Mois : juin 2024 Page 1 sur 9

Istres : Triomphe majeur de Christian Parejo, quatre oreilles

Istres. Samedi 15 juin après-midi, deuxième corrida de feria, fort belle entrée aux arènes du Palio, temps, enfin, ensoleillé, deux heures trente cinq de spectacle. Six toros de Victoriano del Rio, bien présentés, de 510 à 545 kilos sur la balance de l’éleveur. Tous une pique, à l’exception du quatrième, deux châtiments. Ils ont tous poussé fort sous le fer. Le troisième récompensé d’une vuelta posthume. Tous toréables à la muleta.

Présidence, R. Abid, assesseurs, J. Collin et Gilles Raoux. Musique Chicuelo II. Cavalerie Bonijol.

Sébastien Castella (bleu nuit et azabache), au premier, une entière, avis, une oreille ; une demi lame, deux avis, salut.

Leo Valadez (rouge vif et azabache) au deuxième, une entière, une oreille ; au dernier, un pinchazo, une entière, un descabello avis, salut.

Christian Parejo (rioja et or), au troisième, une entière, deux oreilles ; au dernier, une entière, deux oreilles.

Poursuivant sur sa confirmation d’alternative, plutĂ´t rĂ©ussie, il y a quinze jours Ă  Madrid Christian Parejo, l’hispano-bitterois, a frappĂ© un grand coup, pour cette deuxième course de la feria d’Istres. Une sortie en triomphe avec quatre oreilles en main. Pourtant tout n’avait pas très bien commencĂ© et il s’était fait plusieurs fois accrochĂ© la cape par ce troisième Victorino qui revenait sans cesse sur les leurres et ne laissait que peu de temps au torero pour se replacer. Mais il renversait soudaiment la vapeur par une sĂ©rie de quite par chicuelinas. Il commençait par une sĂ©rie de derechazo très bas Ă©tant parfois obligĂ© de reculer sous la pression constante du Victoriano mais jamais le garçon n’a renoncĂ© se payant mĂŞme le luxe de terminer par quelques ayudados sur les deux mains. L’estocade ser sĂ»rement Ă  montrer dans les Ă©coles taurines…Deux oreilles et vuelta pour le toro, un vrai combattant. A son retour Christian Parejo attaque dans le domaine de l’émotion en signant quelques passes changĂ©es dans le dos citĂ©es de très loin. Il va multiplier ces figures ajoutant une longue sĂ©rie de naturelles a faire rĂŞver. Puis une nouvelle dĂ©monstration Ă  l’épĂ©e pour s’offrir deux nouveau trophĂ©e. Certes Ă  Istres, les prĂ©sidences sont parfois gĂ©nĂ©reuses mais samedi, personne n’a boudĂ© son plaisir.

Leo Valadez, le jeune Mexicain qui nous revient avec des envies de victoire fut un instant le roi de cette fête. Un excellent tercio de cape et dans les quites qui suivirent ce fut une palette de figures enluminées, certes très mexicaines, mais séduisantes. Il poursuivra à la muleta par une séquence châtiments cherchant le sitio en citant de loin. Mais si par moment il était débordé il sut chaque fois rectifier la situation par des séries conclues par des pechos. Belle estocade pour un premier pavillon.

Même s’il aborda, lui aussi, le registre de l’émotion, il ne peut continuer sur sa lancée et malgré une passe changée dans le dos, à genoux au centre de la piste… il fut souvent obligé de rompre. Un petit cafouillage avec l’épée l’obligea à se retirer déçu.

Il y eut aussi dans cette course le cas Sébastien Castella. Avec cette corrida de Victoriano et ses dernières sorties à Madrid on a l’impression que le torero traverse un mauvais moment. Hier avec son premier adversaire, il fut parfait, mais pas extraordinaire. Des véroniques parfaites, des quites par chicuelinas à couper les souffle. Et par la suite, à la muleta on l’a vu plusieurs fois reculer, se replacer, chercher le sitio sans véritablement pouvoir dominer. Ce n’est pas son habitude. Une grande estocade sauvera ce premier passage. Il revient dans un style plus accrocheur, premières passes aux planches, des desplante, il touche la pointe des cornes de son adversaire, prend des airs et des statures de fakir. Il devra se contenter de saluer. On souhaite revoir très vite au mieux de sa forme le Sébastien Castella que nous aimons tous

