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Arles: présentation des cartels

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Présentation des cartels officiel de la Feria Pascale 2024…La salle de la Bergerie de la finca « La Chassagne », propriété des Jalabert, qui a constitué le décor de la présentation des cartels, a affiché le no hay billetes ce jeudi soir.


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Animée par Mojales Balti, la séance a été ouverte par le maire Patrick de Carolis qui a notamment insisté sur l’importance d’une feria dans sa ville au niveau culturel comme économique.

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Jean-Baptiste Jalabert a pris le relais pour détailler toutes les courses de l’affiche, non sans souligner le court délai imparti pour le montage des affiches, ce qui l’a contraint, contrairement aux années précédentes, de reporter la présentation de la Feria du Riz… qui devrait compter une journée supplémentaire.

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Pour ce qui concerne la Feria Pascale, elle comprendra une course camarguaise en ouverture, deux novilladas piquées, une corrida mixte, une corrida de rejón et deux corridas de toros…
Dans le détail : Vendredi 29 mars à 16h30 : Course Camarguaise comptant pour le Trophée des As.

Samedi 30 à 11h : quatre novillos de Turquay, La Golosina, Tardieu Frères et Blohorn pour Nino Julian et Samuel Navalón. A 16h30 : six Zalduendo pour Sébastien Castella, Daniel Luque et Juan Ortega.

Dimanche 31 à 11h : 3×2 Nuñez del Cuvillo, Santiago Domecq et Gallon pour Manuel Román et Marco Pérez. A 16h30 : deux Los Espartales (rejón) et quatre Jandilla pour Diego Ventura, Manzanares et Alejandro Talavante.

Lundi 1er avril à 11h : six Fermín Bohórquez pour Pablo Hermoso de Mendoza, Léa Vicens et Guillermo Hermoso de Mendoza. A 16h30 : six La Quinta pour Juan Leal, Ginés Marín et Clemente.

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Pau Hermé torofiesta.com

ARCOS OUVRE LE BAL POUR LA PROVINCE DE CADIZ

Samedi 25 février les arènes d’ARCOS DE LA FRONTERA ouvriront leurs portes pour un superbe festival de bienfaisance, Ce matin en présence du maire de la ville le cartel était officiellement présenté, Au bénéfice de l’association « Projet pour un sourire » qui se charge d’organiser des sorties et des vacances en famille pour les enfants atteints d’un cancer, une fois de plus le monde du toro a su montrer sa générosité, Cinq ganadérias prestigieuses de la province fourniront le sept novillos combattus à savoir : eL TORERO (Lola Domecq) , SANTIAGO DOMECQ, FIRMIN BOHORQUEZ, SALVADOR DOMECQ, et FUENTE YMBRO,

Feront le paseo ce jour là les matadors de toro EL ARQUENO, matador d’Arcos, David GALVANqui fit une temporada triomphale en 2023, Daniel CRESPO triomphateur indiscutable de la féria du Puerto de Santa Maria, et Ruiz MUNOZ sévillan neveu du Pharaon de Camas, ainsi que les novilleros Javier LOPEZ PEREGRINO, Aaron PALACIO et Miguel OSORIO

Un cartel intéressant qui laisse augurer une forte entrée, le paséo débutera à seize heures,

SUPER SOIRÉE AU CLUB TAURIN DE PARIS !

La salle du restaurant était presque trop petite pour accueillir la cinquantaine de membres du CTP réunis pour écouter Marc Thorel et Araceli Guillaume Alonso évoquer les origines et l’évolution (les progrès) de la corrida au 18 ème siècle. Aficionados et passionnés de l’histoire s’étaient rassemblés dans la grande tradition du CTP où la culture a toujours été partie prenante de la corrida.

Marc Thorel et Araceli Guillaume au Club Taurin de Paris. ©JYB

Le sujet s’appuie bien entendu, sur la lettre de Moratin au duc de Pignatelli, qui a donné son titre à la réunion. Cette lettre a été publiée en novembre dernier, pour la première fois en Français, par l’UBTF (Union des Bibliophiles Taurins de France), dans une édition remarquable bilingue avec des commentaires et des analyses pertinents et très enrichissants du texte originel.

