Madrid, Tomas Rufo: triomphe de la jeunesse

Corrida de Garcigrande, 20 mai, Las Ventas, Madrid. Lleno absolu de no hay billetes.

6 Toros de Garcigrande, bien faits, tous quinteños, voire plus, de 542 à 618kgs. Impossibles le 1er de Juli et le 1er de Talavante. Intéressants et pas faciles, surtout le 2eme du Juli et le 2ème de Rufo.

El Juli  salut, et pinchazo, entière, deux avis et Vuelta de  gala.

 Alejandro Talavante épée caida, sifflets,pinchazo,avis, entière caida et ovation au tiers ;

Tomas Rufo avis et oreille au toro de confirmation, entière en place et oreille. Sort par la Puerta Grande.

Fernando Sanchez , banderillero a salué.

Frémissante tarde de toros, public ravi.

Les six exemplaires de Garcigrande étaient sans surprise de « vrais toros de Madrid »….

Talavante  a décidé de séduire Las Ventas en changeant de registre par un toreo très tremendiste, en hommage, qui sait ? à Litri disparu avant-hier.

Tomas RUFO : blanc et or comme il se doit pour une confirmation d’alternative se comporta avec la classe et le calme dont il avait déjà fait preuve à SEVILLA où il sortit par la Puerta del Principe en Avril. Il ne laissa aucun terrain à son premier dans une faena calme et autoritaire. Une épée décisive et une oreille . Face à son deuxième adversaire, sachant ce qui lui restait à faire, en bon premier de la classe, il s’appliqua à faire tout ce qu’on pouvait attendre de lui y compris une épée fulminante qui lui ouvrit donc « LA PUERTA GRANDE ».

Nous sommes ravis pour ce jeune homme, mais un peu amers car le Parrain (El Juli) et le témoin(Alejandro Talavante) après avoir bataillé avec leur premier toro sans en tirer ni fortune ni gloire ce sont tour à tour attelés à une tâche d’envergure et d’orfèvrerie devant leur second adversaire. Julian Lopez brinda donc ce quatrième au public. Il démontra qu’après vingt cinq ans de carrière il n’a rien perdu de sa classe, de cette qualité majeure de « sitio » devant son adversaire, de sa volonté de triompher . Malheureusement comme Mercredi il joua de malchance, c’est une affaire de millimètres,

Mais la mise à mort ne fut pas décisive et il dut se contenter d’ »une vuelta àl ruedo » un peu tristounette.

Le grand Alejandro Talavante se montra aussi décidé devant son deuxième adversaire qu’il brinda lui aussi à Las ventas. S’en suivit une incroyable série de passes à genoux et je ne suis pas sûr d’avoir compris que c’est le genre de la maison…Puis une Faena droit et immobile, ne cédant jamais rien il transforma ce toro et le prépara à une mise à mort qu’il aurait voulu  parfaite.

Les deux maestros qui toute la soirée se regardèrent sans se voir,  sortirent, certes applaudis, mais avec tous les regrets du monde .

Et notre compassion.
JF Nevière

Gamarde

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Cordoue, Diego Ventura en triomphe

Plaza de toros Coso de los Califas, Córdoba. Première corrida de la Feria de la Salud. Moins de demi arène.

Toros de Guiomar Cortés Moura, pour rejones, et Juan Pedro Domecq, 

Córdoba, Feria de la Salud, Morante de la Puebla, Pablo Aguado, Diego Ventura, Juan Pedro Domeq, Guiomar Cortés de Moura

• DIEGO VENTURA, palmas et deux oreilles.

Córdoba, Feria de la Salud, Morante de la Puebla, Pablo Aguado, Diego Ventura, Juan Pedro Domeq, Guiomar Cortés de Moura

• MORANTE DE LA PUEBLA, ovation après avis et ovation après avis .

Córdoba, Feria de la Salud, Morante de la Puebla, Pablo Aguado, Diego Ventura, Juan Pedro Domeq, Guiomar Cortés de Moura

• PABLO AGUADO, silence et silence.

Tyrosse avec Thomas Dufau

La Brède: débuts de Dorian Canton

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Curro Díaz, Juan Leal et Dorian Canton ce sera le cartel de la corrida de La Brède prévu pour le 25 juin. Ils affronteront un encierro de Fuente Ymbro. Le matin, l’association , Fiesta Garona presentera une novillada sin picar avec des novillos des frères Bats ,de Alma Serena et La Espera pour Juanito et Cristiano Torres. 

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Enrique Ponce : « Je ne pense pas revenir »

Enrique Ponce vient de célébrer ses trente ans d’alternative à Alméria dans le cloître de la cathédrale. Le diestro valencien compte dans sa carrière 2.327 corridas torées, 5.257 toros lidiés, 63 alternatives données et 53 toros graciés . Interrogé par son chef de presse, le journaliste sévillan Enrique Moreno, il a déclaré: « il n’y a pas eu de raisons concrètes pour ma retraite et je ne pense pas revenir ». « En ce moment je n’y pense pas, c’est un départ pour un temps indéfini ». Il explique ainsi son départ: « Je me sentais juste comme ça. Je sentais que j’avais besoin de m’arrêter et de me reposer, mais pas parce que j’étais fatigué parce que je me sentais très bien, mais parce que je voulais m’arrêter et savoir ce que c’est que de vivre sans la pression des combats, sans être au courant de la prochaine corrida ».

