheval mĂȘme sil ne prend qu’une pique et noblissime Ă  la muleta, Curro l’engage par le bas le toro humilie Ă  souhait et la premiĂšre sĂ©rie en rond dĂ©clenche la musique, DIAZ est dans un grand moment et son remplacement de MORANTE totalement justifiĂ©, la faena est particuliĂšrement Ă©lĂ©gante adornĂ©e Ă  souhait, Le toro va Ă  mas et brille autant que son torero dans un accord parfait pour couronner le tout l’estocade donnĂ©e dans les canons est efficace quoique un peu tombĂ©e, deux oreilles et vuelta al ruedo du GARCIGRANDE la soirĂ©e commence on ne peut mieux.


A Emilio de JUSTO de rĂ©pliquer avec le DOMINGO HERNANDEZ qui lui Ă©choit, L’animal n’a pas la classe de son petit cousin mais il prend quand mĂȘme deux piques en brave (c’est assez rare dans la ganaderia pour le noter) les subalternes saluent aux banderilles Emilio entame sa faena genoux flĂ©chi par doblones laissant dĂ©couvrir un peu e faiblisse chez l’animal, Le maestro torera par la suite Ă  mi-hauteur et en Ă©vitant de peser trop sur son adversaire, la transmission en souffre, La derniĂšre sĂ©rie Ă©pĂ©e de mort en main sera certainement la meilleure et la plus profonde, L’estocade est sincĂšre une entiĂšre un peu tombĂ©e justifiera l’octroi d’un pavillon.


Vient le tour de Juan ORTEGA le prince de la lenteur Son premier adversaire sort mal se montrant trĂšs vite distrait ce qui ne l’empĂȘche pas de prendre deux piques avec une certaine classe, C’est cependant la tĂȘte trĂšs haute qu’il commence Ă  entrer dans la muleta de juan ORTEGA , protestant Ă  chaque sortie de passe, Le miracle du dominio par la lenteur fait son office l’animal proteste de moins en moins semble hypnotisĂ© par le leurre a la vitesse duquel il se dĂ©place, Le plus mauvais ou le moins bon du lot va se soumettre au sĂ©villano-cordouan et Ă  son art si Ă©lĂ©gant, Ici encore l’estocade sera entiĂšre mais un peu en arriĂšre, Une nouvelle oreille viendra rĂ©compenser le travail de Juann ORTEGA.


Curro DIAZ aura la chance de toucher les deux meilleur de la soirĂ©e et n’a pas laissĂ© passer cette chance, dĂ©jĂ  assurĂ© de la grande porte il ne laissera pas passer les grandes qualitĂ©s du ROMAN SORANDO qui lui Ă©choit, Toute la faena sera de temple exquis et de profondeur une fois de plus CURR DIAZ qui est dans un trĂšs grand moment, fera montre des ses qualitĂ©s artistique dans une faena trĂšs sĂ©villane, fleurie Ă  souhait, Le public est conquis, L’estocade parfaite impose les trophĂ©es maximum pour le torero et la vuelta al ruedo pour le toro.


Emilio de JUSTO, sans doute piquĂ© au vif par un tel sucĂ©s, sort le couteau entre les dents devant le cinquiĂšme, L’ouverture au capote est digne d’un novillero mort de faim, Grandes vĂ©roniques d’abord debout puis Ă  genoux et le toro rĂ©ponde, la mise en suerte de pique par chicuelinas marchĂ©es est superbe, la compĂ©tition est Ă  son comble, le toro s’emploie sous le fer, Les premiers dĂ©rechazos sont d’une grande profondeur et Emilio se dĂ©barrasse de l’ayuda donnant de profondes sĂ©ries de naturelles des deux mains, la noblesse du GARCIGRANDE fait le reste, nous assistons Ă  une faena grandissime de prĂ©cision et d’engagement total les transmission est son comble, Ayant pris l’Ă©pĂ©e de mort, Emilio la jette Ă  nouveau pour donner une grande sĂ©rie de longs dĂ©rechazos la toile rĂ©duite au maximum, Malheureusement le pinchazo profond en place mais vertical conclu d’un descabello dĂ©cisif ne permettront que l’octroi d’une oreille de poids.


