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Communiqué Junta des Peñas Aturines

La junta des Penas aturines a été contrainte d’annuler la soirée taurine du 25 Septembre avec tienta et repas au regard des intempéries actuelles et de l’aggravation annoncée pour la fin de la semaine ( Pluie , vent , froid) avec une piste devenue impraticable .  RDV pour la temporada 2021

Les nouvelles du CFT

La Newsletter du C.F.T.

Le CFT au Bosquet pour la Feria des Vendanges 2020En tout premier lieu, nous tenons à remercier vivement la Ville de Nîmes pour avoir maintenu,
en cette période d’interdictions multiples, la capéa du Bosquet, sous les ombrages des majestueux platanes qui invitent à entrer dans les jardins de la Fontaine.
Tout était parfaitement organisé, les musiciens sur l’estrade, le service médical, une tente pour l’habillage des élèves et même un policier, avec un fusil hypodermique, au cas où une de ces bêtes en furie s’échapperait…
 
Tous ces efforts ont été récompensés par l’affluence d’un public nombreux. « Nous avons fait le plein », tenant compte de l’inoccupation d’un siège sur deux, le reste du public pouvait admirer nos jeunes talents debout le long des barricades.
Le bilan, bien que totalement satisfaisant de notre côté, soulève un bémol dont la gravité n’est pas négligeable : il s’agit de la faiblesse inacceptable des animaux provenant de la manade Thibault CASALIS.
Il est déplorable de présenter à un public profane des animaux présentant des signes de malnutrition évidente.
Le deuxième toro a dû être raccompagné « en poids » dans le camion car il s’est effondré aussitôt entré en piste.
Ceci étant dit, côté prestation des élèves du C.F.T., sous la houlette de CANTEN, dirigea la lidia, toujours vigilant et s’apprêtant à venir en aide à ses jeunes camarades.

Victor CLAUZEL et Manuel FUENTES ont été remarquables. Ils ont séduit non seulement le public enthousiaste mais aussi leurs professeurs. Ils sont en progrès tant au niveau technique, qu’au niveau de l’expression de leur personnalité.
Au niveau débutant, notre nouvel élève Baptiste CHATELIER, qui faisait ses premiers pas, a donné toute satisfaction en se montrant appliqué et attentif aux réactions des animaux.
 
Toute fraiche de sa nouvelle inscription, Noélie FIECHA a démontré son courage et son afición, elle est sortie « de second » avec réussite à tous les toros.
 
A noter, un échange avec l’Ecole d’Arles dont l’élégance de l’élève pourrait être prise en exemple par nos élèves !
 
Soulignons que grâce aux interventions courageuses de notre administrateur Damien PACTON, le public a bénéficié d’une démonstration de « Pega » portugaise.
 
 
Encore un grand merci à la ville de Nîmes et bravo à nos jeunes espoirs

Communiqué de la FSTF

Fiesta Campera à Gamarde

gamarde

Fiesta Campera samedi 7 novembre 17h à GamardePour manifester son soutien aux éleveurs et aux toreros dans cette période particulièrement difficile, la Pena Gamardaise organise le 7 Novembre prochain, dans le strict respect des règles sanitaires, une Fiesta Campera à partir de 17h dans les arènes couvertes de la commune.Au programme :

  •  3 toros de JL Darré pour Thomas Dufau – Serranito – Clemente
  •  1 novillo de Alma Serena pour JB Lucq

Le spectacle sera suivi d’un repas amical préparé comme de coutume par l’équipe des cuistots de la Pena.

Réservation obligatoire  à partir du 12 Octobre au 06 33 44 85 55 ou par courriel à pena.gamardaise@gmail.com.
(photo journal Sud-Ouest)

Sorteo Nîmes

Riscle Tienta de Machos

Annulation de la feria de Saint Martin de Crau

Annulation de la Feria de Saint-Martin-de-Crau 2020…

En raison du renforcement des mesures restrictives préfectorales faisant suite à la dégradation de la situation sanitaire dans les Bouches-du-Rhône, avec notamment pour notre ville l’interdiction des rassemblements de plus de 1000 personnes, c’est avec le cœur serré que notre association la « Unica » a décidé, en commun accord avec les Autorités municipales et Jean-Baptiste Jalabert, prestataire de service de notre plaza, de reporter la Feria, prévue le 3 et 4 octobre, à avril 2021.

Dès le mois de mars, nous avions fait le choix de repousser notre Feria de six mois afin d’affirmer une fois de plus notre soutien aux éleveurs français, ainsi qu’aux commerçants locaux, en cette période de crise.

