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AG Esprit du sud 13

Monsieur Virgile Alexandre, ancien président des éleveurs de toros de combat (AEFTC) succède à Monsieur Vincent Ramon, président fondateur de 2017 à 2024. Vincent Ramon devient Président d’honneur.
ESPRIT DU SUD 13 a tenu son assemblée générale le jeudi 8 février dans les locaux du Centre Français du Riz à Arles. Autour de leur nouveau président, les représentants des associations adhérentes ont fait le bilan de l’année 2023 avec notamment le point d’orgue du rassemblement du 11 février à Montpellier.
2023 a vu aussi la création d’un projet d’ateliers pédagogiques pour les écoles, collèges et villages du Pays d’Arles. 2024 en verra la concrétisation. Arles accueillera le regroupement des autres ESPRIT DU SUD en septembre 2024 (11,32 33,34,40). Et un programme de sensibilisation et de recrutement sera mené tout au long de l’année par notre nouveau président et toute l’équipe de la commission permanente pilotée par Evelyne Lanfranchi.
Messieurs Pierre Raviol, Bruno Reynier représentants de la Ville d’Arles et Monsieur Emmanuel Taché de la Pagerie, député de la circonscription ont assisté à cette assemblée générale. Monsieur Cyril Juglaret, conseiller régional était excusé. Monsieur Nicolas Triol, président de la FFCC également.
Rappel : Esprit du sud 13 a pour but d’organiser par tous moyens et initiatives la valorisation, la promotion et la défense de l’identité provençale, de son patrimoine matériel et immatériel et en particulier, culturel, naturel, gastronomique et économique. Et plus généralement, elle conduit des actions se rattachant directement ou indirectement à son objet ou toutes actions concourant à sa
réalisation .
Les associations locales : AECRC ( ass éleveurs chevaux de race Camargue)AEFTC (ass éleveurs toros de combat), AMTA (amis du musée taurin d’Arles),AOP taureau Camargue, APASMS (ass des pêcheurs Arles ST Martin de Crau), AVA (amis du Vieil Arles), Bovins 13, Centre Français du Riz, Club Taurin les Andalouses, Club taurin d’Arles, Club Taurin La Unica, Comité de la Féria, Confrérie des Gardians, ETPA
(École taurine du Pays d’Arles), FDM (Fédération des Manadiers), Fédération des Ovins, GCA (Groupe Cynégétique Arlésien – chasseurs), LES SUDS à Arles, LGRB ( Livre généalogique de la raço di biou), Nacioun Gardiano, SFRF (syndicat français Riziculteurs et filières), Union des Jeunes ( plusieurs associations regroupées).
Les nouveaux membres : Festiv’Arles, École de raseteurs Arles, Gens de Bouvine PCI Unesco Camargue.
Des représentants des associations nationales complètent le conseil d’administration : UBTF (Union des bibliophiles taurins de France, FSTF (Fédération des sociétés taurines de France), UCTF (Union des clubs taurins de France), ONCT (Observatoire National des Cultures Taurines).
Des adhésions individuelles de soutien sont possibles, 30 personnes ressources ont rejoint les rangs.
Cette belle dynamique , capable de se mobiliser en un rien de temps sera coordonnée par une équipe déterminée à défendre notre identité et notre mode de vie !

La commission permanente ESPRID DU SUD 13
Samedi 10 février 2024
mail : espritdusud132022@gmail.com
page facebook https://www.facebook.com/groups/1083974155567792 adresse : Mas de Sonnailler n°80, VC 108 Route de gimeaux, 13200 ARLES

Au son des Clarines Dacquoise

Les Clarines dacquoises, connues pour leur sonorité distinctive, retentissent dans certaines arènes du sud-ouest, en particulier à Dax, pour signaler les changements de tiers et les annonces. Elles sont étroitement liées à la Maestranza de Séville.

Faisons plus ample connaissance avec son président Christophe Mora.

Pouvez-vous nous présenter les musiciens des Clarines dacquoises (n’hésite pas à donner des détails et anecdote) ?

Nous sommes 8 aux clarines à DAX. (JAD de DAX) Nous sommes 6 sonneurs et 2 timbaliers.Nous venons de batterie fanfare (Instrument naturel) .Les âges vont de 18 à 62 ans.