Parejo/ El Melli à Motril

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Il s’agit de la demi-finale du circuit des novilleros d’Andalousie. Le 4 juin prochain à Motril (Grenade).

Grande feria burgalesa

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Madrid: « l’être et le néant »

Plaza de toros de Las Ventas. Jeudi. Douzième festejo de la Feria de San Isidro. Lleno de ‘No hay billetes’. Toros de Victoriano del Río.

• JOSÉ MARÍA MANZANARES, silence après deux avis et silence. 

• FERNANDO ADRIÁN, qui confirmait l’alternative, ovation après avis et silence. 

• ROCA REY, silence et ovation après deux avis.

Corrida très bien présentée de Victoriano del Rio, bien dans le type, harmonieuse, bien défendue, astifina. Elle a donné un jeu décevant manquant de race dans l’ensemble, inexistante au cheval et ne rompant jamais par la suite. Le sixième querencioso.

Fernando Adrian s’était gagné chèrement sa confirmation. Il était décidé débutant à genoux il a montré une réelle volonté mais ses moyens limités et le jeu lamentable de l’opposition ne lui a jamais permis de passer la rampe. Bonne estocade au second.

José Mari Manzanares jamais dans le coup abusant du pico a passé une sale tarde conspué par une partie du public. L’Alcantino visiblement a perdu ses marques: il n’est plus en confiance. Une entière habile au second.

Grande tarde de Andrés Roca Rey qui s’est livré, malgré le vent et une opposition douteuse, à 100%, se comportant ainsi en maxima figura, « la que manda en el toreo ». Dès le début on a vu cette soif de vaincre dans un quite apprêté de frente por detras au centre de l’arène effectué malgré le vent violent qui soulevait la toile. Première faena d’une entrega totale dans les medios avec des séries courtes contraignant le toro à se plier à sa volonté. Faena sincère mais austère qui ne passa pas la rampe malgré ses qualités. Andrés emballera les tendidos à son second passage: après une réception suave au capote, il débuta la faena à genoux dans le terrain du toro. Par la suite il construisit un travail complet excessivement engagé, émouvant au regard des risques pris, qui fit rugir Madrid le public le plus exigeant du monde se levant pour accalmer son héros.

Un pinchazo hondo et cinq descabellos en finirent avec les espoirs de récompenses attendues pour parachever ce chef-d’oeuvre. Mais, on peut le dire, le péruvien aura relevé une tarde vide de contenu et pleine d’ennui, par ailleurs. L’être et le néant en quelque sorte.

Pierre Vidal

 

Mort de Litri, gloire du tremendisme

Gloire du tremendisme, Litri fut dans les années cinquante une figure très populaire du toreo, en France notamment. Il forma avec Julio Aparicio un duo novillero qui eut un succès retentissant, à Barcelone notamment qui vécut avec passion cet affrontement répété régulièrement et géré par le génial apoderado Camara. Ce furent les années dorées de l’aficion catalane avec, plus tard, la venue de Chamaco.

Il était le fils du maestro  Miguel Báez Quintero «Litri», frère du torero Manuel Báez -mort d’une cornada en 1926- qui se maria le samedi suivant une blessure mortelle à Malaga. En raison de la gravité de sa blessure, le jeune homme de 22 ans, ne put assister à la cérémonie qui eut lieu juste avant sa mort. Elément le plus brillant d’une grande dynastie -son grand-père fut aussi matador-, il fut l’icone respectée de la ville de Huelva située à l’ouest du Guadalquivir ; région taurine s’il en est. Son père sur son lit de mort avait fait jurer à ses proches de le tenir éloigné des ruedos.

En 1949 il va toréer jusqu’à 115 novilladas ; chiffre invraisemblable aujourd’hui. Il prit son alternative à Valence de mains de Cagancho en présence de Julio Aparicio. C’était le 12 octobre 1950. Il triompha partout et remplit de nombreuses arènes puis il annonça sa retraite à plusieurs reprises. Ce furent alors une série de retours épisodiques. Le  premier se fit en 1967. Sa dernière apparition se fit à Nîmes en 1987 où il donna l’alternative à son fils Miguel en compagnie de Paco Camino qui la donna lui aussi à son fils, Rafael. Ce fut une initiative géniale de Simon Casas qui restera dans annales de la tauromachie et de la cité des Consuls.

Incarnation du tremendisme, monstre de courage, figure très populaire (un film lui fut consacré), simple et cordiale, Litri fut l’inventeur du « litrazo ». Cette suerte s’exécute avec  la muleta que l’on tient repliée avant de la déplier sous le mufle du toro, au moment ultime. Elle s’effectue de face, les pieds joints. C’est la signature ultime de ce grand torero aimé de tous. Décédé à Madrid il sera enterré vendredi à Huelva.

A sa famille, à Miguel à toute l’aficion onubensa, nos condoléances les plus sincères. A Miguel particulièrement si sympathique et qui par un hasard dramatique vient de se remarier vendredi dernier; une cérémonie à laquelle son père n’avait pas pu se rendre en raison de son état de santé.

Pierre Vidal    

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