Réunion annuelle de l’AMTF , 21/12/2024 au Wine Bar à Nimes. Comme chaque, elle permet de faire l’assemblée générale de l’association, un bilan de l’année écoulée ainsi que les projet pour 2025. Mais aussi un tour de table entre les membres et les matadors retirés, cette prise de parole est donnée à chacun par ordre d’ancienneté. Le coup de coeur de l’association est allé cette année à André Viard.
Présent ce jour: Frederic Pascal – Chinito – Freddy Porte- Christian Lesur- Patrick Varin- André Viard- Juan Villanueva- Gilles Raoux- Swan Soto- Juan Bautista- Marc Serrano- Andres Martinez- Andy Younes- Adrien Salenc- Dorian Canton- El Rafi- Maxime Solera- Carlos Olsina.
Ndlr. Toutes les générations de matadors français réunies comme on peut le voir sur cette photo, au côté de la statue de Nimeño -le glorieux prédcesseur-, sur le parvis de la principale arène française, Nîmes, c’est un symbole émouvant et une réalité encourageante au seuil de cette année nouvelle.. Bravo au président Marc Serrano pour parvenir à ce consensus réconfortant et suerte à chacun d’entre eux.
Voici les cartels du Carnaval du Toro de Ciudad Rodrigo:
– S 01/03: Festival taurin avec picadors. Enrique Ponce, Alejandro Talavante, Juan Ortega et la novillera Raquel Martín (El Freixo)
– D 02/03: Festival taurin sans picadors avec les finalistes du Bolsín Taurino Mirobrigense et le rejoneador Víctor Herrero (Castillejo de Huebra)
– L 03/03: Novillada avec picadors. Diego Bastos, Cid de María, Javier Zulueta et l’élève de la Escuela taurina de Salamanca Jesús Yglesias, quidébute avec les picadors (Montalvo)
– M 04/03: Festival taurin avec picadors. Miguel Ángel Perera, Daniel Luque, Manuel Diosleguarde et le triomphateur du Bolsín Taurino Mirobrigense (Talavante)
Samedi 14 décembre à Rieumes, l’assemblée générale de la Fédération des Sociétés Taurines de France a élu un nouveau président pour trois ans.
Conformément aux statuts, Benoit PINCE, président du Club Taurin Diego Puerta de Nîmes et membre actif du bureau de la Embestida de Bouillargues, a présenté une liste de candidats qui a reçu un vote unanime des clubs fédérés présents ou représentés .
Points forts : féminisation et jeunesse sont au rendez-vous avec en appui des personnalités ayant depuis longtemps un engagement fidèle à la doyenne de nos instances taurines nationales .
Par ordre alphabétique
Allez Thierry : CT La Embestida de Bouillargues
Carpentier Gauthier : Union des Jeunes Provence Languedoc
Clausse Stéphanie : Socio FSTF Toulouse
Defrance Cyril : CT La Lidia Orthez
Dumond Christophe : CT Palmas Y Pitos Nîmes
Garipuy Daniel : CT de Toulouse
Garros Alban : ADA de Parentis
Gesta Marie : Club Taurin Vicois
Lanfranchi Monleau Evelyne : AMTA Arles
Lorenzo Loubiere Julien : CT Palmas y Pitos Nîmes
Mélani Paola : Socio FSTF Arles
Roques André : Tendido 7 Béziers
Serrano Valérie : Socio FSTF Castelnaudary
Thuries Thomas : CPAC Bayonne
Valmary Dominique : CT de Castres.
La première réunion du bureau fédéral, présidé par Benoit Pince, aura lieu début janvier avec la désignation des postes statutaires et la validation des activités prévisionnelles.
Trois axes déjà présentés par Benoit Pince au 107ième Congrès :
continuité dans la défense de l’éthique de la Corrida
définir un avenir pour les arènes de troisième catégorie et pour les novilladas.
Mobiliser les jeunes aficionados ( jeunes et nouveaux venus aux arènes)
Une continuité des valeurs à défendre avec de nouvelles forces en présence.