Pourriez-vous nous parler de l’histoire de leur introduction dans les arènes de Dax ?

Les clarines sont jouées à DAX par la batterie fanfare de la JAD. Je pense même que c’est la clique dacquoise qui les à faite en premier. Le but de l’époque étant de monter les 3 sociétés de DAX (NEHE, Calientes et JAD).C’est à partir des année 2000 que nous nous sommes structurés en clarines. (Groupe au sein de la batterie fanfare de la JAD).

Comment arrive on en vient à jouer de cet instrument ?

Notre instrument étant un instrument naturel, les notes se font avec les lèvres. (pas de pistons). La puissance de souffle fait le reste.

Quelle est la particularité de cet instrument et y a-t-il des difficultés associées à sa pratique ?

Nos clarines sont longues, aussi trouver le bon son devient un exercice plus compliqué car plus éloigné de l’oreille. La tonalité en Mi bémol ne simplifie pas la chose, mais avec de l’entrainement on y arrive.

Quel est la différence avec celle de la Maestranza de Séville ?

Je pense qu’à Séville ils utilisent des trompettes style cavalerie. Nous nous utilisons des “trompettes sans garde” ou “trompette d’ordonnancement” utilisée sous NAPOLEON pour rendre les honneurs au troupes triomphantes. Vous pouvez voir ces instruments au musée des armées à PARIS.

On vous entend dans quelques arènes du Sud-Ouest. Y a-t-il des arenes dans lesquelles vous aimeriez jouer ?

Nous aimerions jouer bien sûr à la MAESTRANZA et à LAS VENTAS (Rêvons) Arles et Nîmes font aussi partie de nos rêves. Sinon Mont de MARSAN.

Dernière question avez-vous un endroit secret dans les arènes de Dax ou vous retrouvez entre vous   et avez-vous une mascotte ?

Pour l’endroit des arènes, je pense que beaucoup de monde le connait. (Pour l’instant billetterie escalier 15) et nos mascottes sont : CLARIN et MEUH

Clarin et MEUH ( photo Clarines Dacquoise)

Merci Christophe d’avoir répondu à ces quelques questions pour mieux vous connaître et partager votre passion de la tauromachie. Le public sera ravi de  vous retrouver lors de cette temporada dans nos arènes

Nicolas Couffignal

Sidération et grandes craintes

Par Charles Figini

Mon cher Pierre,

Je t’avoue ma sidération et mes grandes craintes quand je lis les lignes pleines de fiel et de mensonges entre Messieurs Dominguez et Jalabert. Ces propos n’auraient aucune importance si ces deux apoderados ne représentaient pas deux des grands toreros d’époque.
Nous  sortons d’une crise qui pouvait être létale pour la tauromachie. Nous avons la chance d’être dans une période plutôt faste et voilà qu’on demande au Mundillo de frémir au rythme des propos malvenus et maladroits (souvent mal traduits) de l’un et de l’autre.
Par pitié : arrêtez ces pitreries et ces caprices d’enfants gâtés. Nous les aficionados ne demandons pas de combat de coqs! Mais simplement de retrouver souvent et partout en France , en Espagne ou ailleurs ces maestros courageux et déterminés. Laissons à d’autres les caprices de divas.
Abrazos

Charles FIGINI

PS Oui Bien sûr, tu peux publier. Je pense que la corrida ne peut vraiment pas se permettre ce genre de conflits. Nous qui connaissons un peu les difficultés que peut rencontrer un torero tous les jours de sa vie professionnelle, pouvons comprendre que chacun avec son tempérament, qui par définition est hors du commun, défende son pré-carré, mais il est très dommage de le mettre sur la place publique . On ne gagnera pas une guerre en fabriquant des guerres civiles.!
Amitiés et à très bientôt.

Arnaud Agnel à Bayonne

hers amis Bayonnaises et Bayonnais,

Nous vous contactons pour vous donner une bonne nouvelle ! 