La lettre de Moratin, publiée en Français, par l’UBTF en novembre 2023.

On sait que cette lettre a eu un impact énorme sur toutes les générations d’historiens qui se sont intéressés à l’art taurin. Cet impact a été augmenté par l’œuvre de Goya dont 12 des planches de sa Tauromaquia (les premières) sont des illustrations directes de la lettre de Moratin.

Or comme le souligne Araceli Guillaume qui a traduit la lettre en partenariat avec Marc Thorel, c’est un texte difficile, assez obscur d’une part en raison de la langue du 18 ème siècle, d’autre part parce qu’il fait aussi des emprunts à des textes antérieurs notamment du 16 ème et 17 ème. De ce fait le crédit que l’on a fait pendant plusieurs siècles aux qualités d’historien de Moratin peut se discuter car s’il s’est certes appuyé sur ses connaissances de la tauromachie à l’époque, il a aussi emprunté à la littérature des siècles précédents.

Araceli Guillaume au Club Taurin de Paris le 29 janvier 2024. ©JYB

C’est ainsi que Pour définir les origines de la corrida, il évoque d’abord les romains. Or, il est certain que même s’ils organisaient dans les arènes des « chasses » aux animaux sauvages, les romains n’ont jamais pratiqué une forme de tauromachie se rapprochant de la corrida : Moratin en est lui-même conscient puisqu’il cherche d’autres sources. Parmi celles-ci, les Maures. Or aucune preuve historique ne permet de penser que les Maures ont pu combattre les taureaux en champ clos. Tout au plus, certains, même si ce n’était pas une préparation à leurs modes de combat différents de ceux des chrétiens, ont-ils pu imiter les chevaliers espagnols qui poursuivaient les taureaux pour les tuer à la lance.

 Enfin, l’expression « Progrès » dans le titre de la lettre exprime bien la sensibilité de l’auteur à son temps : au siècle des Lumières, il veut montrer que l’évolution de la corrida place la tauromachie dans l’idée globale d’un progrès de l’humanité.

De son côté, Marc Thorel éclaire la lettre de Moratin en définissant, par l’image, ce qui disparait dans la deuxième moitié du 18 ème siècle, ce qui subsiste encore et ce qui est nouveau :

CE QUI A DISPARU.

On ne voit plus des chevaliers tuer des toros à la lance : la planche de Goya représentant le Cid tuant un toro est sans doute une « fake news », même si elle a été reprise jusqu’au 20 ème siècle, notamment pour des motifs politiques ou nationalistes.

On ne voit plus que très rarement les toros livrés à la foule après le travail des nobles qui utilisent maintenant un javelot – un rejon -. Donc disparait aussi peu à peu la media luna qui servait à couper les jarrets du taureau et les banderilles qu’on lançait sur le toro n’importe où sur son corps ; disparaissent aussi les chiens, les dogues que l’on lançait sur le taureau avant de le mettre à mort.

Bien sûr, tous ces éléments d’une tauromachie ancienne mettent un certain temps à disparaître : l’évolution des traditions ne se fait pas au même rythme sur les plazas majores où les corridas disparaissent également faute de soutien de la royauté et dans les villages où le peuple tient à ses fêtes votives et aux spectacles taurins qui leur sont associés.

Marc Thorel au Club Taurin de Paris le 29 janvier 2024. ©JYB

CE QUI APPARAIT

On voit apparaitre les assistants des cavaliers qui vont prendre au cours du siècle de plus en plus d’importance, au fur et à mesure que les nobles vont se retirer de l’art taurin. Parmi eux apparaît aussi le picador, qui devient un professionnel.

Surtout à partir de 1749 se met en place la scénographie de la corrida avec les 3 tiers. Jusque-là, seuls les cavaliers défilaient au paseo, les piétons étant consignés dans le callejon. Or ceux-ci, avant l’invention de la muleta à la fin du siècle pratiquent le recorte en utilisant leur vêtement traditionnel : la cape.

