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Toros à Tyrosse

Peut être une image de texte qui dit ’DIMANO 18 Juillet ARÈNES DE ST-VINCENT DE TYROSSE 11h NOVILLADA SANS PICADORS (CTT) 18h CORRIDA DE TOROS 6 Toros de gès-Mailhan Thomas DUFAU France Sergio FLORES Mexique Joaquín GALDÓS Pérou ls/nesetroseesti.et Tél. 0558771200 -50% 25a’

Conditions d’accès aux arènes de Gamarde

On ne pourra accéder au site (billetterie, arènes et repas) que sur présentation du pass vaccinal.

Le pass sanitaire, c’est quoi  ?

C’est un certificat, imprimé ou scanné dans votre potable, qui atteste :

1- soit que vous avez déjà contracté la COVID et que vous êtes rétabli(e) et en montrant :

  • un  test RT-PCR ou antigénique positif datant d’au moins 15 jours et de moins de 6 mois ;
  • ou un certificat attestant que vous avez été vacciné (1 injection) depuis au moins 2 semaines ;

2- soit que vous avez subi un test PCR ou antigénique négatif datant de moins de 48H ;

3- soit que vous avez eu les 2 injections vaccinales depuis 2 semaines (ou 4 semaines pour le Johnson

On ne pourra pas laisser passer les personnes qui ne seront pas en possession de l’un de ces documents.

 (communiqué)

Assemblée générale UVTF

Après avoir salué par acclamations le retour de la Ville de Nîmes en son sein et approuvé à l’unanimité la gestion financière pour laquelle il a été donné quitus aux administrateurs, l’AG de l’UVTF tenue le 7 juin à Toulouse a également validé à l’unanimité le compte-rendu d’activité et approuvé la poursuite des actions engagées.

1 / Nécessité de poursuivre l’implantation d’un nouveau modèle économique basé sur le rééquilibrage de l’offre et de la demande, au travers de l’instauration d’un dialogue constructif avec les syndicats professionnels, en concertation étroite avec les organisateurs.
À ce titre, l’UVTF invitera les uns et les autres à une réunion de calage pour la saison 2022 à partir des enseignements tirés de celle de 2021, l’objectif étant de pérenniser une approche équitable en remplaçant le rapport de force par une acceptation des risques partagés, ce qui implique le maintien des clauses de résultat dans les grandes arènes et celui du libre marché, hors convenio, dans les autres.
Le président Bernardini a insisté sur la nécessité de renforcer la solidarité entre les villes et les organisateurs pour parvenir à imposer ce modèle français.
2 / Afin de soutenir l’activité, l’AG a voté la suspension exceptionnelle des contributions relatives au 1% et au 0,50 € par place pour la saison 2021, mesures rendues possibles grâce à la bonne gestion des ressources. L’AG a également approuvé à l’unanimité le budget prévisionnel présenté sur cette base.
3 / Le projet d’École d’aficion, approuvé par l’AG en 2019 et suspendu depuis pour raisons sanitaires est relancé. Dès à présents, villes et organisateurs seront informés de ses modalités et incités à faire acte de candidature. Le prochain CA qui se tiendra à l’automne fixera l’enveloppe retenue pour ce projet dont le principe est de soutenir organisateurs, éleveurs français et écoles taurines, à partir d’activités culturelles tournées vers l’initiation d’un public nouveau et de proximité.
4 / Le protocole relatif au premier tercio avec obligation d’utiliser dans toutes les arènes la pique française a été ratifié. Il a été rappelé que l’obligation d’utiliser cette pique « Bonijol » n’interdit pas de choisir une cuadra différente et que pour les organisateurs cela ne représente aucun surcoût.
Les Villes se sont engagées à faire respecter ces dispositions par leurs délégataires, mandataires ou associations organisatrices dans l’intérêt du spectacle.
Dans le même ordre d’idée, il a été également confirmé que des tests de prototypes pourront être effectués, après accord des organisateurs, du ganadero et des toreros, sous contrôle des vétérinaires de l’AFVT qui rendront compte de leurs observations.
5 / L’UVTF, consciente des difficultés rencontrées par divers organisateurs dont les arènes sont situées dans un « désert médical » compris dans une zone s’étendant à l’est du département des Landes, à l’ouest de celui du Gers et au nord des Pyrénées Atlantiques, établira un audit destiné à évaluer les besoins en matière d’infirmeries et contribuera aux dépenses indispensables au maintien de l’activité selon des modalités que le CA définira à l’automne.
6 / Au niveau judiciaire, le bâtonnier Dufranc, secrétaire général de l’UVTF, a rappelé les procédures en cours et invité les villes à se rapprocher de l’UVTF en cas de plaintes, la centralisation des dossiers étant la meilleure garantie d’organiser une défense coordonnée et efficace.
7 / Benoît D’Abbadie, vice président délégué, a enfin rendu compte des doléances formulées par la FSTF lors de ses « états généraux ».


