Mois : février 2023 Page 1 sur 12

La tauromachie pour la première fois au salon de l’agriculture

Photop Association toros de France

La tauromachie au Salon de l’Agriculture avec Patrick de Carolis maire d’Arles, les matadors Marc Serrano, président de l’Association des Matadors Français et Julien Lescarret, des représentants des éleveurs de toro de combat également .

Pour cette première venue au Salon, les représentants de toutes les professions qui fondent la famille taurine française ont ainsi parcouru, les allées et les stands de la plus grande manifestation agricole et rurale qui existe. Ils ont eu de nombreuses discussions, des échanges avec des agriculteurs mais aussi des représentants des professions agricoles, des journalistes et avec le public. Ils ont reçu partout bon accueil: ils montrent ainsi l’enracinement de la tauromachie dans le paysage de la ruralité française; un secteur économique et social en difficulté, constitutif pourtant de notre pays et qui possède de grosses potentialités. La tauromachie est une des facettes de la ruralité qui veut être reconnue et acceptée comme telle et c’est une réussite que de l’avoir démontré lors de ce séjour à Paris.

PV

Ecija: la forme pour Luque

Plaza de toros de Ecija (Séville). Festejo conmemoratif du Día de Andalucía. Moins de 1/2 arènes.

Toros de Albarreal.

CAYETANO, deux oreilles et oreille

DANIEL LUQUE, doreilles et la queue et deux oreilles

 MIGUEL ÁNGEL DELGADO, deux oreilles et deux oreilles.

Grande entrée pour le festival de Huelva

Plaza de toros de La Merced (Huelva). Festival benéfico de la Obra Social de la Hermandad Matriz del Rocío de Almonte. Trois quart d’entrée.

Novillos de La Rosaleda (1º), José Luis Pereda (2º et 5º) et Albarreal (3º, 4º et 6º),

ANDRÉS ROMERO, ovation.

MORANTE DE LA PUEBLA, oreille. 

JUAN ORTEGA, ovation. 

DAVID DE MIRANDA, deux oreilles. 

PABLO AGUADO, ovación. 

Le novillero GARCÍA PALACIOS, silence après avis.

Colombo avec Roberto et Jean-François Piles

Photo Arènes de Nîmes

Le matador Jesús Enrique Colombo a conclu un accord de procuration avec Roberto Piles et Jean François Piles afin qu’ils soient chargés de diriger sa carrière à partir de ce moment. L’accord a été scellé par la traditionnelle poignée de main.

Le Vénézuélien Jesús Enrique Colombo affronte une saison 2023 clé dans sa carrière. L’année dernière, il était un nom important à Bayonne et a reçu le prix de la meilleure estocade lors de la San Fermín à Pampelune.

Linares: débuts en fanfare de Manuel Roman

Plaza de toros de Linares (Jaén). Festejo conmemoratif du jour de l’Andalousie. Plus de 3/4 d’entrée. Novillos de El Freixo, El Cotillo (3º et 4º) et Hermanos Collado Ruiz (5º).

MARCOS LINARES, ovation après avis et oreille après avis

JESÚS LLOBREGAT, oreille et oreille

MANUEL ROMÁN, qui débutait avec les picadors, deux oreilles et deux oreilles

Michelito détenu après avoir sauté comme espontaneo à Merida (Mexique)

Pour avoir sauté comme espontaneo dans le ruedo de Merida (Yucatan), dimanche dernier, lors d’une corrida qui a fait le plein en raison de la venue de Diego Ventura (équipé de béquilles), le matador Michelito a été arrêté… Plus jeune torero de l’histoire sacré matador de toros (14 ans et 11 mois) en novembre 2012, le franco-mexicain Michelito Lagravère s’est signalé ce dimanche à Merida en faisant irruption dans le ruedo comme espontaneo.


Une manière de revendiquer une opportunité dans les arènes de sa ville, où il a été sacré matador de toros voilà un peu plus de 10 ans et dont il n’a plus foulé le sable depuis le 1er novembre 2015.