Mais ce sont 3 grands toreros, Costillares, inventeur de passes, Pedro Romero, dominateur et Pepe Hillo qui vont faire évoluer la tauromachie : Pepe Hillo publie le premier traité de tauromachie et à partir des années 1760, leur salaire devient supérieur à celui des cavaliers !

Traité de tauromachie de Pepe Hillo publié en 1796.

C’est aussi l’époque où se construisent les premières arènes en dur ( Puerta de Alcala à Madrid, Ronda, etc) qui sont payées par le roi mais confiées à des organisations charitables ou aux hôpitaux, ce qui permet aux alcades locaux d’esquiver les interdictions ultérieures de la corrida au motif qu’elles bénéficient aux pauvres et à la population !

Les membres du Club Taurin de Paris sont ressortis enchantés de cette soirée où la valeur des explications et des informations a été à la fois intéressante et passionnante.

Jean Yves Bloin https://facealacorne.fr/super-soiree-au-club-taurin-de-paris/

Les sélectionnés pour la Copa Chenel

Voici les qualifiés pour la Copa Chenel 2024:

Alejandro Fermín, Christian Parejo, Miguel Ángel Pacheco;  Ángel Jiménez “El Astigitano”;  Javier Moreno “Lagartijo”, Diego García, Víctor Hernández,  Rafael de Julia, Manuel Diosleguarde, Alejandro Marcos,  Antonio Grande, José Fernando Molina, Cristian Pérez, Rubén Sanz, Álvaro Alarcón; Antonio Puerta, Mario Sotos, Thomas Joubert, Luis David Adame; Alfonso de Lima,  Manuel Dias Gomes.

Un seul français donc Thomas Joubert, un péruvien déjà confirmé Alfonso de Lima, un portugais Manuel Dias Gomez, un mexicain Luis David Adame lui aussi déjà confirmé. On notera la présence de Christian Parejo le torero gaditano installé à Béziers.

Congrès de l’Union des Clubs Taurins de France

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Assemblée Générale de l’Union des Clubs Taurins de France dans un Patio abondamment garni…

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En effet, beaucoup de monde ce samedi aux bords du Rhône, dans ce coin si typique de la ville d’Arles, avec son ambiance et sa déco gitanes, temple de Chico & the Gypsies. 

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Avec comme chef d’orchestre de ce rendez-vous annuel le président Gérard Suberchicot, assisté du journaliste Christophe Chay, les divers délégués ont occupé la scène pour donner leur avis sur la saison dans leur catégorie respective, Thierry Reboul pour la corrida, Nicolas Manchon pour la course camarguaise et Lucien Laurède pour la landaise.

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Outre l’évocation de la temporada, il est à souligner une revendication commune de défense de la tauromachie, de toutes les tauromachies, à une époque où elle est trop souvent remise en cause et pour laquelle rien n’est définitivement gagné, raison de plus pour rester unis…

Dans une chronologie bien huilée, tous les lauréats sont venus recevoir leur trophée sur scène, avant de se retrouver plus tard tous réunis pour un final aux mille paillettes. 