(communiqué)

Changement d’horaire à Istres

La corrida charra du dimanche 20 juin débutera à 17h30 et non pas 18h…ist02h

Communiqué Peña Taurine Mugronnaise

Les réservations ouvrent demain, SEULEMENT 999 places de disponibles, alors ne tardez pas à réserver les vôtres. Pour rappel : aucunes accréditations ne seront données dans l’intérêt de la viabilité du spectacle et le respect des professionnels.

Peut être une image de texte

La cocarde d’or

Peut être une image de monument et texte qui dit ’ARENES D'ARLES 2021 COCARDE D'OR 89 ÈME LA PLUS GRANDE DES COURSES CAMARGUAISES LUNDI JUILLET 5 17 HEURES 30 COURSE RÉSERVÉE MEILLEURS RASETEURS MARI PEU (GILLET) ENGORA (AUBANEL) TROCADERO (SAUMADE) IBIS (LAYALLE) BAYLE (VINUESA) CARIGNAN (FABRE-MAILHAN) PINO (LES BAUMELLES) arenes-arles.com 89170 03 70 fo R SARLES OUVERTURE LOCATION: JUIN MidiLibre’

Festival à Tolède

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Villaseca de la Sagra

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Burgos

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Toréer, un langage qui sauve

Par Yves Debas


Dans sa lettre ouverte à la députée Aurore Bergé qui projette d’interdire la corrida aux moins de 16 ans, Sébastien Castella s’insurge : « Savez-vous, Madame, combien de gamins ont été sauvés de l’exclusion sociale et de la délinquance par les écoles taurines de Nîmes, Béziers ou Arles, pour ne citer que celles-là ?[1] ».

L’apprentissage de la tauromachie a été essentiel pour lui. Me vient en mémoire l’histoire d’Akira Mizubayashi, l’auteur de « Une langue venue d’ailleurs[2] ». A 18 ans, jeune japonais désœuvré et perdu, il aspire à un nouvel outil de penser, de s’exprimer. Sa langue maternelle lui paraît remplie de clichés, insuffisante pour dire ce qu’il ressent.  Au terme d’un travail acharné mêlant musique, philosophie et littérature il s’approprie une langue découverte par hasard et qui lui est parfaitement étrangère, le français. Il deviendra professeur d’université et un merveilleux écrivain japonais de langue française. 

En apprenant à toréer, de jeunes arlésiens, biterrois ou nîmois se saisissent, eux aussi, d’un langage. Leur langue. Ils ont deviné que l’art du toréo,engagement à la fois corporel et spirituel, leur permettrait d’exprimer envies et interrogations fondamentales. Celles qui assaillent un enfant puis un jeune. Oui, le complexe entremêlement de sentiments autour de la violence et de la domination prend sens avec l’acceptation d’une méthode pour les surpasser. Il devient alorsun engagement spirituel.Voilà des jeunes pour qui la maîtrise physique se met au service d’une expression où la beauté se conquiert comme une discipline.