Jean Michel Dussol

photographies Bruno Lasnier

PREMIERE DEMI-FINALE DE LA COPA CHENEL : UNE OREILLE PARTOUT


Cette première demi-finale se vĂ©cut sous le signe de la faiblesse et du manque de caste. Les six toros provenant de Concha y Sierra (1,3 et 5) et Anna RomĂ©ro (2,4 et 6) ont brillĂ© par leur peu de caste voire pour l’un ou l’autre une noblesse dĂ©castĂ©e parfois avec du genio mais surtout une faiblesse dĂ©sarmante, pour :

Luis David Adame : ovation et une oreille
Christian Perez : ovation après avis et oreille
Victor Hernandez : silence et oreille après avis



D’entrĂ©e le premier Anna Romero fait montre de faiblesse et durant toute la faena il sera impossible Ă  Luis David de baisser la main sans provoquer la chute du toro il rĂ©ussira toutes fois Ă  tirer quelques sĂ©ries intĂ©ressantes sur les deux bords avec de bons dĂ©tails. Le meilleur sera certainement la sĂ©rie de fin de faena, quatre manoletinas de face pieds joints rivĂ©s au sol conclue d’un immense pecho. La mise Ă  mort se fait en deux temps, la pĂ©tition est insuffisante et le mexicain reçoit une belle ovation. Son second sort des chiqueros tel un missile, Ă  la première passe de capote Luis David est jetĂ© au sol la corne droite frĂ´le la jaquetilla et pulvĂ©rise le burladero, le toro se prĂ©cipite sur le premier banderillero Ă  sa portĂ©e qui vole aux Ă©toiles s’en suit une panique indescriptible avant que le toro qui semble-t-il a tout donnĂ© ne s’arrĂŞte de lui-mĂŞme. Après ce moment d’incertitude et alors que tout le monde se remet sans mal on pense que l’on va de nouveau avoir une faena morne. Le toro est lui aussi faible dĂ©castĂ© et dotĂ© de très mauvaises intentions. C’est compter sans le jeune Adame qui sous les yeux de son grand frère Joselito, va s’employer Ă  dompter le fauve. Il y parvient, après quelques muletazos compliquĂ©s, il tire de bonnes sĂ©ries Ă  droite comme Ă  gauche et termine par trois circulaires inversĂ©es immenses et totalement improbables quelques minutes auparavant. L’entière tombĂ©e est efficace et lui vaut une oreille après s’ĂŞtre rĂ©ellement jouĂ© la vie.

Le premier Ana Romero de Christian Perez est imprĂ©sentable de cornes totalement escobillĂ©es Ă  la sortie d’une mini pique sans pousser. L’animal est faible la faena sera toute Ă  mi-hauteur, sur le voyage, sans aucune transmission et pour tout arranger d’une longueur dĂ©sespĂ©rante qui lui vaudra d’Ă©couter un avis avant de tuer en deux temps de deux vilaines Ă©pĂ©es.



Il attend son deuxième adversaire Ă  puerta gayola mais le toro l’ignore et se montre d’entrĂ©e plus que distrait et faible. La première sĂ©rie Ă  la muleta se fait Ă  genoux au centre, esthĂ©tiquement rien Ă  dire sinon que le toro se couche en fin de sĂ©rie. Perez se relève donc est relève la main, toute la faena se fera Ă  mi-hauteur et sur le voyage pour ne pas affaiblir l’animal. Le toro tient un fond de noblesse bien exploitĂ©e pour un toreo trĂ©mendiste et populiste qui porte sur le public. Une anecdote lors du dernier desplante il jette sa muleta est se trouve obligĂ© de sauter au callejon pour rĂ©cupĂ©rer l’estoc, ce fut certainement considĂ©rĂ© comme un geste hĂ©roĂŻque puisque le « respectable Â» rĂ©clama avec force l’oreille après une Ă©pĂ©e lĂ©gèrement en arrière, Perez fit mĂŞme une deuxième vuelta, le prĂ©sident ayant refusĂ© la seconde oreille



Le premier de Victor Hernandez, un Concha y Sierra d’Ă  peine quatre ans (mai 2020) ressemble plus Ă  un novillo qu’Ă  un toro. Il est lui aussi très faible et Victor le torĂ©e Ă  mi-hauteur sans forcer le toro est arrĂŞte dans la passe et ne transmet rien du tout il faut rajouter un peu de trĂ©mendisme pour rĂ©chauffer les tendidos la mise Ă  mort est vilaine et en trois temps. Le dernier Ana Romero est un beau cinqueño, Victor Hernandez lui sert trois larga de rodillas et un beau quite par tafalleras. Malheureusement ici encore le manque de force domine et le prĂ©sident se fâche exigeant une deuxième rencontre au cheval après un simulacre de pique la deuxième ne sera pas plus appuyĂ©e. Certes l’animal est noble mais tellement faible. Hernandez fait illusion en construisant quelques belles sĂ©ries esthĂ©tiques Ă  droite et surtout Ă  gauche le meilleur cĂ´tĂ© de l’animal. Trois quart de lame mal orientĂ©e et un descabello après avis, le public rĂ©clame son oreille.

