Catégorie : torero Page 1 sur 18

Le Phenix Extremeño

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Franchement s’il y a des succès qui affermissent l’âme de l’aficionado trop souvent à la peine c’est bien celui de Miguel Angel Perera torero notoirement décoté par le public -en France en particulier-  mais reconnu par les professionnels, minoré par le milieu qui se refuse à lui donner sa place. Hier à Séville comme l’écrit parfaitement Antonio Arévalo, il a  fait une démonstration définitive de sa capacité et de sa toreria. Personne ne pourra le lui enlever cette puerta du principe, il reviendra ainsi en grâce aux yeux du grand public.

Tout au long de sa carrière Perrera qui a débuté comme matador il y a vingt ans,, a fait preuve d’un esprit de responsabilité remarquable, montrant un engagement constant, quelques soient les circonstances. On ne lui a fait cadeau de rien et avec une abnégation remarquable il a toujours fait face. Il a maintenu son concept du toreo qui repose sur les valeurs fondamentales de cette pratique artistique : le courage, la lucidité, l’honnêteté vis-à-vis du toro et du public. Jamais il n’a cédé à aucune mode, jamais il n’a changé de ligne, jamais il n’a fait de concessions, jamais commis de vulgarité ni de bizarreries démagogiques : il a jours toujours toréé « a favor du toro », cherchant la perfection.

Gentil avec tous mais très indépendant, il mené son chemin sur des sommets escarpés où de mieux protégés ont eu plus de facilité et il est devenu démodé en quelque sorte ce qui était vraiment une injustice car Perera même s’il est dans un grand moment a toujours été Perera avec ses qualités intrinsèques. Ce succès sévillan le relancera sans doute. On le reverra en France il faut l’espérer. Le phénix extremeño renait de ses cendres…

Pierre Vidal

Félicitations Juan

Photo Marina Bernal

Le torero français Juan Leal installé à Séville, père de Juan Jr. est maintenant père de deux belles jumelles sévillanes déjà à la maison avec leur mère Ana Behro. Félicitations au maestro, à la famille et au grand-père, ami et excellent photographe Maurice Berho.
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Les amis de Miriam

Alternative de Tristan Barroso lors de la Feria de  Dax 2024

Il est confirmé que Tristan Barroso deviendra le soixante-quatrième matador français. Il effectuera son alternative lors de la feria de Dax avec l’élevage de la Ganaderia Victoriano del Rio. Il reste à savoir qui seront son parrain et son témoin le 7 mai.

Victor Cerrato convainquant hier chez Alma Serena

Matinée très prenante ce samedi matin à Cauna chez Alma Serena, le fer de la famille Bats. Une vache et deux novillos étaient destinées au jeune Victor Cerrato qui a laissé une très bonne impression aux deux clubs taurins qui s’étaient unis pour réaliser cette brillante matinée: la Peña du Houga et la peña de Victor Cerrato. Au total une cinquantaine de personnes ont pu voir les qualités d’un jeune homme solide, puesto et courageux.

La première vache qui était seulement tientée, est sortie noble, douce avec sans doute un manque de transmission qui a nuit. Bien Victor dans cette situation aisée qu’il a pris au sérieux, délivrant un trasteo engagé, sans céder à la facilité. Il montrait ainsi, d’entrée son savoir-faire et aussi sa volonté de bien-faire, face à une opposition qui ne restera pas dans les annales.

Une toute autre musique avec le premier novillo (sorti en second, donc) costaud, haut et surtout retors de bout en bout. Manso à la pique, il se défendit avec violence tout au long de la faena ne rompant qu’à la fin du combat. A ce mauvais coucheur, Cerrato sut, en montant à la corne contraire sans se dégonfler, imposer sa loi. Il termina à màs prenant tous les risques (et quelques coups) et terminant por uno por uno de manière émouvante montrant ainsi sa domination. Il tua à la troisième rencontre. C’est dans les moments difficiles que l’on voit les caractères véritables; ici les capacités mais aussi le sens des responsabilités là où beaucoup auraient plié les gaules…

Le dernier poussa au cheval pour une pique prise en brave. Victor montra ensuite sa variété à la cape avec un original quite par farol inversé. Il banderilla dans les règles, c’est à dire dans les cornes avec ces capacités physiques propres à la jeunesse. Faena de haut vol, très engagée, menée des deux côtés par le bas avec un vrai sens du temple devant un animal qui ne s’en laissait pas compter. Une volonté de faire le bon toreo dans les canons et une exposition risquée qui lui valut de se faire prendre à deux reprises. Estoconazo sin puntilla pour terminer. Que demande le peuple ? On lui souhaite la même réussite à Aire le 1er mai pour la novillada des Arsouillos.