En sixiĂšme positon Juan ORTEGA touche le second ROMAN SORANDO , une ganaderia qu’il connait parfaitement pour y avoir Ă©tĂ© reçu dĂ©s son Ă©poque de novillero et qui l’a beaucoup soutenu, L’animal sort tĂȘte haute et malgrĂ© deux vuelta de campana et une grosse pique, il ne perd rien de son mordant et sa noblesse peut s’exprimer, Elle s’exprimera d’autant mieux dans les muletazos au ralenti que lui sert Juan ORTEGA, peut on torĂ©er plus lentement, je ne sais mais plus que jamais le « Au temps suspend ton vol Â» est de rigueur s’accordant si bien aux accords de « niebla Â» qu’a choisi d’interprĂ©ter la banda de musica, Tout n’est qu’harmonie dans ce ballet entre le torero et son toro, les mots manque pour dĂ©crire le chef d’Ɠuvre, L’excellente estocade fait tomber deux pavillons du palco.


En conclusion une aprĂšs-midi particuliĂšrement bonne et pour le souvenir, trois toreros qui se font plaisir et nous rĂ©galent en torĂ©ant CURRO DIAZ et EMILIO DE JUSTO confirment mais surtout JUAN ORTEGA s’impose comme un torero Ă  suivre.

Jean Dupin

LA DERNIERE SORTIE PAR LA GRANDE PORTE DE MADRID D’EL JULI

MADRID le 30 septembre 2023, premiĂšre corrida de la feria d’automne, beau temps d’étĂ©,31°, arĂšnes pleines jusqu’aux drapeaux, prĂ©sence de la prĂ©sidente de la CommunautĂ© de
Madrid dans la ruelle, ovation à EL JULI à l’issue du paseillo.


4 toros de PUERTO DE SAN LORENZO et 2 de LA VENTANA DEL PUERTO, les 2° et 3°.
Tous bien prĂ©sentĂ©s, de 510 Ă  560 kg, d’ñges variĂ©s de 4 ans Ă  presque 6 ans, armĂ©s comme
il se doit à Madrid, de jeu varié également, du manso au bravo, une vraie corrida de toros en
quelque sorte.


UCEDA LEAL : Une Ă©pĂ©e tombĂ©e, ovation. Une Ă©pĂ©e tombĂ©e, un descabello, silence.
EL JULI : Un Julapie concluant, pĂ©tition jugĂ©e minoritaire par le PrĂ©sident, salut aux tercios.
Un Ă©norme Julapie, deux oreilles.
TOMAS RUFO : Une Ă©pĂ©e, sept descabellos, silence. Une Ă©pĂ©e concluante, une oreille.
Salut des banderilleros Sergi BLASCO et Gregorio SANCHEZ au troisiĂšme toro.

Quel plaisir de revoir toréer UCEDA LEAL à Madrid, sa classe naturelle, son élégance, ses derechazos et ses naturelles profondes. Dommage que son premier toro, brindé au JULI ait manqué de fond, obligeant le maestro à abréger son travail rapidement. Dommage également que son second toro ait été un manso avec sentido, impossible à toréer.


Mais c’était l’aprĂšs-midi du JULI pour ses adieux Ă  Madrid, et quels adieux !


Tout l’art du JULI a Ă©tĂ© passĂ© en revue lors de ses deux toros, du capeo initial par vĂ©roniques puis chicuelinas marchĂ©es pour amener le toro au cheval, un quite par chicuelinas et gaoneras enchainĂ©es. Tout le monde connait son art de torĂ©er les toros quel que soit la condition de ceux-ci, leur rĂ©serve Ă  charger, tout le monde connait sa science du placement et de lier les passes, mĂȘme Ă  des toros rĂ©ticents, en leur allongeant progressivement le voyage. Tout le monde connait les changements de main du JULI lui permettant d’embarquer Ă  la fois le toro et le public. Et bien il a fait tout ça cet aprĂšs-mdi car dans tous les cas le patron, c’est le JULI !