Pas de jaloux pour les trophĂ©es et bon courage au jury pour dĂ©terminer le triomphateur qui est qualifiĂ© d’office pour la finale.

Jean Dupin

Report de la journĂ©e taurine d’Eauze

La journĂ©e taurine prĂ©vue le  dimanche 7 juillet est reportĂ©e au samedi 14 septembre en raison du 2 ° tour des Ă©lections lĂ©gislatives programmĂ©es le mĂŞme jour.

Les carteles sont inchangés .

Les rĂ©servations pour la journĂ©e taurine du samedi 14 septembre Ă  Eauze sont ouvertes sur le site de la mairie www.mairie-eauze.fr

Programme:

-samedi 14 septembre  : 9h aux arènes petit dĂ©jeuner gascon (grillades saucisses , ventrèches ….6 euros)

:11 h novillada sp avec 4 erales du Lartet (propriĂ©tĂ© de Paul et JĂ©rĂ´me Bonnet ) pour Gonçalvo Alves de l Ă©cole taurine de Villafranca apoderĂ© par le Maestro Victor Mendes et Pablo Hernandez , de l’Ă©cole taurine Adour Aficion du Maestro Richard Millian ( gratuit pour les moins de 16 ans )

:13h repas de l’aficion

 corrida 6 toros de Pages Mailhan pour  Dorian Canton , Rafi Raucoule “ El Rafi” et Yon Lamothe.

L’horaire de la corrida vous sera communiquĂ© ultĂ©rieurement.

En partenariat avec UVTF , la mairie d’ Eauze propose des places gratuites pour les jeunes de moins de 25 ans .

Pour tous renseignements par tel 06.80.06.38.38.

CĂ©ret: maintien du 7 juillet

Décès de Rodolfo Arias

Photo Midi Libre

Nous avons appris le dĂ©cès de Rodolfo Arias grand aficionado nĂ®mois et homme de culture. Grand revistero il fut l’animateur de la revue Plaza et le crĂ©ateur de Toronautes deux très belles revues; nous avions collaborĂ© Ă  la seconde. C’Ă©tait un homme tolĂ©rant qui avait ses convictions mais qui savait entendre celles des autres. Il Ă©tait chaleureux et ouvert et c’Ă©tait toujours un plaisir de travailler avec lui. C’Ă©tait aussi un puits de sciences taurines. Il fut un de nos rares initiateurs car ses jugements Ă©taient surs, personnels et guidĂ©s par des sentiments dĂ©sintĂ©ressĂ©s. Un homme d’une honnĂŞtetĂ© parfaite et d’une grande sensibilitĂ©.

Nous le regretterons: à sa famille, ses proches, ses amis nos plus sincères condoléances.

Pierre Vidal

Dans les ruedos de ce samedi

Plaza de toros de Plasencia, Cáceres. Lleno de no hay billetes.

Toros de Núñez del Cuvillo,  

• ALEJANDRO TALAVANTE, oreille et oreille

• ROCA REY, oreille et oreille

• GINÉS MARĂŤN, deux oreilles et deux oreilles

Cariñera, Saragosse â€“ Corrida benĂ©fica.

Toros, par ordre de lidia, de Valdefresno, JosĂ© Vázquez, Pedraza de Yeltes et Los Maños pour, en solitaire.

 

Jorge Isiegas, deux oreilles, deux oreilles, deux oreilles, deux oreilles, vuelta al ruedo et deux oreilles et la queue. C’Ă©tait le retour de la corrida dans cette petite citĂ© vinicole aragonaise.

Alba de Tormes, Salamanca – Corrida benĂ©fica Â«La sonrisa de MarĂ­a«.  Toros, par odrder de lidia, Orive, Montalvo, Puerto de San Lorenzo, Torrealba, Juan Manuel Criado y Loreto Charro. 

El Fandi, deux oreilles et silence celui tuĂ© pour Gonzalo Caballero, et deux oreilles; 

Gonzalo Caballero, deux oreilles et blessure (plusieurs cĂ´tes cassĂ©s, il a Ă©tĂ© transportĂ© Ă  l’hĂ´pital de Salamanque)

Manuel Diosleguarde, ovation, oreille.

