
Céret (Pyrénées-Orientales, Francia). Dimanche, matinale. Seconde de la Feria “Céret de Toros”.
Novillos Quintas (2° y 4°, 6° bis) de Hnos. Quintas Parras. Plus de trois quarts de plaza.

Jésús de la Calzada: Ovation et saluts et silence.

Pepe Luis Cirugeda: Ovation et saluts et silence.

Mario Vilau: Oreille et oreille avec une forte pétition de la seconde. C’était sa première novillada complète de la historia lidiée en France.
David Adalid a salué au second.

Jesús de la Calzada fut pris par le quatrième et après la mort du novillo passa à l’infirmerie puis à la clinique du Vallespir de Céret dans l’attente d’un scanner.

Mario Vilau a reçu une cornada dans la cuisse gauche il a été examiné à l’infirmerie puis envoyé à la même clinique.

7 PORTA GAYOLA, 3 VOLTERETA, 2 OREILLES : UN BILAN DE NOVILLADA.
Les novillos de Quintas bien présentés surtout le premier, ont fait plusieurs tours de ruedo en cherchant une sortie, ce qui semblait traduire un fond de mansedumbre. Pourtant ils ont chargé à la pique et se sont précipités dans les capes offertes à porta gayola, ce qui traduisait un fond encasté. Cependant, manquait aussi pour 4 d’entre eux la force qui permet les grandes lidias. Seul le 6 ème bis, au dessus du lot a permis une faena de qualité.
Jesus de la Calzada tombant sur le plus mauvais lot, le premier de plus fort trapio, mais compliqué, le second plus faible a montré qu’il était capable de tenir sa place dans les corridas toristes. Il a accueilli ses deux toros à porta gayola, le premier par larga le second par gaoneras. Ses deux faenas bien construites malgré une violente voltereta à son second dont il sort évanoui pendant 1 ou 2 minutes, sont mal conclues à l’épée, ce qui le prive du triomphe que l’on espère pour lui.
Pepe Luis Cirugeda n’a pas convaincu malgré quelques gestes de qualité. Bien à la cape, il n’a su exploiter la noblesse de ses toros et a trop prolongé sa deuxième faena.
Mario Vilau bénéficiait du soutien d’une forte colonie catalane qui a arraché une oreille à la présidence qui ne s’imposait peut-être pas à son premier. A son second, le sobrero qui avait les qualités qu’on aurait aimé voir à tout le lot, il a pu enchainer des séries liées sur les deux mains et terminant par une entière mais en se faisant prendre pour la seconde fois à l’estocade, (il devra travailler la suerte de matar), il coupe une oreille méritée.
Au total, une novillada très intéressante, avec un seul regret les piques toujours mal données traseras ou basses dans l’épaule ! D’ailleurs le prix de l’ADAC a été déclaré dieserto !
JY Blouin
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