En effet, dans deux mois jour pour jour, vous aurez l’occasion de vivre l’un de vos premiers beaux moments taurins et culturels de cette nouvelle temporada 2024, puisque le 

MARDI 26 MARS 2024 à 20h

au Théâtre Michel Portal – Scène Nationale du Sud-Aquitain

aura lieu la représentation du très beau seul en scène que le comédien Arnaud Agnel a consacré à Juan Bautista, et dont le succès depuis la création en septembre 2019, deux jours avant la despedida du Maestro, est immense à chaque représentation.

Plus d’infos sur le spectacle (vidéos/interviews/presse…) disponibles ici

Après Arles, Nîmes ou encore Dax, c’est donc cette fois à Bayonne, autre terre de triomphes pour Jean-Baptiste, que le spectacle pose ses valises, dans ce superbe écrin de 600 places qu’est le Théâtre Michel Portal, pour une soirée qui, nous le savons déjà, sera d’importance.

Résolument accessibles, les tarifs vont de 6 à 17€ afin de permettre à chacune et chacun de venir partager ce beau moment.

Billetterie ouverte et accessible en cliquant sur ce lien.

Dans l’attente de vous retrouver, nous vous souhaitons une excellente fin de journée, vous présentons nos meilleurs voeux pour cette année 2024, et vous remercions pour l’écho que vous donnerez à cette information auprès de vos amis aficionados.

A bientôt,

L’ÉQUIPE DE PRODUCTION

Nouvelle chaine Youtube consacrée à la tauromachie

Créée par Victorino Martin et la fondation du toro de lidia et destinée au grand public elle a pou but de mieux faire connaître les rouages de la lidia: “aprender a ver toros” comme le dit Victorino qui constate l’arrivée de nombreux jeunes et la nécessité de mieux leur faire découvrir les secrets de la lidia. Une belle initiative due à la Fondation du toro de lidia.

Bravo tout simplement !

La Musique Taurine dans tous ses états

Interview au travers trois chefs d’orchestre

Seconde interview du trytique des chefs d’orchestre avec Mathieu Larrieux des Armagnac d’Eauze

Pouvez-vous Mr Larrieu présenter les Armagnacs ?

M.L Née en 1954, la banda les Armagnacs est une des premières bandas françaises. C’est en
effet dans les années 50 que cette tradition de musique de rue inspirée d’Espagne a
commencé à voir le jour outre Pyrénées, d’abord dans le sud-ouest. C’est la banda comico-
taurine de Valencia « El Empastre » qui a inspiré à l’époque les initiateurs de notre groupe.
Depuis, des centaines de musiciens ont portés le canotier, symbole de notre groupe au fil du
temps. J’ai l’honneur d’être aujourd’hui le sixième chef à guider ce merveilleux groupe dont
la spécialité reste essentiellement la musique espagnole et plus particulièrement le
pasodoble.
  L’année 2024 marquera le 70 ème anniversaire de notre formation. Après la sortie l’an dernier du livre « Banda Les Armagnacs, 70 ans de musiques en fête » retraçant notre histoire, nous préparons pour cette année anniversaire plusieurs occasions de nous produire en France ou en Espagne et de partager quelques beaux moments avec nos publics. En plus de la
temporada classique (Aignan, Vic, Eauze, Dax…) l’année 2024 sera marquée par des
concerts délocalisés (23 mars à Maubourguet, 24 mars à Barcelone-du-Gers, 27 juillet à
Estang), des déplacements à Burgos pour les Fiestas de San Pedro y San Pablo et à Séville
pour la Feria de Abril, un stage de musique taurine ouvert aux musiciens locaux, et pour finir,
un Festival de Musique le week-end des 12 et 13 octobre.

Nous allons changer de tiers, quelle est la difficulté de jouer un morceau de musique lors d’une
corrida ?

M.L L’accompagnement musical d’une corrida représente une responsabilité importante qui impose aux musiciens, et surtout au chef d’orchestre, de comprendre ce qui se passe en piste et d’avoir une certaine afición. L’orchestre des arènes est finalement le seul acteur à pouvoir s’immiscer dans le silence du duel toro-torero et c’est ce statut particulier qui lui impose une parfaite maîtrise de la situation. Mais pour autant, il ne faut pas inverser l’ordre des priorités sous peine d’oublier l’essence même de la corrida. Le premier acteur est avant tout le toro. Vient ensuite le torero qui, par son intelligence, sa technique et son art va comprendre et dominer l’animal. Vient enfin le troisième acteur qu’est la musique et qui va sublimer le tableau en apportant une dimension poétique.