Gérard Ducés, son apoderado nous annoncé que Victor avait en prévision douze novilladas en Espagne avec à la clé une alternative de luxe dans une arène historique. Il ne s’agit là encore que d’un projet… Ojalà! Comme on le dit tras los montes, car le jeune homme le mérite.

Pierre Vidal

Photos Roland Costedoat

JUAN ORTEGA VU PAR EXIR

Effectivement comme le soulignent les chroniqueurs la saison s’annonce très bien avec des arènes très bien remplies, voire pleines quand Roca Rey est à l’affiche, Castella en pleine forme et….Juan Ortega.
Nous avions fait le déplacement à Castellón pour assister au grand cartel andalou du 9 mars Morante-Ortega-Aguado, toros de Domingo Hernandez, un cartel rarissime, voir inédit. Et bien nous n’avons pas été déçu du tout : D’abord les arènes étaient remplies aux trois quarts, et surtout remplies de l’aficion au toreo d’art. Chaque frémissement d’une cape ou de l’étoffe rouge par l’un des trois artistes créait une attente attendrie et des Olés venant des profondeurs. Bien sûr les taureaux n’étaient pas ceux de Céret ou de Vic, bien sûr ils n’offrirent que peu de jeu, mais nous en avons un peu assez de lire toutes ces jérémiades sur le comportement des taureaux en piste. Ce sont des êtres vivants sauvages et à ce titre ils font ce qu’ils veulent en piste.
S’ils ont envie de se battre, ils se battent, s’ils ne le sentent pas, ils ne se battent pas. S’ils n’ont pas envie de suivre inlassablement l’étoffe rouge, ils ne la suivent pas inlassablement. Il faut respecter les taureaux comme nous respectons les toreros, ce ne sont pas des automates. Et puis les Domingo Hernandez n’ont jamais eu la réputation d’être des batailleurs.
Morante n’a pas été au rendez-vous, lui qui trône depuis la dernière feria de Séville en haut du mont Olympe. Trois véroniques et puis basta. Morante de tous les jours, comme il y a deux ans et l’année dernière c’est fini. Il faut maintenant lui souhaiter une fin de carrière à la Curro Romero. Trois passes de cape par an et une grande faena tous les trois ans suffiront à notre souvenir.
Le Génie de La Puebla versus le Pharaon de Camas, cela sonne bien.
Puis Juan Ortega : Une cape exigeante, contraignante à son second taureau, terminée par une cape artistique en « arrêtant le temps ». Et puis un début de faena par trincherillas marchées pour amener le taureau au milieu de la piste. Public début. Cela fait longtemps que je n’avais vu un aussi beau début de travail à la muleta.
Après, malheureusement, Juan n’arrive pas à dominer ses taureaux, ce qui rend ses faenas décousues, et simplement de détails. Dommage. Y arrivera-t-il un jour ? sans doute jamais disent certains spécialistes car il n’a pas en lui cette volonté quasi animale de réduire le taureau à sa propre volonté. Sa tauromachie est trop douce, le taureau sent cette fragilité et, au fur et à mesure, lui « monte dessus » comme l’on dit.
Ce n’est pas une question de sitio, c’est une question de dominio car ce n’est pas facile de caresser le visage du taureau avec sa cape comme Véronique l’a fait avec celui de Jésus, pour après le réduire afin de mieux le tuer. Seul Morante des grands jours sait le faire.