Mais face à ces restrictions allant jusqu’au 1er octobre minimum, nous empêchant toute visibilité sur les mesures qui seront prises au-delà, nous sommes dans l’incapacité de préparer et organiser cette Feria dans les meilleures conditions possibles, sans mettre en danger l’équilibre financier de notre association.

Ami(e)s Aficionados, nous vous remercions tous pour votre fidélité et vos témoignages de soutien.

Rendez-vous en 2021 !

Aficionement…

(Communiqué de la La UNICA)

Retour en images sur la Féria d’Arles

Photos Alain Garres

LA CORRIDA CONCOURS

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LA NOVILLADA

vidéo CorridaTV

LA CORRIDA MIXTE

Corrida mixte, et récompenses égalitaires….

Corrida mixte, et récompenses égalitaires….(photos Daniel Chicot)

Dimanche 13 septembre ; Arènes d’Arles

Diego Ventura (1 oreille, saluts, 2 oreilles); Antonio Ferrera (rubis de Thaïlande et or) (1 oreille, 2 oreilles, applaudissements)

Elevages :

2 Los Espartales (origine Murube); 1 Prieto de la Cal (origine Veragua-Vasquez) pour le réjon

2 Zalduendo (origine Domecq); 1 La Quinta (origine Santa Coloma-Buendía) pour le toréo à pied

Cavalerie :

Alain Bonijol

Présidence : Sébastien Hébrard 

Beau temps,; “plein Covid” (limité à 4 000 entrées payantes). Changement du toro de la Quinta sorti en 4ème (remplacé par un toro du même fer) et du Zalduendo sorti en 6ème (remplacé par un toro du même fer)

Aimez-vous les mélanges de genres ? Mieux vaut pour aller aux arènes cet après-midi. Diego Ventura et sa cavalerie légère, aérienne, virevoltante et Antonio Ferrera, ce torero ressuscité de lui-même, se sont donné rendez-vous sur le sable arlésien. C’est peut-être qu’ils ont quelque chose en commun. La place laissée à l’inspiration du moment, le goût de rechercher des gestes nouveaux, voire une tendance au baroque, qui frôle le sublime et risque de tomber dans le vulgaire, mêlée à la quête d’une tauromachie naturelle. Ils ne sont préoccupés que de leur langage taurin, loin des confrontations artificielles. Ils disent, à leur manière, combien la corrida est paradoxe.

On connaît la maîtrise du cavalier Ventura et l’excellence de son écurie. Il l’a encore une fois démontré à Arles. Qu’il cite à reculons ou qu’il réalise des quiebros inversés avant des banderilles au violin, l’étendue de son répertoire semble en perpétuel enrichissement. Quelques passages à vide à son premier, une mise à mort moins efficace à son second c’est avec son deuxième exemplaire des Espartales qu’il atteindra le niveau supérieur et lui coupera deux oreilles largement demandées.

Dans le panorama taurin d’aujourd’hui Antonio Ferrera est, au sens propre, exceptionnel. Cette manière d’écrire une partition particulière propre aux caractéristiques de chaque toro dont il fait le spectateur complice fait de chacune de ses faenas une création unique. Il aime à nous surprendre, à mettre en scène les hésitations de sa création.

Commence-t-il une série ? Il l’interrompt pour changer de terrains. Avance-t-il vers le toro pour engager une série à droite ? Il marche en faisant deux molinetes sur sa tête avant de tendre la muleta en avant pour provoquer la charge. Veut-il tuer son toro ? Il s’éloigne à quinze mètres, s’avance d’un pas décidé vers son adversaire, provoque sa charge et le transperce d’une épée ferme « à l’encuentro ». Fait-il une passe inversée ? Il l’a fait naturelle, sans ayuda glissée dans la muleta.

Mais il ne néglige pas le toréo classique. Les passes de capote servent à apprendre au taureau à charger. Dans sa muleta l’application des trois règles du « parar mandar y templar » n’est jamais oubliée.

Cette tauromachie si personnelle il l’a déclinée auprès de chacun de ses trois adversaires. D’abord avec un Zalduendo burraco de 530 kg. Son changement de main lors d’un pecho, sa série de naturelles plus naturelles que nature, la dernière d’une durée infinie, annonçaient deux oreilles. Un pinchazo lors de la première tentative à l’encuentro le réduisit à une seule. Vuelta au taureau. Et si la mésaventure se reproduisit avec le cárdeno de La Quinta (515kg), le public sous le charme insista pour qu’on lui attribue deux oreilles. Son second Zalduendo (510 kg) s’éteignit vite interdisant tout triomphe.