Une faena dure dix minutes, quel est pour vous le bon moment pour lancer la musique et n’amplifie-t-elle pas une émotion superficielle ?

M.L Une belle faena peut en soi se suffire à elle-même dans le silence du ruedo comme c’est le cas à Madrid. Mais en tant que musicien, je pense que la musique apporte une autre dimension qui rajoute de l’émotion, à condition bien évidemment que soient réunis un ensemble d’éléments tels que le bon choix du morceau, le moment où il intervient dans la construction de la faena, l’adéquation entre le tempo de la musique et le temple du torero… Autant de facteurs incertains qui se rajoutent aux incertitudes liées à l’animal et qui font que cette fusion, lorsqu’elle fonctionne, est d’autant plus merveilleuse. Rien n’est écrit ni acquis à l’avance et c’est cela qui fait la magie du moment. Si à Séville l’initiative de démarrer la musique incombe au chef de la Banda Maestro Tejera, dans la plupart des arènes c’est le président qui décide de rajouter ou non cet accompagnement musical. Si certains assesseurs attendent de manière parfois idéologique une série à gauche pour lancer la musique, il n’y a en réalité pas de règle sur le sujet si ce n’est que le ressenti du moment. Qu’elle soit enclenchée dès la première série ou tardivement, elle doit de mon point de vue, pouvoir être arrêtée à tout moment si la symbiose n’opère pas ou si l’intensité de la faena baisse. Encore une fois, si de duel fondamental toro-torero ne fonctionne pas, on ne peut attendre de la musique une quelconque aide pour améliorer les choses.

Pour finir quel est votre paso préféré ?

M.L Je n’ai malheureusement pas le courage nécessaire pour me mettre devant un toro de combat mais dans mes rêves les plus fous, je suis capable de triompher avec un Miura sur l’antique pasodoble Ragón Fález !

Merci Mathieu Larrieu d’avoir consacré du temps à cet échange . Le dernier opus de cette trilogie va être l’interview de Jean Garin chef d’orchestre de l’Harmonie de la Néhé de Dax.

Décès de Michèle Catala

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La maladie a emporté Michelle Catala vers sa planète céleste…

La bien triste nouvelle vient de tomber en ce dimanche matin, Michelle Catala, figura de la mouvance taurine avec sa Planète Corrida, vient de nous quitter. 

Sincères condoléances à sa fille Axelle, son gendre Lionel, ses petits-enfants Gabriel et Capucine, ainsi que leurs proches…

Les obsèques de Michelle Catala auront lieu à Nîmes le vendredi 1er décembre à 11h à la Cathédrale, Place aux Herbes, puis au Crématorium à 14h – 490 rue Max Chabaud…

Par Paul Hermé in torofiesta.com

Francis Wolff: Ojeda, Tomas, deux conceptions de la liberté

Durant cette respiration entre deux temporadas où l’actualité est rare -nous ne l’oublierons pas- revenons sur le passé. Grâce à leur directeur Jean Paul Laffont les éditions Gascogne ont publié dans la Collection La Verdad 15 livres sur les acteurs de la corrida depuis quelques années. Ces livres rédigés par de grands professionnels nous donnent de précieuses indications sur la tauromachie moderne.

Après un extrait de l’ouvrage consacré à Curro Diaz le grand torero de Linares, par Antonio Arévalo nous avons donné la parole à Patrick Varin un des toreros les plus brillants de sa génération interrogé par Yves Debas. Voici maintenant un extrait de la rencontre avec le grand philosophe Francis Wolff, pour des “Moments de vérité” signés Pierre Vidal.

 Un ouvrage que l’on peut acheter sur tous les sites en ligne ou commander dans toutes les bonnes librairies. Dans cet extrait Francis Wolff évoque les deux toreros qui ont le plus compté pour lui Paco Ojeda et José Tomas.