Son art de torĂ©er son second opposant, un « tio Â» de presque 6 ans qui n’était pas venu pour faire de la figuration a Ă©tĂ© un sommet. Ce fut la rencontre d’un homme de 25 ans d’alternative avec un toro ĂągĂ© qui ne demandait rien Ă  personne. Une premiĂšre sĂ©rie Ă  mi-hauteur prĂ©cĂ©dent une seconde sĂ©rie Ă  main basse pour impacter le toro, une sĂ©rie de naturelles trĂšs douces, un derechazo prĂ©cĂ©dant un changement de main pour une naturelle templĂ©e interminable. La messe Ă©tait dite et le public debout. Ce qui suivit fut une dĂ©monstration de « ligazon Â» par une naturelle, une passe de poitrine et un remate por la cara sensationnel. Un volapie Ă©norme conclusif et d’effet rapide assura le triomphe du matador, le PrĂ©sident ne pouvant refuser la deuxiĂšme oreille rĂ©clamĂ©e par le public.

Cet aprĂšs-midi EL JULI a torĂ©Ă© comme Madrid aime, un travail court et dominateur, et Madrid lui a bien rendu son affection, lui l’ancien Ă©lĂšve de l’école de toromachie de la citĂ©.


TOMAS RUFO n’était pas encore nĂ© lorsque EL JULI prit l’alternative Ă  Nimes en 1998. Cet aprĂšs-midi c’était aussi le grand Ă©cart des alternatives, UCEDA LEAL en 1996 et TOMAS RUFO en 2020

Mais le gamin ne s’est pas dĂ©montĂ©. Un peu dĂ©centrĂ© lors de sa premiĂšre faena, ce qui indisposa une partie du public l’obligeant Ă  se croiser, ce qu’il fit pour montrer ses bonnes intentions, il offrit un travail sĂ©rieux lors de son second toro par des sĂ©ries commencĂ©es Ă  genoux, prolongĂ©es par des passes droitiĂšres puis gauchĂšres de qualitĂ© avant de terminer par des manoletinas trĂšs ajustĂ©es. Grande estocade. Une oreille mĂ©ritĂ©e.


Inutile de prĂ©ciser que tant UCEDA LEAL que TOMAS RUFO ont brindĂ© un toro au patron. C’était l’aprĂšs-midi du JULI dont la seule ombre au tableau, pour lui qui maĂźtrise tout et tout le monde, a Ă©tĂ© de ne pas avoir bien choisi ses porteurs pour passer la grande porte sur leurs Ă©paules, ce qui provoqua trois chutes du torero, heureusement sans gravité Il eut Ă©tĂ© dommage qu’une si belle aprĂšs midi se termine par la blessure du futur retraitĂ©, lui qui a tant et tant triomphĂ© de tant et tant de toros



EXIR

Coup d’envoie de la semaine culturelle taurine de Saint Sever

Le coup d’envoi de la trente-neuviĂšme semaine culturelle taurin est lancĂ© par la peña jeune aficion depuis le cinĂ©ma mĂ©dia 7 de Saint Sever. Elle commence avec la diffusion du film « Sables Fauves ». Ce documentaire a Ă©tĂ© filmĂ© par Francis Del Rio, jeune aficionado a voulu faire un documentaire sur la tauromachie avec un regard. Ce documentaire exprime Ă  la fois la violence, le sacrĂ© et la douceur. Sans commentaire off on alterne images de l’école de Richard Milian le ruedo, le public d’une arĂšnes du sud-ouest Ă  celle de la Plaza de Toros de la Maestranza ainsi que le rituel de la semaine sainte .

Bande annonce

Francis Del Rio et le producteur attendaient avec impatience l’impression du public aficionado prĂ©sent en nombre pour cette diffusion. Il a expliquĂ© la difficultĂ© pour le financement et sa diffusion quand on parle tauromachie.
A la fin du documentaire, des applaudissements chaleureux et l’intervention d’un jeune plus cinĂ©phile qu’aficionado compara le documentaire Ă  « La Passion du Christ » de Mel Gibson.
Nous pouvons que saluer l’initiative de la peña Jeune Aficion d’avoir proposĂ© cette premiĂšre alors que plusieurs communes publiques comme le fait d’organiser une semaine culturelle. La semaine continue ce soir avec l’inauguration de l’exposition et dimanche l’Inter Pena.

Fiche technique

Producteur L’image d’aprĂ©s

Genre : documentaire

Durée : 83 minutes

Langue originale : français

Sous-titrage : anglais et basque

Prix du DVD 12€

Texte Nicolas Couffignal

Dans les ruedos du vendredi

Corella, Navarre.

 Toros de Guadalmena, .