Découverte du respect dû à un autre indispensable et irréductible, ce toro à la fois complice de beauté et adversaire de combat; apprentissage d’une relation homme/animal/nature ; rigueur des règles ; nécessité de l’effort ; importance du courage pour affronter le danger ; réflexion et savoir pour surmonter la peur ; inéluctabilité de la mort et célébration digne … : y a-t-il beaucoup d’autres expressions artistiques et culturelles qui osent aborder de manière aussi explicite et courageuse ce qui fonde nos cultures et nos civilisations ?  En parvenant à se dire à eux-mêmes et en exprimant auprès des autres ce qu’ils ressentent, les jeunes apprentis toreros accomplissent ce premier acte civilisationnel qui fait l’individu au milieu des autres, unique et semblable à la fois.

Sébastien Castella - 2015
Madrid, Madrid… (Photo DR)

A travers ce langage si particulier ils s’ouvrent une voie d’accès à d’autres expressions artistiques, à d’autres formes de questionnements, à d’autres manières de dire ses émotions. Et répondent, à leur manière, à l’interrogation si convenue sur la « démocratisation de la culture ».  Pourquoi la question revient-elle en boucle ? Pourquoi sommes-nous obligés tous les cinq à dix ans de proposer de nouvelles initiatives, de lancer de nouvelles mesures pour tenter de l’atteindre ? Comme le dit le chroniqueur culture d’un journal du soir, « entre public riche et public pauvre, nombre de français échappent aux radars de la culture subventionnée ».

Peut-être est-ce moins l’accès à la culture qui est en cause que son appropriation, les règles de sa transmission. Comment faire que le goût pour la culture et ses différentes formes devienne un choix plutôt qu’un « marqueur social » ? Longtemps on a pensé que la réponse n’était que scolaire et économique. Que l’on enseigne les arts à l’école et que l’on baisse le coût d’accès à leurs manifestations sont assurément de bonnes choses. Mais elles ne suffisent pas.

Le savoir scolaire demeure trop souvent, tout particulièrement en France, un système de sélection. Plus l’enfant est reconnu par un système scolaire qui hiérarchise et classifie, plus l’accès à la culture lui paraît naturel. Moins il se sent reconnu plus les matières scolaires lui deviennent extérieures, lui semblent interdites. La culture devient à son tour, non l’instrument de cohésion sociale espéré ou rêvé, mais un marqueur social supplémentaire, facteur de différence et exclusion. Le tri est fait très tôt. Trop tôt.

Baisser le coût d’accès à la culture, le prix des livres ou des disques, d’entrées aux musées, au concert, au théâtre ou encore au cinéma ? Bravo ! Ceux qui se sentent déjà concernés, ceux dont le modèle de consommation fait déjà sa place à ces pratiques en profiteront et c’est tant mieux pour eux. Mais pour les autres qu’importe le prix s’ils sont convaincus que « ce n’est pas pour nous ».

A rebours de la bien-pensance contemporaine, l’initiation à la corrida, les écoles taurines et les férias rappellent que nombre de jeunes français et espagnols « hors radars » font langue et culture grâce à la corrida et à travers elle. Voilà une bonne nouvelle !

Aurore Bergé, avec Sébastien Castella nous avons mille bonnes raisons de vous interpeller : « Savez-vous, Madame, combien de gamins ont découvert l’art et la culture, combien ont trouvé leur liberté, combien été sauvés de l’exclusion sociale et de la délinquance grâce aux écoles taurines d’Espagne, du Sud-Est ou du Sud-Ouest ?».

Yves Lebas


[1] Sébastien Castella « Lettre ouverte à Mme Aurore Bergé, députée et porte-parole du groupe « La République en Marche »

[2] Akira Mizubayashi « Une langue venue d’ailleurs » Gallimard 2011

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