PALMARÈS

CORRIDA SUD-EST

Meilleur lot de toros : GANADERÍA MARGÉ

Meilleur lot novillos : GANADERÍA MALAGA

Meilleur lot novillos en non piquée : : GANADERÍA PAGÈS MAILHAN

Meilleur toreroDANIEL LUQUE

Meilleur novillero : NINO JULIAN

Meilleur novillero en non piquée : SALVADOR HERRERO

Coup de cœur : LA JEUNESSE SUR LES GRADINS ET LE PUBLIC NOMBREUX

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CORRIDA SUD-OUEST

 Meilleur lot de toros : GANADERÍA BALTASAR IBÁN

Meilleur lot novillos : GANADERÍA CUILLÉ

Meilleur lot novillos en Non piquée : GANADERÍA ALMA SERENA

Meilleur torero: CLEMENTE

Meilleur novillero : GUILLERMO GARCÍA PULIDO

Meilleur novillero en Non piquée : TOMÁS BASTOS

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COURSE CAMARGUAISE

Cocardière d’Or : GALANTE – Manade NICOLLIN

Biou de l’Avenir: SIFFLEUR – Manade MÉJANES

 Biou Honneur :PALUN – Manade MÉJANES

 Biou d’Or : CASTELLA – Manade SAUMADE

 Trophée raseteur – Vaches cocardières : CORENTIN SOLA

Trophée raseteur – Catégorie Avenir : JULIEN MARTINEZ

Trophée raseteur – Catégorie Honneur : ROMAIN FOUQUE

Vainqueur du Trophée des As : ZAKARIA KATIF

Coup de Cœur : CYRIL GARCIA

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COURSE LANDAISE

Trophée CHALLENGITA Meilleure vache de course landaise en compétition : YELTESSA – Ganadería Michel AGRUNA

Champion d’Avenir : Lucas DUSSAU – Champion des jeunes écarteurs 

Champion d’Avenir : Tiago COLL  – Champion des jeunes sauteurs

Champion de France sauteurs : Kevin RIBEIRO

Champion de France écarteurs : Jérôme COSTARRAMONE

L’As sans corde : Thomas MARTY

Coup de cœur : LOÏC LAPOUDGE  – Christophe MALET – Managers Ecole Taurine fédérale

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Plus tard, la partie festive et conviviale a été aussi à la hauteur de l’atmosphère dégagée par ce lieu bien en phase avec l’esprit de l’UCTF…

Enhorabuena à tous et à l’an que ven…

Paul Hermé torofiesta.com

Sidération et grandes craintes

Par Charles Figini

Mon cher Pierre,

Je t’avoue ma sidération et mes grandes craintes quand je lis les lignes pleines de fiel et de mensonges entre Messieurs Dominguez et Jalabert. Ces propos n’auraient aucune importance si ces deux apoderados ne représentaient pas deux des grands toreros d’époque.
Nous  sortons d’une crise qui pouvait être létale pour la tauromachie. Nous avons la chance d’être dans une période plutôt faste et voilà qu’on demande au Mundillo de frémir au rythme des propos malvenus et maladroits (souvent mal traduits) de l’un et de l’autre.
Par pitié : arrêtez ces pitreries et ces caprices d’enfants gâtés. Nous les aficionados ne demandons pas de combat de coqs! Mais simplement de retrouver souvent et partout en France , en Espagne ou ailleurs ces maestros courageux et déterminés. Laissons à d’autres les caprices de divas.
Abrazos

Charles FIGINI

PS Oui Bien sûr, tu peux publier. Je pense que la corrida ne peut vraiment pas se permettre ce genre de conflits. Nous qui connaissons un peu les difficultés que peut rencontrer un torero tous les jours de sa vie professionnelle, pouvons comprendre que chacun avec son tempérament, qui par définition est hors du commun, défende son pré-carré, mais il est très dommage de le mettre sur la place publique . On ne gagnera pas une guerre en fabriquant des guerres civiles.!
Amitiés et à très bientôt.

Sébastien Castella : plus qu’ « incontournable »