Cette si particulière Feria du Riz pouvait se terminer. Ses héros du jour Ferrera et Ventura à hombros accompagnés des jeunes des écoles taurines admiratifs, leurs yeux remplis d’images de toros et toreros avaient fait le plein de souvenirs de joies taurines. Les spectateurs étaient heureux. Et plus forte encore l’idée de revenir l’année prochaine. L’histoire de la corrida à Arles n’est pas finie !

Santiago Porbajo  

Photos Daniel Chicot

Ils veulent devenir toreros

Ils veulent devenir toreros

Dimanche 13 septembre (matinée) ; Arènes d’Arles

Novillada mixte :

  • Avec Picador :

Adam Samira (bleu profond et or) (1 oreille et saluts) ; Tristan Espigue (blanc d’espoir et or) (saluts et saluts)

Elevages :

      Yonnet  (origine Pinto Barreiros) ; Fernay (origine Domecq)

  • Sans Picador

Fabien Castellani (Ecole Taurine du Pays d’Arles) (rouge de Sienne et or) (1 oreille et saluts)

     Elevage :

          Jalabert (origine Domecq)

Cavalerie :    Alain Bonijol

Présidence : Vincent Gayraud

Beau temps, bleu de Provence. “Un quart Covid” (limité à 4 000 entrées payantes). Mehdi Savalli salue après les banderilles au 5ème.

Arles est terre de toros et de toreros. L’école taurine du Pays d’Arles en est le principal vivier. Les trois jeunes de ce matin en sont issus. Ils sont en devenir. Ils rêvent de futur. Il leur faut franchir les premières marches d’un parcours dont ils savent les difficultés, les pièges, les aléas. Ils ont l’envie et l’espoir chevillés au corps.

Se présenter dans des arènes de première catégorie, chez eux, dans leur ville, là où tout le monde les connaît… Ils découvrent cette autre peur, celle du qu’en dira-t-on, celle qu’inspire le public, plus cruel parfois que le toro. L’enjeu est d’importance !

Mais ils veulent être toreros et ils veulent le montrer… alors la peur ? ce n’est pas leur affaire. Ou alors elle ne les freine ni encore moins les arrête. L’envie est la plus forte.

Adam Samira est le plus expérimenté. Pensez donc il a toréé un novillo de Taurelle lors de la dernière Feria du Riz à Arles… Il lui a coupé une oreille en s’imposant à un novillo de combat en y mettant de l’art. Depuis plus rien. Son premier Yonnet,pattes dures, charge incertaine et brusque « demande les papiers ». Adam les lui présente sans hésiter, prend le dessus et dessine quelques muletazos de belle facture en particulier à droite et à gauche. Une estocade sincère lui vaut une forte voltereta. Jean Baptiste Jalabert saute en piste pour le quite. Plus de peur que de mal. Le toro roule à terre. Adam peut saluer, une oreille méritée dans ses mains. Le toro est applaudi à l’arrastre. Adam Samira reçoit son Fernay avec d’élégantes véroniques templées. Mais après la deuxième pique les charges du cornu deviennent plus incertaines. Il faudra bien de l’aguante à Tristan pour conclure son quite d’une larga valeureuse. Courageux et décidé le jeune novillero s’imposera encore malgré une nouvelle voltereta. Seule une mort en quatre temps (deux coups d’épée et deux coups de descabello) l’empêchera de promener une deuxième oreille.

 

« Tristán » fait sa présentation en piquée dans sa ville. Il quitte l’école taurine. Le voilà à l’étage supérieur. Il est bien décidé à y tracer sa route vers … plus loin ! Un premier Yonnet, présentation impeccable à la charge courte et qui se retourne vivement, lui permettra de montrer son envie et sa détermination en particulier sur la gauche, le meilleur côté de l’animal. Deux pinchazos avant une épée efficace et un descabello précis laisseront les récompenses en un salut au tiers. Son second Fernay sera accueilli par une larga suivie de véroniques puis de chicuelinas pleines de rythme et entrain. Dans la muleta le novillo devient incommode, charge courte, coups de tête défensifs. Tristan ne se laisse pas démonter et tente de le toréer. La nécessité d’un deuxième coup d’épée, estocade engagée et efficace ne laissera pas se développer une demande d’oreille restée minoritaire.

C’est l’AFAP de Nîmes qui a donné le goût de toréer à Fabien Castellani. Il lui a suffi de passer le pont pour engager sa formation à l’école taurine d’Arles. Face aux deux Jalabert de sa présentation arlésienne, le premier de grande noblesse, il fera la démonstration de son envie tranquille et de la diversité de son répertoire. L’estocade à l’encuentro à son premier lui vaudra une oreille. Ayant eu plus de mal à s’accorder au rythme de son second, l’estocade efficace et sincère ne suffira pas pour couper une possible deuxième.

Santiago Porbajo 

Photos Daniel Chicot

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