PV

 -Il y en a eu seulement deux ; sans doute je ne reverrai pas ça dans ma vie. Je tiens plus à ce chapitre de « Philosophie de la corrida » que je leur ai consacré qu’à tous ceux dédiés à la défense de la corrida. D’un point de vue philosophique, pour moi, c’est le plus essentiel. J’ai appelé ce passage : « deux philosophies de la liberté ». J’essaie de rentrer dans l’image extérieure, opposée, de ces deux toreros et, progressivement, de décrire leur toreo, de dire ce qu’il exprime : deux versions opposées sur le plan philosophique de ce qu’on a pu appeler la liberté.

-Que représente Paco Ojeda… ?

-Paco Ojeda c’était la liberté absolue. Comme un philosophe comme Sartre aurait pu la définir : l’homme qui est tellement libre qu’il s’impose par sa volonté à l’ensemble du monde et de la nature. Il donnait le sentiment qu’il ne dominait pas les toros. Il les fascinait. Il les hypnotisait. Il avait ce côté magique de l’homme tellement dominateur qu’il n’exerce plus sa domination. Une forme de liberté expansive, comme si le pouvoir s’étendait bien au-delà de lui-même, partait de son âme, passait par son physique, ses pieds plantés dans le sol. Il n’allait pas bouger quoiqu’il arrive et qui de toute façon ne bougerait pas car il avait la certitude qu’il pourrait aimanter le toro dans une autre direction que celle qu’il voulait prendre. Cette idée que tout l’espace lui appartient : du monde, de l’arène… comme une émanation de lui-même.

-En quoi le toreo  de José Tomás s’oppose à celui de Paco Ojeda ?

– J’oppose José Tomás à Paco Ojeda, car il porte une autre conception de la liberté. Je pense que le secret… le secret de ce qui m’a touché dans la tauromachie, c’est ce que l’on appelle « l’aguante ». Un mot difficile à traduire… Il y a eu d’autres toreros d’aguante : César Rincón, Sébastien Castella, Miguel Angel Perera. Les toreros d’aguante ce sont qui disent «  je suis là, je ne bougerais pas. Ma place est ici. » Cela vient du verbe aguantar que je traduis par résister. Au fond ce sont deux toreros de la résistance au sens où ils sont décidés à tout : résister à la charge, à l’animal, au vent… J’ai vu une faena de José Tomás au Puerto de Santa Maria en 2000, hallucinante, malgré un vent terrible, il se plante au milieu du rond. Comme Ojeda -et cela je l’ai vu !- était capable d’arrêter un toro en pleine charge et de le faire reculer… Tomás ce jour-là au Puerto arrête le vent de la baie de Cadiz. Faena symétrique : il débute au centre, de manière géniale, et il revient dans le terrain intermédiaire pour le tuer au centre.

  Sebastien Giordano remporte l’Encuentro des praticos dans les arènes du Plumaçon

Sebastien Giornado vainqueur de l’encuentro 2023

Le matin fut consacré à la transmission avec du toreo de salon avec des Maestros et un tentadero pour Hugo Tarbelli et Clovis Germain devant un public nombreux.
Pour la seconde année, la peña Julien Lescarret organise un encuentro pour des practicos dans les arènes du Plumaçon. Cet événement permet à des practicos confirmés de se produire dans une arène de première catégorie et devant un public. Guillaume Teulé vainqueur du premier trophée, vient le remettre en jeu. La culture musicale locale, mais aussi sévillane se fait entendre autour des arènes. Cet événement gratuit permet aussi à des familles de découvrir notre culture taurine et nos traditions dans une ambiance bon enfant.

Lot de six becerros de la Ganaderia de L’Astarac. Le lot est de présentation homogène et de comportement diffèrent.

Présidente Diane Borel

Public nombreux

Temps automnal avec du vent

Solalito hors concours

Guillaume Teulé une oreille

Herve Galtier        une oreille

Cyril Pinsolle Salut

Sebastien Giordano deux oreilles et vainqueur par le jury

David Donadille deux oreilles

Solalito

Le becerro a une charge courte. Il est meilleur à droite qu’à gauche ou il est plus compliqué. Le tout jeune maestro après quelque passe à la cape agréable. Il commence la première série sur des derechazos plein centre. Il finit la première naturelle sur un kirikiki. Il enchaîne de nouveau par des séries à droite.