Par Antonio Arévalo


Certains toreros, en particulier les figuras, ont acquis un statut qui leur permet, si les négociations aboutissent, d’être présents dans les ferias les plus importantes. Et quand, en plus de cela, le torero se retrouve partout sur la planète taurine à l’affiche des cartels phares, c’est qu’il est considéré comme l’un des toreros majeurs de notre temps.
Sébastien Castella sera le 4 février pour la réouverture si attendue des arènes de Mexico, les plus importantes du pays, à la corrida de l’Anniversaire, celle dont rêve tous les toreros. Il sera accompagné de deux matadors mexicains. On l’annonce également pour le Dimanche de Résurrection à Séville, autre date
emblématique du calendrier taurin, où il partagera l’affiche avec Morante de La Puebla et Roca Rey devant des toros de García Jiménez . Un cartel explosif, au sommet. Comme le sera sans doute la corrida de Beneficiencia à Madrid, où Sébastien retrouvera Morante et un torero triomphateur de la San Isidro.
Bien entendu Castella sera à Castellón, le 10 mars avec Manzanares et Talavante devant des toros du Puerto de San Lorenzo et à Valence, le 16 mars confronté à Roca Rey et Pablo Aguado.
Pour la San Isidro madrilène l’attente est immense et à priori il confirmerait l’alternative du torero de Chiclana, ayant élu domicile à Béziers, Christian Parejo. D’autres dates sont encore à confirmer. En France une corrida attire particulièrement mon attention : 23 juin à Saint-Sever, Sébastien Castella fera le paseo avec Daniel Luque et Fernando Adrián devant des toros de Santiago Domecq.
La temporada du torero biterrois s’annonce passionnante. Jamais auparavant un matador français n’avait été programmé de la sorte, preuve de la reconnaissance du public et des organisateurs pour un torero qui est loin d’avoir dit son dernier mot et qui ne lâchera rien, quel que soit le toro ou la figura auxquels il sera confronté.

OUVERTURE DE LA TEMPORADA EUROPEENNE A LA PUEBLA DEL RIO

Grosse entrée à La Puebla Photo apastort

Comme chaque année Jose Antonio MORANTE propose une première de temporada dans son village de ma PUEBLA DEL RIO, C’est sous un soleil printanier et en présence de la princesse HELENA sœur du Roi que c’est déroulé ce premier festejo de l’année Plus un billet à vendre et une ambiance de gala ou de « regalo » au vus des appendices coupés pour cette novillada sans picador,

Cinq erales de QUINTAS (Madrid) assez bien présentés mais manquant totalement de race le dernier boiteux mais toréable, tous ayant un propension certaine à s’arrêter et à rechercher la querencia et particulièrement distraits, pour :

Vasco VEIGA Rejoneador : salut pour son propre compte

Alvaro ROMERO ( LA PUEBLA DEL RIO) : une oreille

Manuel Luque EL EXQUISITO (LA PUEBLA DEL RIO) : deux oreilles

Daniel CORDOBA (LA PUEBLA DEL RIO) : deux oreilles

Daniel FERNANDEZ ‘ESPARTINAS) : deux oreilles

On le voit le local a fourni le gros des forces de cette novillada et cela explique certainement la générosité présidentielle,

Jean Dupin

Pourquoi “la Mexico” a tant d’importance.

Par Jean François Nevière Président de Mexico, Aztecas y Toros

Photo “El Pais”

Quelques  mauvais esprits se sont réjouis de la fermeture momentanée de la plus grande palza de toros du monde, persuadés que le pays tout entier suivrait la décision de quelques petits juges  de la capitale.  Dans cet immense pays dont on ne peut nier la corruption, présente en tous domaines, l’idée d’autoriser la disparition d’un lieu aussi mythique pouvait rejoindre le versement de quelques  mirifiques pots de vin à des fonctionnaires véreux qui auraient appuyé les  demandes de fermeture de l’arène pour en faire un énorme immeuble de rapport. La deuxième grande arène de Barcelone n’est elle pas devenue un grand centre commercial? A qui profite le crime?

Le Mexique  est un très vaste et véritable pays taurin dont l’aficion est très profondément ancrée dans toutes les couches de la société.

Les arènes de Guadalajara ( 5 000 000 d’habitants) Aguascalientes(1 000 000) Monterrey, Puebla, Leon, Durango, sont des arènes importantes, et des régions entières sont truffées de ganaderias de toros de lidia.

Avec un tel amour pour le toro bravo et autant de toreros pleins de classe et de courage, on ne peut pas douter du succès de la réouverture de la plaza de Mexico avec ses 48 000 places.

Et là est la question: les prochains cartels sont de grand luxe, les plus grandes figuras du pays ou d’Espagne,de France ou du Pérou seront là. Le public y sera t- il?