N’empêche, on a retrouvé en Juan Ortega un immense capeador, digne de Rafael de Paula. Il vaut le voyage comme dirait le guide Michelin Vert. Viva la Esperanza de Triana. Et puis Pablo Aguado, sans doute le plus complet, le plus doué pour le temple, aussi bien à la cape qu’à la muleta, mais aussi sans doute celui des trois qui prend le plus de précautions en toréant trop de profil, ce qui est dommage.
Il sait torer de cape, il sait dominer les taureaux. Il sait templer. Il sait tuer. Un jour il se centrera. Il fera on l’espère de grandes et belles choses andalouses, ces faenas dominatrices avec quelques détails mouvants inspirés par la Macarena. Nous attendons tous sa résurrection.
C’est la bonne semaine. Saura-t-il en profiter ?
En attendant ce jour nous irons voir toréer Juan Ortega toujours et partout, nous iront tous les trois ans voir Morante à Séville pour son mano a mano nostalgique avec Curro, et nous irons voir Pablo Aguado de temps en temps pour savoir où il en est.

EXIR


PS La semaine suivant Castellon Juan Ortega a été, à Valence, une nouvelle fois grandissime à la cape.

Christian Parejo qualifié pour le second tour de la Copa Chenel

À Cercedilla, Luis David Adame, Alejandro Fermín et Cristian Pérez ont exécuté le Paseíllo devant les taureaux d’Alcurrucén et d’El Vellosino. Après les notes du jury, la personne classée pour la deuxième phase de la Coupe Chenel est Luis David Adame, avec 15,24 points.

San Agustín del Guadalix a accueilli dimanche matin la deuxième novillada de qualification du Circuit de Madrid. Mario Arruza et Jarocho ont combattu le duel de bétail entre Hnos Sandoval et Cerro Longo. Une oreille a été coupée par Arruza et deux par Jarocho, tous deux provenant de leurs taureaux correspondants de Hnos Sandoval. Après délibération du jury, Roberto Martín « Jarocho » devient le deuxième qualifié pour les demi-finales du Circuit de Madrid.

Dans l’après-midi, c’était au tour de Dias Gomes, Lagartijo et Christian Parejo, qui affrontaient des toros de Saltillo et Monte la Ermita. Le taureau « Farolero », de Montealto, récompensé par son retour sur le ring. Christian Parejo accède à la deuxième phase de la Coupe Chenel et clôture les éliminatoires du week-end dernier, avec un résultat de 15,47 points.

Jean Yves Bloin: AU CAMPO AVEC ADRIANO

On ne saurait trop recommander à ceux qui souhaitent découvrir la corrida de commencer par le campo: c’est là où l’aspect le plus naturel du combat des toros se manifeste directement. Lorsqu’en plus, on a la chance d’accompagner un maestro comme Adriano, (Adrien Salenc), aux petits soins pour ceux qui le suivent, on ne peut qu’en sortir enchanté!

Adriano en véronique devant une vache de Casa de los Toreros. ©JYB

Adriano a quitté sa famille à 13 ans, après seulement une année à l’école taurine d’Arles, pour intégrer l’école taurine d’El Juli à Arganda del Rey dans la banlieue de Madrid: il lui a fallu tout apprendre, l’Espagnol, d’abord, mais aussi la cuisine, le ménage, la lessive, le repassage enfin tout ce qu’il faut pour vivre en colocation avec 6 étrangers à Madrid, en suivant des études au collège local et à l’école taurine.

Doblon d’Adriano, à une vache de Casa de los Toreros, le 6 mars 2024. ©JYB

C’est l’époque où il considère qu’être apprenti torero c’est de la survie: il faut dominer la solitude, expérimenter le plus tôt possible la dureté de la profession et se rendre compte qu’on sera toujours seul devant le toro!

Passe par le haut de Adriano à une vache de casa de los Toreros, le 6 mars 2024. ©JYB

Pour surmonter ce stress, la pensée des blessures voire de la mort, il intériorise ses sentiments: c’est un processus d’acceptation. Il essaie de ne pas y penser tout en étant conscient. Mais il ne croit pas avoir besoin de psychologues ou de coach pour effectuer cette mentalisation, juste quelques bons amis qui l’entourent, le critiquent ou le conseillent.

Adriano en naturelle devant une vache de Hermanos Sampedro le 8 mars 2024. ©JYB

Il garde de grands souvenirs de son séjour à Arganda del Rey: à peine un mois après son arrivée, il sortait au campo avec El Juli qui lui a toujours parlé dans les callejons lorsqu’il est devenu matador.