‱ MANUEL DÍAZ ‘EL CORDOBÉS‘ovation et blessure

‱ EMILIO DE JUSTO, ovation et deux oreilles 

‱ JOSELITO ADAME, oreille et oreille

AprĂšs la mort du 1er toro El CordobĂ©s a Ă©tĂ© transportĂ© Ă  l’hĂŽpital de Tudela pour une blessure au fĂ©mur

Arnedo, La Rioja.

. Novillos de Murteira Grave, le 5Ăšme â€˜Revoltoso’ vuelta al ruedo

‱ MARIO NAVAS, silence et silence

‱ TRISTÁN BARROSO, ovation et oreille

‱ ALEJANDRO CHICHARRO, oreille et silence 

 AlgemesĂ­, Valencia.

Novillos de Fernando GuzmĂĄn, 

‱ ĂLVARO SESEÑA, ovation et silence

 GUILLERMO GARCÍA PULIDO, silence et oreille

AyllĂłn (Segovia).

Novillos de La Campana y Voltalegre (2o)
José María Trigueros (ovation et vuelta al ruedo)

Jarocho deux oreilles et oreille.


Guadarrama (Madrid).

Novillos de Cuadri
El Melli (silence, silence),
David LĂłpez (silence, silence)
VĂ­ctor Cerrato (ovation et palmas).

Mayorga de Campos (Valladolid)
– Novillos de Simón Caminero Ortega.
Óscar Borjas, oreille et oreille

les novilleros
Pedro Andrés, deux oreilles et oreille du sobrero regalado;

TomĂĄs GonzĂĄlez, oreille

Morante coupe la temporada

Morante de La Puebla a annoncĂ© hier soir aprĂšs la corrida de SĂ©ville qu’il coupait la temporada et qu’il ne serait donc pas Ă  SĂ©ville dimanche pour s a rĂ©pĂ©tition et cela en raison de sa blessure au poignet dont il se ressent.

Voici les dates oĂč il Ă©tait prĂ©vu:

  • 30/09/2023 Ăšbeda (JaĂ©n) â€“ Toros de Garcigrande para Morante de la Puebla, Emilio de Justo, Juan Ortega
  • 01/10/2023 Real Maestranza de CaballerĂ­a de Sevilla (Sevilla) – Toros de Garcigrande  Morante de la Puebla, El Juli, Daniel Luque
  • 08/10/2023 Valencia (Valencia) – Toros y novillos de Domingo HernĂĄndez MartĂ­n y Fuente Ymbro Morante de la Puebla, Alejandro Talavante, Nek Romero
  • 12/10/2023 Las Ventas (Madrid) – Toros de NĂșñez del Cuvillo Morante de la Puebla, Alejandro Talavante, Isaac Fonseca
  • 13/10/2023 Zaragoza (Zaragoza) – Toros de El Pilar, Morante de la Puebla, Emilio de Justo, Pablo Aguado
  • 14/10/2023 Zaragoza (Zaragoza) – Toros de Juan Pedro Domecq, Morante de la Puebla, Alejandro Talavante, GinĂ©s MarĂ­n

Séville : Pablo Aguado ou la toreria incarnée.

Real Maestranza de Sevilla, 29 septembre 2023.

Corrida d’ouverture de la San Miguel.

Lleno de no hay billetes, grand beau temps,.

Toros de Garcia Jimenez et de Olga Jimenez.

JosĂ© Antonio Morante de la Puebla, framboise et chantilly, et bas blancs : palmas et palmas.

José Mari Manzanares, Rioja y oro, salut au tiers et palmas depuis le callejon.

Pablo Aguado :Vert Empire et or : Oreille( de poids) et palmas.

Les toros trĂšs joliment prĂ©sentĂ©s  de 4ans ( 4) et 5ans( 2)  Ă©taient d’un poids situĂ© entre 500et 530 kg, tous astifinos, belles tĂȘtes , robes luisantes, mais seuls les2et 3eme ont Ă©tĂ© a la hauteur des attentes.

Morante dans son jardin a fait vibrer dĂšs les premiĂšres passes de capote, les olĂ© sĂ©villans soulignaient chacun des passages du bicho sorti en premier.  On eut droit Ă  de magnifiques veronicas trĂšs lentes et soyeuses en marchant vers le centre.