Guillaume Teulé

Le becerro est légèrement manso et faible. Comme le précédent il a une charge courte. Le practico accueille le becerro avec une puerta grande voulant marquer dès le début qu’il veut encore gagner le concours. Il fait une fana agréable. Il perd à deux reprises la muleta. La dernière série à droite avec alegria. Il finit par un desplante. Il obtient une oreille.

Hervé Galtier

Le becerro reste plein centre il ne va pas remater. Le pratico entame quelque jolie véronique. Son expérience permet de bien analyser le becerro. Il commence sa faena plein centre mais déplace son becerro vers les planches pour faire des naturelles. Il recommence à droite pour finir sa faena avec des luquesinas. Il fait une simulation de mise à mort et obtient une oreille.

Cyril Pinsolle

Le becerro est bon mais il a une charge courte. A la cape il fait de jolies véroniques. Il brinde le becerro à Noah, élève de la Marensina. Les premières séries à droite sont brusques. La série de naturelles est plus douce sur le côté plus compliqué du becerro. Il enchaîne de nouveau sur des séries à droite avec plus de douceur. Il fait une simulation de mise à mort et il obtient un salut au tiers.

Sebastien Giordano

Le pratico tombe sur l’un des deux meilleurs becerro encasté et noble de l’après-midi. Sebastien Giordano commence par de jolie véronique à la Morante qui donne des émotions au public. En pleine confiance, il décide de poser une paire de banderilles. La qualité du becerro permet à Sébastien de s’exprimer avec la muleta. Il finit en beauté par un récibir lors de la simulation. Il obtient deux oreilles.

David Donadille

Le becerro est noble mais un peu compliqué à gauche contrairement au précèdent. ² Le practicos fait des véroniques agréables à voir et il finit sur une rebolera. Il entame de belle série à droite. Les naturelles sont plus compliquées. Sa faena arrive à être que dans le même tempo que le Concerto d’Aranjuez, ce qui donne de l’émotion dans les tendidos. La faena dure un longtemps et que le toro le permet c’est agréable. Il fait une belle simulation et il obtient deux oreilles.
A l’issue de l’Encuentro, les participants ont reçu l’affiche de la journée. La présidente de la course déclare Sebastien Giordano, vainqueur de l’édition 2023.

Nicolas Couffignal

Capea et exposition lors du dernier jour de la semaine culturelle

La peña jeune aficion allie en ce jour estival une capéa avec des élèves de Richard Gwen Ezkar et Maxence et du jeune Clovis Germain venus du Sud-Est. Il y a trois vaches de vert Galant
La première plus petite des trois permet à Maxence, dernier élève, de s’exprimer. Gwen, Eskar et Clovis font quelques séries à la cape. La vache manque un peu de force.

Maxence


La seconde avec plus de trapio permet aux trois élèves de Richard ainsi qu’à Clovis de s’exprimer. Clovis donne le plus d’alegria.

Clovis Germain
La troisième vache est un peu plus volumineuse que la précédente. Elle ne pose aucune difficulté. Gwen a une tauromachie trop brusque, selon Richard.

Gwen

Le cloître de son ruedo provisoire permet d’exprimer les graines de matador et dans l’ancienne chapelle propice à se laisser envoûter par la peinture et sculpture taurine.
Delphine Lespes est d’origine parisienne. Elle découvre la tauromachie en arrivant à Nîmes, la lumière la couleur lui font exprimer une nouvelle vision de l’art pictural taurin.
Jean-Claude Causse ces sculptures expriment à la fois une modernité avec une référence primitive.
Antonelo Collantes peintre sévillan expose pour la première fois en France. La tauromachie est une source inespérée.

Yves Duffour commence à huit ans à peindre. Il utilise des couleurs vives, maîtrisent la fugacité de ces moments
Cedric Lavaud originaire du sud-ouest principalement le noir et blanc dans ses tableaux est parfois la couleur. Une peinture assez réaliste et dépouillée.
Jorge urizar Urraza, peintre autodidacte est basé sur l’esthétique et le rite taurin. Il a fait plusieurs affiches avec une première pour Olivenza en 2015, puis Bilbao. La dernière affiche est celle d’Azpetia en 2023

Texte EC et photographie Nicolas Couffignal

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