Après dix ans d’alternative dont sept sans être retourné dans le plaza de sa ville, l’ainé des Lagravère a voulu manifester sa déception en sautant en piste alors que le matador Calita était en train de lidier un adversaire de Marron. Le diestro yucateco a donné quelques passes de muleta au toro de Marron dévolu
à Ernesto Javier “Calita” avant d’être évacué du ruedo et menotté… Aux dernières nouvelles, sa famille ignorait où il se trouvait.

Souhaitons que tout cela reprenne un cours normal. Même si c’est répréhensible de nombreux toreros célèbres ou modestes ont sauté en piste comme espontaneo, El Cordobes, Miguelin… ou Simon Casas, pour en prendre deux des plus connus. La chose à Mérida à Merida, se serait bien passée, et Calita lui-même n’en n’aurait pas pris ombrage. Il faut donc relativiser et cette détention paraît arbitraire. Suerte donc à Michelito.

Michelito a écrit sur son compte facebook ce matin:

Merci pour vos témoignages d’affection aux personnes qui l’ont fait depuis hier.

Merci au matador Calita pour son traitement respectueux.

Aux aficionados de Merida qui ont surtout compris que mon acte était à la recherche de quelque chose de logique et pour lequel je me suis battu.

Je comprends qu’il y a des règlements et jusqu’à mon arrestation, je savais que c’était quelque chose qui pouvait arriver, ce qui me semble douloureux, c’est qu’ils me menottent comme si j’étais un criminel quand, par exemple, il y a quelques semaines à peine, un fan a uriné dans les tribunes d’Apizaco et personne Il n’a rien fait…

Mais ce qui est fait est fait et je ne le regrette pas.

Cela fait aussi partie de la tauromachie et celui qui ne le comprend pas ainsi manque des livres de tauromachie à ouvrir. J’insiste, nous reverrons La Mérida et moi.

Domingo Lopez Chaves au Cercle Taurin Montois

Le 4 mars, après l’annonce des cartels de Madeleine 2023, retrouvez le Maestro Domingo Lopez Chaves au Cercle Taurin Montois à partir de 20h30
21 rue Batelière
40000 Mont de Marsan

Sylvie Le Bihan et Camille de Villeneuve au Club Taurin de Paris

Depuis de nombreuses années, la corrida est un thème d’inspiration littéraire de premier plan, y compris pour des écrivains étrangers à l’Espagne : qui, parmi les aficionados, n’a pas au moins entendu parler et souvent lu les écrits en ce domaine de Hemingway, Montherlant ou Joseph Peyré ?

Aujourd’hui, alors que ce qu’il est convenu d’appeler “l’air du temps” ne nous est pas franchement favorable, la corrida est toujours une source d’inspiration majeure pour la fiction, comme en témoigne le succès persistant des concours de nouvelles taurines qui existent déjà depuis de nombreuses années en France, en particulier le fameux prix Hemingway et le concours de la nouvelle taurine de Mugron.

Pour cette soirée, toutefois, le Club taurin de Paris a choisi de s’intéresser à la fiction sous forme de roman, dont les auteurs sont de surcroît deux femmes, ce qui démontre une fois encore, s’il en était besoin, que la corrida n’est pas qu’une affaire d’hommes. Nous aurons donc le plaisir de recevoir

   Sylvie LE BIHAN, auteur de « Les Sacrifiés » (éditions Denoël, 2022)

 et Camille DE VILLENEUVE, auteur de « Le dernier torero » (éditions Gallimard, 2023). 

La soirée se tiendra le

Lundi 6 mars 2023 à partir de 20h

Au restaurant « Loubnane » 29, rue Galande 75005 Paris

Merci de vous inscrire par retour de mail  ou à l’adresse : clubtaurindeparis@gmail.com

Frais de participation : Membres du Club à jour de cotisation: 30 euros ; Hôtes de passage : 40 euros ; Jeunes (moins de 25 ans) : 15 euros.