Le bureau
PRIX TIO PEPE 2024 au photographe taurinMICHEL VOLLE
Les voix de la FSTF pour le prix CLAUDE POPELIN vont au Maestro CLEMENTE
Samedi 14 décembre à Rieumes, l’assemblée générale de la Fédération des Sociétés Taurines de France a aussi voté pour élire le lauréat 2024 du Prix Tio PEPE.
Ce prix récompense une personne physique ou morale qui a oeuvré au cours de la temporada écoulée dans l’esprit du regretté revistero, Jean Pierre Darracq, pour la défense de la corrida, le maintien de son éthique et pour le respect de l’intégrité du toro de combat.
Depuis longtemps, les photographies taurines de Michel Volle accompagnent les combats de haut vol devant des cornes intactes, les courbes aèriennes et au fil du couteau des maestros de verdad. Ses plazas sont les notres, au cœur de l’aficion qui respecte l’intégrité du toro. Ses photos sont en grand aux portes des arènes de Céret, ses « sorties de toril sont légendaires ».
Et quand il va faire œuvre de reportage dans d’autres lieux plus complaisants sur l’aspect du toro et sur l’engagement au combat, il dit par ses clichés comme dans ses écrits que l’abus nuit à la survie de la Tauromachie.
Sa page Facebook et ses textes précis, soignés, élégants sont des enseignements pour ceux qui s’émeuvent encore et pour ceux qui vont tendre à le faire. Michel Volle aide l’aficionado curieux à devenir expert, oui, mais avec romantisme.
La photographie taurine est une partie essentielle de la diffusion esthétique et historique de la Tauromachie. Michel Volle en est l’ambassadeur aux yeux de la FSTF.
A noter que l’assemblée générale a pu aussi voter pour le Prix Claude Popelin et ses trois voix sont allées au Maestro Clément Dubecq « Clemente » pour son exceptionnelle temporada 2024.
Et enfin Jean François Coste membre de l’ADAC de Ceret a reçu la médaille de la FSTF pour ses 42 ans de présence au bureau de la FSTF des mains du président sortant Dominique Valmary.
Damian Castaño a déjà fait connaître la cuadrilla qui l’accompagnera dans son encerrona de San Agustin de Guadalix avec les Dolores Aguirre, le 28 avril prochain. On y note la présence du montois Mathieu Guillon « El Monteño » qui représentera la tauromachie française lors de ce geste fort du cadet des Castaño.
Le team du salmantino est prévu ainsi:
Lidiadores :
Iván García Rubén Sánchez Juan Carlos Rey Juan Sierra Mathieu Guillon Luis Miguel Amado
Troisièmes:
Alberto Carrero Manolo de los Reyes Alfredo Cervantes
Mozo de espadas:
Sergio Castaño
Ayudas:
Víctor Hernández, Vicente Alfaraz et Alberto Muñoz
Arnaud Agnel qui a triomphé aux derniers Brindis d’Or, a décidé d’offrir au public un superbe cadeau de Noël : l’accès libre à la rediffusion de son spectacle.