Souvenons -nous: la pitoyable tentative de loi d’interdiction de la corrida en France   a réveillé notre aficion et les toreros se sont unis pour défendre l’art de Birlibirloque , avec vigueur, élégance et audace, soutenus par des artistes tout aussi courageux .

La saison qui s’en est suivie a été triomphale, les foules se sont pressées aux arènes, peines de cet enthousiasme qui fait taire les esprits chagrins, les menteurs et les imbéciles qui ont raconté tant de sottises sur le monde des toros que nous nous sommes tous retrouvés, oubliant ,pour un temps au moins, nos divergences ou nous oppositions gustatives.

Mais que va- t -il se passer au Mexique?  les arènes vont- elles se remplir?

Jadis des cartels comportant José Tomas; Joselito Adame, Enrique Ponce et Zotoluco, Manzananres et Talavante  assuraient un remplissage quasi total de la rue Rodin, mais demain?   Roca Rey, Castella Isaac Fonseca, Et quelques autres figuras attireront ils de quoi faire taire les ennemis de l’art de Cucharès?

Il faudra observer cela avec beaucoup d’attention en espérant qu’au moins trente mille personnes garniront les gradins de chacune des corridas de la réouverture.

Faute de quoi, malgré le remplissage fréquent du Nuevo Progresso de Guadalajara ou celui de toute la formidable feria d’Aguascalientes, on entendra partout la fama publica baver sur la corrida  , annonçant d’abord sa décadence pour prédire ensuite sa disparition…

La Corrida a repris en Colombie, elle persiste et signe de grands moments au Pérou, souhaitons que le MEXIQUE reste le grand creuset des émotions que les novilleros mexicains nous procurent  et que les figuras actuelles grandissent  grâce aux occasions que leur donneront les empresas françaises ou espagnoles de briller , je pense tout particulièrement au magnifique torero qu’est Sergio Flores.

Ajoutons un mot sur le bétail mexicain   qui nous a déçu cette dernière décennie.

De Haro, Los Encinos et Piedras Negras ont de quoi plaire à toute l’aficion, même la plus torista, espérons donc que l’on en verra davantage que par le passé.

Jean François Nevière

Les cartels sont les suivants:

Dimanche, 28 janvier: Joselito Adame, Diego Silveti et Andrés Roca Rey (toros de Tequisquiapan).

Dimanche 4 février: Sebastien Castella, Leo Valadez et Isaac Fonseca qui confirme l’alternative (toros de Xajay).

Lundi, 5 février: Le rejoneador Pablo Hermoso de Mendoza, Ernesto Javier ‘Calita’ et Arturo Gilio, qui confirmera l’alternative (toros de Los Encinos).

Vendredi 9 février: Hilda Tenorio, Paola San Román et Rocío Morelli ces deux confirmeront), (toros de Vistahermosa et Marco Garfias).

Dimanche 18 février: Alejandro Talavante, Octavio García ‘El Payo’ et Héctor Gutiérrez (toros de Villacarmela).

Dimanche, 25 février: José Mauricio, Emilio de Justo, qui confirmera l’alternative, et Diego San Román (toros de Pozohondo).

Dimanche, 10 mars: Uriel Moreno ‘El Zapata’, Antonio Ferrera et Francisco Martínez, qui confirmera l’ alternative (toros de Rancho Seco).

Dimanche 17 mars: Corrida de rejoneo. Andy Cartagena, Emiliano Gamero et Fauro Aloi, et Forcados de Alcohete, México et San Luis Potosí (toros de La Estancia).

Dimanche, 24 mars: Novillada. Emiliano Osornio, Luis Ángel Garza et Andrés García (novillos de Villar del Águila).

Mugron, les cartels des arènes de Condette

11h. NSP. Erales d’Alma Serena pour Hadrien Lucq, Julio Norte.

16h30. Novillos de Baltasar Iban pour Alejandro Peñaranda, Alejandro Chicharro, Tomas Bastos .

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