Solalito, présentation à Las Ventas le 7 mai

Début de temporada complet désormais à Las Ventas avec la programmation devançant la San Isidro en présence de deux jeunes espoirs français Yon Lamothe qui prendra l’alternative en juillet à Mont-de-Marsan qui affrontera une novillada de fuente Ymbro -nous l’avions déjà annoncé- et celle du jeune nîmois Solalito (Solal Calmet) mené par Ludovic Lellong “Luisito” à Sanlucar de Barrameda où il passe ses quartiers d’hiver. Il entre dans une novillada relevée avec la présence de l’espoir levantin Niño de Las Monjas, vu l’an dernier à Valence à son avantage. Il sera accompagné de Luis Pasero qui fera lui aussi sa présentation dans la Capitale. Il défilera quelques jours avant cela à Aire-sur l’Adour pour la novillada des Arsouillos le 1er mai.

Le novillero de Gérard Ducés, Victor Cerrato, fera -comme nous l’avions écrit ici également- sa présentation lui aussi le 1er mais. Présentation aussi pour Mario Navas, Miguel Andrades et Miguel Zazo. On reverra Miguel Alcalde, disparu des radars, et Borja Jimenez longtemps sur la liste d’attente confirmera son alternative. Adrian de Torres trouvera le 2 mai la récompense de son abnégation. Et Curro Diaz un peu oublié obtiendra un poste mérité le dimanche de Pâques.

PV

Dimanche 26 mars à 18h 

Novillada de Fuente Ymbro pour Yon Lamothe, Álvaro Alarcón et Mario Navas (présentation).

Dimanche 2 avril à 18h

Corrida pour le dimanche des Rameaux. Défi ganadero entre Pallarés et Los Maños pour Esaú Fernández, Adrián de Torres et Gómez del Pilar.

Dimanche 9 avril. Dimanche de Pâques

Corrida avec 3 toros de Las Ramblas et 3 d’El Tajo y La Reina pour Curro Díaz, Borja Jiménez qui confirmera son alternative et José Garrido.

Dimanche 16 avril à 18h

Novillada des Frères Sánchez Herrero pour Mario Alcalde, José Rojo et Carlos Domínguez.

Dimanche 23 avril 18h

Novillada de Guadaira pour Curro Durán, Alejandro Mora, Miguel Andrades qui se présente à Las Ventas.

Dimanche 30 avril à 18h30

Novillada de Gabriel Rojas pour Sergio Felipe, Villita et Miguel Zazo (présentation)

Lundi 1er mai – 18h30

Novillada Concours avec des gananderias de la Communauté de Madrid pour Álvaro Seseña (présentation), García Pulido et Víctor Cerrato (présentation).

Mardi 2 mai à 18h30

Corrida Goyesque de Valdefresno pour Uceda Leal et Fernando Robleño en mano a mano.

Dimanche 7 mai à 19h

Novillada de Casa de los toreros pour le nîmois Solalito qui se présente à Las Ventas , Niño de las Monjas et Luis Paseiro, lui aussi se présente à Madrid. 

Octavio CHACON et David GALVAN dominent le festival d’ARCOS

Une fois de plus le monde du toro a su se montrer généreux lors du festival d’ARCOS DE LA FRONTERA, dimanche. Les toreros d’abord Octavio CHACON initiateur de l’évènement au profit des enfants de la province malade du cancer et de leurs familles. Il  a réuni autour de lui les matadors Pepe MORAL  et David GALVAN , le rejoneador Ferrer MARTIN et les novilleros EL MELI, Mario SANCHEZ et Angel PEREZ. Ils ont lidié des novillos de sept élevages différents : Firmin BOHORQUEZ, El TORERO, SALVADOR DOMECQ, SANTI DOMECQ, LA PALMOSILLA, GAVIRA et TORRES GALLEGO. Il va sans dire que ni les toreros ni les ganaderos n’ont touché un sou et l’aficion a répondu présent pour un quasi lleno et une recette dépassant les 40 000 euros. Dans le monde individualiste où nous vivons, une fois de plus, alors qu’elle est décriée, l’aficion prouve son altruisme.
Passons aux choses taurines le bilan tout d’abord :
Ferrer MARTIN deux oreilles
Octavio CHACON  deux oreilles et la queue vuelta au toro
Pepe MORAL une oreille
David GALVAN  deux oreilles et la queue  vuelta au toro
El MELLI deux oreilles
Mario SANCHEZ une oreille après avis
Angel PEREZ deux oreilles
Comme toujours dans ce type de spectacle le bilan peut paraitre pléthorique mais il est évident  que tant Octavio CHACON  que David GALVAN ont dominé de la tête et des épaules ce festival justifiant leurs récompenses.
Octavio CHACON a touché un magnifique exemplaire d’EL TORERO, d’une noblesse suave permettant de sortir le grand jeu du torero artiste torero en rond dans des séries interminables des deux mains le novillo fait l’avion et ne se lasse pas : inversées de bon goût, kikiriki dans le plus pur style sévillan. Octavio déguste le bonbon jusqu’au bout. la conclusion de la faena par une série de manoletinas de face, d’une fixité absolue  est la cerise sur le gâteau. Une entière dans la croix conclut l’ouvrage et les récompenses suprémes pour le torero et le toro.