Pas de brindis, une rĂ©ception Ă  la muleta dos aux planches par statuaires mains basses, on espĂšre, mais la faena tarde tellement Ă  dĂ©marrer qu’elle s’arrĂȘte et se conclut sur un pinchazo hondo qui tue.  Faible ovation et toro sifflĂ© Ă  l’arrastre.

A son second un pensionnaire d’Olga Jimenez, colorado caramel  et Ɠil de perdrix, on devine vite qu’il n’y aura pas grand-chose Ă  faire, et pourtant , stoĂŻque, el de la Puebla oblige le toro Ă  charger , main basse , c’est compliquĂ©, le toro vient mais Ă  regret !

Pinchazo, entiĂšre trasera  d’effet rapide  et ovation.  Le toro sort dans l’indiffĂ©rence gĂ©nĂ©rale.

Le joli noir sorti en seconde position pour J M Manzanares est dotĂ© d’une tĂȘte trĂšs sĂ©rieuse, les pitons bien en avant, encornure large, ce toro a cinq ans et reçoit un vilain puyazo d’Oscar Bernal trĂšs en arriĂšre.

MalgrĂ© cela JMM va enchainer, aprĂšs trois doblones deux grands sĂ©ries de derechazos avec changement de main.  Depuis un moment la musique joue et accompagne les gestes de l’alicantin. Il tente et rate un recibir et place une entiĂšre efficace.  Forte ovation et petite pĂ©tition d’oreilles.  Toro applaudi Ă  l’arrastre.

Le cinquiĂšme renverse le cheval et prendra mĂȘme une troisiĂšme maladroite .Le toro est violent et fonce vers le burladero pour voir ce qui se passe derriĂšre
JMM commence sa faena sans brindis, teste la corne droite, conduit en le soumettant l’animal puis enchaine Ă  gauche, ça passe encore , mais tout stagne, pas de progression dans la faena qui se termine par une bonne sĂ©rie Ă  droite et une grande Ă©pĂ©e  , ovation.

OvationnĂ© le torero ne sortira pas du callejon oĂč il recevra une joie bordĂ©e d’applaudissements.

L’homme du jour et le toro du jour furent Pablo Aguado et son premier toro, un trĂšs joli negro astifino aux cornes blanches Ă  pointes noires.Le jeune maestro le reçoit par  des veronicas plaines de classe et  le toro ira lui aussi voir ce qu’ily a derrĂšre le burladero, tĂȘte trĂšs au-dessus de ses occupants.

Il reçoit sa premiĂšre pique et Pablo Aguado lui offre un premier quite par chicuelinas basses, lentes, trĂšs ralenties, d’une suprĂȘme Ă©lĂ©gance.

Le toro retourne au chval sans se faire prier et de nouveau le matador  lui offre un quite Ă  la veronica cette fois, suave, dĂ©licieux, d’une personnalitĂ© formidable, ENORME AGUADO,

Tout est liĂ©, retenu, sans jamais la moindre facilitĂ© d’ordre spectaculaire, la classe est absolue, la suavitĂ© soyeuse et le bonheur de torĂ©er de Pablo Aguado Ă©clabousse la totalitĂ© de l’arĂšne. Grande Ă©pĂ©e entiĂšre sur ce toro noble qui rĂ©siste et meurt en brave.

Unanimité de la pétition et oreille de poids.

Pour moi une des plus belles faenas de la temporada.

Le sixiĂšme a lui aussi une jolie tĂȘte , mais rien ne fera qu’il puisse ressembler au 3Ă©me : une petite pique, un quite par veronicas, une deuxiĂšme petite pique
 tout va vite , on sait que les choses s’arrĂȘteront sans dĂ©lai.

Une chose qui mĂ©rite d’ĂȘtre signalĂ©e : aucun toro ne fut brindĂ© pendant cette corrida oĂč seuls le 2eme et le 3eme ont brillĂ©.Aguado Ă  son sixiĂšme a cependant fait preuve d’un poder incontestable,et placĂ© une demi Ă©pĂ©e concluante.

Palmas et toro sifflĂ© Ă  l’arrastre, lui aussi.. 

Quoiqu’il en soit, il nous reste les images de dĂ©tails de Morante, d’un retour de la maestria de JM Manzanares,  mais  surtout , surtout, la douceur et la lenteur divines de Pablo Aguado avec son premier opposant.

Jean François NeviÚre

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