« Afin de remercier toutes celles et ceux qui l’ont soutenu lors de la première édition des Brindis d’Or et lui ont permis de remporter le « Brindis d’Or 2024 » dans la catégorie Culture avec son seul en scène ‘ « Je ne me sens bien, au fond, que dans des lieux où je ne suis pas à ma place » adapté du livre « Lettres à Juan Bautista » de Yves Charnet, le comédien Arnaud Agnel a décidé de donner aux aficionados et au grand public la possibilité de voir ou revoir ce spectacle en leur offrant l’accès à sa captation intégrale, et ce pendant toute la durée des fêtes de fêtes d’année !!! Ce spectacle est donc disponible dès à présent à partir du lien« :
Il y a exactement 60 ans, précisément un jour de mai 1964, l’Espagne cessait pratiquement de respirer pour suivre à la télévision la confirmation d’alternative d' »El Cordobés ». A cette époque lointaine, les corridas télévisées – toujours sur la chaîne « officielle » TVE – étaient une rareté, et elles le sont restées encore longtemps, au moins jusqu’aux années 1980, marquées par la diffusion en direct de la fameuse « corrida del siglo » du 1er juin 1982 à Madrid, puis par l’arrivée de Canal Plus et les diffusions d’extraits, et parfois de corridas intégrales, à partir de 1985. Ce phénomène s’est amplifié dans les années 1990, époque de la « massification » où il était parfois possible de voir jusqu’à plusieurs corridas télévisées le même jour sur différents canaux. Ensuite sont arrivées les télévisions à « péage », Via Digital, un peu avant l’an 2000, Canal Plus, et jusqu’à tout récemment Movistar, qui diffusait en intégralité toutes les grandes ferias espagnoles. La dernière en date a été « Onetoro », l’an dernier, dont l’aventure s’est toutefois terminée – provisoirement? – de façon quelque peu frustrante puisque faute d’un nombre suffisant d’abonnés, la chaîne a essuyé de telles pertes qu’elle a dû renoncer à diffuser la feria de San Miguel à Sevilla et la feria d’Automne de Madrid. C’est dire que la question de la corrida télévisée est brûlante, notamment en raison du problème des droits d’image versés par les télévisions aux organisateurs et toreros, qui ont été à l’origine de plusieurs conflits – et, plus profondément, parce que la diffusion télévisée d’un grand nombre de corridas dans l’année a transformé très nettement notre rapport au spectacle. Nul n’était mieux placé pour évoquer la question que celui qui fut pendant de nombreuses années journaliste pour Movistar, soit dans le callejon soit comme commentateur, avant d’être de l’aventure de Onetoro l’an dernier.
C’est pourquoi le Club taurin de Paris aura le plaisir d’accueillir David CASAS le jeudi 30 janvier à partir de 20 heures au restaurant Loubnane, 29 rue Galande 75005 Paris. Prix de la soirée ( à régler en chèque ou espèces) membres du Club à jour de cotisation: 32 euros; jeunes de moins de 25 ans: 15 euros; hôtes de passage: 40 euros. Il vous est rappelé que vous êtes encore à temps de régler votre cotisation pour l’exercice en cours, d’un montant de 60 euros.
Vous pouvez également noter la réunion suivante, qui aura lieu le mardi 11 février avec Yves Charpiat, vétérinaire de l’UVTF.
La lecture de l’esclafon ce classement des toreros un peu archaïque mais qui fait foi dans le milieu, est révélatrice de la fragilité de l’activité tauromachique. Elle montre nettement la domination d’Andres Roca Rey qui a été le torero le plus sollicité l’an dernier et qui a eu le plus de réussite en termes de trophées dans les arènes les plus importantes, c’est-à-dire dans les arènes de première catégorie : les plus médiatisées et celles qui sont suivies par le public le plus nombreux. Après l’effacement du Juli, le Péruvien est devenu l’incontestable numéro un du moment, quoique l’on pense de son toreo.
Cette domination d’un torero non Espagnol est une première dans l’histoire et elle a des répercussions importantes dans son pays d’origine en passe de devenir le second pays taurin de la planète, inversant une tendance mortifère que l’on croyait irréversible au Nouveau Monde. Même si de grands noms colombiens comme Cesar Rincon, mexicains comme Arruza ou vénézuéliens comme César Giron ont peser considérablement en leur temps, la position de Roca Rey est inédite et il faut revenir aux meilleures années de José Tomas pour retrouver une telle polarisation.
Roca Rey est le torero taquillero, le seul sans doute en ce moment, suivi par un large public, jeune souvent, qui s’identifie à un toreo où la prise de risque est essentielle. On peut le comprendre: en changeant d’apoderado, en choisissant son frère Fernando plutôt que Roberto Dominguez, Andrés a décidé de modifier la planification de sa carrière, de rectifier son exposition sans doute exagérée car systématique et obéissant à des sollicitations trop nombreuses. Il veut toréer moins et gagner plus.
Au regard de son histoire personnelle, de ses succès, de ses ambitions et des terribles blessures reçues, il y a dans cette nouvelle démarche une incontestable légitimité -disons-le au risque de déplaire. Elle se traduit par un trouble dans les « despachos » qui seront bien obligés de se plier aux exigences de Roca car il est le seul à leur apporter une véritable garantie de réussite en terme économique. La rareté fait le prix il en est ainsi dans tout milieu économique ; on n’y échappe pas.