 Sahagún, León- Taureaux de Valdellán (3e bis).
Juan Leal, saluts et oreille ;

Francisco de Manuel, applaudissements après avis et ovation ;

Isaac Fonseca, silence et oreille

Feria d’Istres : novillada. Le baroque et le classique Marco Perez triomphe

Istres. Samedi matin, 15 juin, demie entrée, temps couvert mais température agréable, une heure quarante de spectacle. Quatre novillos de Juan Pedro Domec, bien présentés, tous une pique prise avec bravoure et noble à la muleta.

Nino Julian (violet et azabache), au premier, trois pinchazos, une entière et deux descabellos, un avis, salut ; au troisième, un pinchazo, une demi lame, une entière, cinq descabellos, avis, silence.

Marco Perez (rose et or souligné de noir), au deuxième, une entière, deux oreilles ; au dernier, trois pinchazos, une entière, avis silence.

Animation musicale, Chicuelo II, Gilles Raoux parmi les assesseurs.

Nino Julian

Marco Perez

La rencontre du baroque et du classique… on pourrait par cette phrase résumer la novillada de la feria d’Istres. Elle s’est jouée avec quatre merveilleux novillos de Juan Pedro Domecq, certains relativement lourd. Nino Julian ouvrait les hostilités… Le baroque depuis ses premiers pas en novillada sans picadors, ce garçon a compensé son manque de technique taurine par le courage et la volonté. Mais un jour, a-t-il pensé que la corrida est aussi une affaire de style et de bon goût. Son courage lui a fait poser les banderilles, mais il revenait en marchant comme un soldat tapant les pieds. Il a pourtant signé quelques belles véroniques et vinrent comme par hasard deux ou trois jolies trincheras. Le reste n’était que chaos et brouillon ajoutons à cela deux mises à mort calamiteuses et l’on a retrouvé le Nino des débuts qui pourtant avait fait de très gros progrès. Le poids de la course était sûrement trop lourd, car Marco Perez est l’étoile montante chez les novilleros.

Avec lui on a trouvé un garçon très classique toréant avec calme et précision. Après être entré pour une grande série de véroniques, on le retrouve dans des derechazos après une folle passe changée dans le dos. Il y aura même un moment où il semble arrêter le temps avec d’interminables naturelles très lentes et basses comme caressant le sable. Ajoutons un coup d’épée et tout cela lui vaudra sans conteste les deux oreilles. Il fut encore très classique lors de sa deuxième sortie, malheureusement elle se termina par un échec à la mort.

En plus de ces deux trophées, Marco Perez remporta le prix de la ville d’Istres. Alors que Nino Julian effondré quittait les arènes au bord des larmes. Il savait qu’en cette matinée il avait perdu beaucoup. Marco, en triomphe, visage barré par un large sourire avait gagné une nouvelle étape dans sa suprématie de jeune torero.

Jean-Michel Dussol

photographies Bruno Lasnier.

Dimanche c’est Aire

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Rion des Landes

DIMANCHE 25 AOUT 2024

Matin 10h30 – 3 toros de ALMA SERENA pour :

– Hadrien LUCQ École Taurine Adour Aficion

– Hugo TARBELLI École Taurine Adour Aficion

– Luis TORRES École Taurine de BĂ©ziers

Après-Midi 18h – 6 toros de VALDEFRESNO pour :

– Pablo HERNANDEZ École Taurine Adour Aficion

– Julio NORTE École Taurine de Salamanque

– Jairo LOPEZ École Taurine Citar Madrid (mexicain)

Communiqué de la FSTF

NDLR Tout cela est bel et bon ! Mais est-ce l’essentiel aujourd’hui que cette inititative isolĂ©e et qui n’engage que celui qui la promeut? Dans l’accĂ©lĂ©ration mĂ©tĂ©orique du temps politique nĂ©e de la dissolution, il y a d’autres prioritĂ©s pour l’avenir de la corrida en France. On sait que cet avenir est liĂ© Ă  la vie politique, ici comme en Espagne ou dans les pays d’AmĂ©rique Latine. On peut le regretter, je le regrette, mais c’est ainsi, il est donc plus urgent de s’en prĂ©occuper que de tirer sur des ambulances. Pour ĂŞtre concret; que sera la position du Front Populaire: M. Caron et LFI ont-ils changĂ© d’opinions si oui quelles garanties nous donnent-ils ? Et c’est la mĂŞme chose pour le Front National, quid du flirt de Madame Le Pen avec les animalistes et de ses liens avec la SPA et les mouvemenst anticorridas ?

Je le demande solennellement : Messieurs de la FSTF, de l’UVTF et de l’ONCT vous ĂŞtes nos reprĂ©sentants, soyez concrets! Les aficionados veulent ĂŞtre Ă©clairĂ©s. Ils y ont droit. C’est votre responsabilitĂ©.

PV

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