Adriano en passe de las flores, devant une vache de Hermanos Sampedro, le 8 mars 2024. ©JYB

Au delà de ces confidences, on a pu admirer la technique et l’entrega d’Adrien devant successivement des vaches de Casa de Los Toreros, Soto de la Fuente (tienta sous un mauvais temps apocalyptique, voir mon précédent article), et Hermanos Sampedro. Chance du torero ou choix volontaire des ganaderos, au moins 3 de ces vaches devraient être sélectionnées pour perpétuer la race. (Habituellement les éleveurs ne gardent que 6 à 10% des vaches tientées).

Adriano en desplante devant une vache de Casa de los Toreros, le 6 mars 2024. ©JYB

Son concept du toreo est simple: analyser le comportement de chaque élevage pour adapter sa technique aux toros qui sortiront en piste. C’est ainsi qu’il considère Victoriano del Rio et Garcigrande comme les élevages les plus exigeants. Miura est particulier car il demande un toreo défensif.

Adriano en circulaire inversée devant une vache de Hermanos Sampedro le 8mars 2024. ©JYB

La vraie peur d’Adrien est qu’un bon toro lui échappe: c’est la peur de la scène qui surpasse la peur de l’animal. C’est pourquoi, il considère qu’il ne faut jamais baisser les bras, toujours faire l’effort pour dominer. Pendant 15 minutes il faut être à fond et concentré à 300 %

Pecho de Adriano à une vache de Hermanos Sampedro, le 8 mars 2024. ©JYB

Adriano débutera sa temporada le dimanche des Rameaux à Villarobledo où il donnera l’alternative à Sergio Felipe devant des toros de Voltalegre. la corrida sera télévisée par CMM

A ce jour, il n’a que 5 ou 6 contrats signés (contre 15 en 2023) dont La Brède, les autres attendant d’être annoncés par les empresas.

Adriano en trincherilla, devant une vache de Hermanos Sampedro, le 8 mars 2024. ©JYB
Circulaire inversée d’Adriano, devant une vache de Hermanos Sampedro, le 8 mars 2024. ©JYB

Au final de ces 3 jours, Adriano a confirmé : torero de classe que l’on devrait voir plus souvent car il transmet ses émotions, réagit avec ce qui le fait vibrer (comme le public espagnol) et montre en permanence son bonheur de toréer, sa passion du toro et sa joie de vivre. (Toujours un grand sourire aux lèvres signe de son caractère extraverti).

Adriano, avant la tienta (il retrousse ses manches!) ganaderia Casa de los Toreros, le 6 mars 2024. ©JYB

Jean-Yves Bloin https://facealacorne.fr/au-campo-avec-adriano/

Les oreilles de Roca Rey 

Par Jean François Nevière président de Mexico Aztecas y Toros

La vieille diatribe sur les devoirs et pouvoirs des présidences taurines ne cesse d’empoisonner le débat. Il existe de nombreux, trop nombreux exemples d’injustice et de non- respect du règlement qui veut que définitivement la première oreille d’un toro si elle est réclamée par le public de façon indéniablement majoritaire soit octroyée sans barguigner par le président.  Libre à lui de porter sur les gradins un regard circulaire plus ou moins dubitatif selon qu’il aime ou n’aime pas soit le torero soit la faena qui vient d’être accomplie, si le public majoritairement réclame des trophées, le premier lui appartient et la présidence doit faire couper le premier pavillon. 

L’enthousiasme général que signifie la persistance des ovations pour obtenir la deuxième oreille est davantage sujette à caution et on dit que cette seconde oreille est celle de la présidence. Soit. 

Un cas d’espèce nous a été offert hier à Valence lors du troisième toro. Brave, toro bien fait et piqué sans excès, ce qui a pu faire croire à un manque de bravoure, ce toro a si bien livre combat qu’il est utile de rappeler que la bravoure ne s’exprime pas seulement à la pique mais aussi dans le capote en rechargeant sans cesse, aux banderilles en poursuivant les toreros de plata et à la muleta en allant, et c’était le cas hier, “a mas” jusqu’à l’épée reçue en chargeant le matador. Forte demande d’indulto que le président refusa… il en avait le droit absolu et   on ne lui fera pas reproche de cette sévérité. 