Le seul torero qui aurait pu contester la domination du Péruvien c’est le sévillan Morante de la Puebla. Il s’adresse à un public plus averti, plus âgé aussi et localisé d’abord en Andalousie, socle de la tauromachie. Il possède lui aussi un véritable magnétisme sur le public. Son génie s’appuie d’abord sur sa capacité technique à laquelle s’ajoute une inspiration qui enchante les amateurs Il s’adresse aux secteurs les plus conservateurs du public, à ceux qui se réclament du « toreo éternel », tout en possédant une régularité plus grande, et une capacité plus large que ses prédécesseurs Curro Romero ou Rafaël de Paula. Dans ce sens il n’est pas leur continuateur contrairement à ce que l’on prétend souvent.
Morante est aussi une affaire pour les empresas car ses fans, moins nombreux mais plus fidèles que ceux de Roca, plus motivés aussi, assurent son succès commercial. Mais le torero cigarero vieillit, il entre dans sa quarante-sixième année ce qui commence à faire beaucoup dans le toreo moderne et, surtout, il est touché par une maladie qui perturbe son parcours comme on l’a vu l’an dernier où il fut obligé d’annuler de nombreux contrats. Il a donc dû abandonner le groupe spécial de l’escalafon, les avant-postes, pour être rétrogradé. Les rumeurs disent qu’il va mieux désormais, qu’il pourrait faire sa rentrée pour le dimanche de Résurrection à Séville -date cumbre- et même à Olivenza avant cela. Faut-il y croire ? Ne prenons pas nos désirs pour des réalité ! La participation de José Antonio à la prochaine temporada est encore incertaine. Une hirondelle ne fait pas le printemps…
A côté de ces deux, qui ? Ni Talavante, ni Manzanares, ni Luque n’ont une côte d’amour semblable aux deux autres, une « force » équivalente. On les a vus et revus et, malgré leurs qualités, ils procurent au grand public une certaine lassitude. Ne perdons pas de vue que le départ de Ponce a rempli ponctuellement de nombreux vides, cet hommage réussi, cet adieu à une icône intemporelle, ne se reproduira pas en 2025. Certes des jeunes pétris de qualité arrivent sur le devant de la scène c’est le cas de Borja Jimenez, de Tomas Rufo et surtout de Juan Ortega le plus original. Dureront-ils ? Auront-ils une capacité d’attractivité suffisante pour remplir les arènes principales ? Cela n’est pas sur.
En attendant, malgré des résultats brillants d’arènes importantes régulièrement mis en avant, on parle, en France, de placitas qui renonceraient cette année ou qui seraient tentées de le faire pour des raisons économiques. En Espagne la tauromachie revient sur la scène politique avec un nouveau projet de loi des antis et cela ne présage rien de bon. En Colombie, Petro tient bon dans son oukase et la tauromachie sera obsolète dans quelques mois. Le Mexique pays fédéral connaît encore des interdictions ici ou là (Etat de Chihuha) et les premières entrées de la temporada n’ont pas comblé espoirs des organisateurs.
Prudence donc : on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait. 2025 sera une année compliquée.
Après la novillada exceptionnelle lidiée le 1er mai dernier dans les Arènes d’Aire sur l’Adour ; 17 piques, 2 novilleros a hombros, prix de la meilleure novillada du Sud-Ouest par les critiques taurins et par l’ Union des Clubs Taurins de France ; de retour du campo, la commission toro de la Peña Los Arsouillos a choisi de renouveler sa confiance à la devise portugaise pour 2025 !
Cette Novillada des Arsouillos 2025 s’annonce donc déjà comme l’évènement du début de saison à ne pas manquer : Retour des Txarangas dans les arènes, retour des novillos de Palha , retour du beau temps
Bref, on a vraiment hâte de vous retrouver alors cochez la date dans votre agenda, on compte sur votre présence et votre soutien pour que perdure la tradition taurine le 1er mai à Aire sur l’Adour !