Mais je voudrais prendre un exemple qui devrait faire école : l’an dernier à Las Ventas lors de la corrida de Victoriano del Rio sortit un toro extraordinaire, avec force, durée, genio, pitons à épingler un papillon sur la talanquère, et en face de lui, en souvenir du Yiyo un magnifique Roca Rey qui avait pris le costume bordeaux et Azabache que portait le yiyo à Madrid lorsque… Hommage donc, arrière-plan d’héroisme, envie d’honorer José Cubero, mort pour et par les toros. 

La faena du premier toro s’était bien passée et Roca avait coupé une oreille de poids. A son second donc, se profile l’ouverture possible de la Puerta Grande pour le péruvien, s’il coupe une autre oreille. 

Pendant la faena de muleta un hurluberlu du tendido 7 l’invective alors même que Roca Rey se joue littéralement la vie, croisé on ne peut plus dans le berceau des cornes de ce grand toro, le matador montre son épée et tourne la tête vers l’hurleur. 

Se sentant insulté sans motif et avec le pundonor qu’on lui connait, Andrès RR continue une faena d’extrême engagement, tant et si bien que le toro le prend sous la jambe, le jette en l’air, le torero retombe entre les cornes et le toro le secoue dans tous les sens coups au ventre, roulade, ses compagnons de cartel, el Juli et Talavante accourent, le maestro reprend l’épée, mete y sacca et une demi-lame concluant très vite ce qui manqua d’être une tragédie… Yiyo tu as vu ça de là-haut. 

Le public hurle “TORERO TORERO, demande l’oreille à la quasi-unanimité, ferveur et admiration, peur conjurée mêlées. 

Que croyez-vous qu’il arriva ? 

Le président, avec la morgue d’un petit dictateur pâlot et le regard d’un poisson mort fit vite un geste à l’arrastre pour enlever la dépouille du toro. 

Voilà le double exemple de l’injustice et du mépris. 

Primo il ne voulait pas donner cette oreille parce qu’elle ouvrait la Puerta Grande au Numero1 mondial 

Secundo il devait jouir, ce malheureux, de son pouvoir discrétionnaire quand 24000 personnes debout criaient leur admiration, en refusant d’accéder à leur droit le plus strict. 

Depuis quelques années on assiste de plus en plus de la part de sociétés taurines à des colloques visant à former les présidents et à les rendre plus compétents.  Est-ce là le résultat de ces formations qui amènent autant de ratés, de refus ? 

Le palco n’est pas là pour sanctionner mais pour assister au bon déroulement de la fiesta, avec deux alguacilillos pour maintenir l’ordre. 

Il y a dans l’escalafon actuel, et à des grades assez élevés, deux ou trois toreros dont je ne raffole pas, pour des motifs que je pourrais défendre, mais, moi président (comme disait l’autre), j’oublie cette dilection plus ou moins grande et si le public, dans sa majorité demande l’oreille, je la lui donne, sans hésitation. 

 Je crois vraiment que c’est ce que devraient faire toutes les présidences, qu’elles fussent de Madrid, de Vic ou d’ailleurs. 

Et ce ne serait que justice. 

Jean François Nevière 

Morante absent de Navalmoral ce dimanche

Morante à Arnedo hier

José Antonio Morante de la Puebla est tombé de l’affiche de ce dimanche dans la ville de Navalmoral de la Mata à Cáceres, selon la journaliste Alicia Peñarrubia du journal ABC. Il s’agissait d’une corrida au cours de laquelle José Antonio a été annoncé aux côtés d’Emilio de Justo et de Tomás Rufo, dans ce qui sera le retour des taureaux après huit saisons dans les arènes. Il sera remplacé par le Français Sebastián Castella. Premier accroc sérieux donc pour le torero cigarrero qui on l’a vu l’an dernier a du couper sa temporada avant de revenir à la San Miguel. Ca commence mal pour José Antonio cette année… dont les prestations à Castellon, Valence et Arnedo ont été décevantes quoiqu’en disent ses sectateurs. Il est vrai qu’el de La Puebla ,tel un phénix, peut renaître de ses cendres -il l’a prouvé maintes fois-; à la Resurrecion de Séville par exemple ?

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