Photo J. Dupin


David GALVAN  touche un novillo certes comode de tête mais plein de fougue les plandes burladeros s’en souviendront David le canalise dans soncapote pour ne bonnérie dans laquelle l’animal apprend à ordoner sa charge. A la muleta, le début de faéna par le bas, genoux fléchi c’hatie peut être un peu trop le novillo. David rectifie et donne confiance à son partenaire donnant de bonnes séries trés templées sur les deux bords. C’est ici encore un ballet qui se joue, conclu d’une série de manoletinas de face , réplique à la série de CHACON avec peut être encore plus de fixité. L’épée est légèrement contraire mais d’effet rapide et là aussi le conclave réclame les trophés maximums au cris de “torero torero”. La vuelta al ruedo du toro est logique. Cela augure bien pour son retour à AIGNAN le jour de Pâques.

A côté de ces deux faenons les reste aurait pu paraître un peu fade mais mais ne boudons pas notre plaisir. Ferrer MARTIN entame sa deuxième année d’alternative en toreo à cheval l’ an dernier en dix neuf contrats il est sorti dix sept fois à hombrros. Sa cuadra est au point et il produit une honête prestation devant un bon novillo de firmin BOHORQUEZ, pose de banderilles au quiebro de qualité, banderilles courtes et suerte de la rose tres classique et sans exces comme on le voit trop souvent. Son rejon de mort est efficace quoique légèrement tombé.
La vraie déception pour les confirmés vient de Pepe MORAL. Il touche un bon exemplaire de Santiago DOMECQ certes bien ouvert de cornes, mais quand même. Le torero de los PALACIOS  parait sur le reculoir tres incertain et le novillo finit par le dominer cela se fit bien sûr sentir à l’heure de la suerte supréme conclue de trois quart de lame contraire et tombé certes efficace avec forte hémoragie.  Espérons seulement que ce ne fût qu’un mauvais moment et que le succés viendra dans la suite de la temporada pour cet habitué des corridas dures.
Côté Novillero El MELLI ouvre le bal, pour sa deuxième année en piquée ne s’est guère accordé avec son faible adversaire du jour. Le jeune homme à un style bien particulier que d’aucuns qualifient de pueblerino portant sur un public festif mais pour cela il lui faut une autre adversaire celui-ci nécessitait du sérieux et du fond ce qui manqua fort s’en suit une faena sans transmission conclue d’une entière en arrière suffisante pour décrocher deux oreilles d’un public acquis à sa cause.
Mario SANCHEZ  qui débute en piquée parait lui aussi un peu faible ayant du mal à construire une faena. Comme me le disait sur les gradins un tres bon aficionado : “il y a de toreros qui toréent et d’autres qui collent des passes, il est de la deuxième catégorie” Trois pinchazos vinrent à bout du novillo après qu’un avis se soit fait entendre.
Angel PEREZ  toréait à la maison le plus jeune des trois novilleros est grand et mince et il s’affrontait à une chevrette La différence était trop grande pour que l’on puisse apprécier la tauromachie du jeune homme qui donna quand même quelques détails de bonne facture même si sa taleguilla souffrit un peu d’une rencontre improbable avec les appendices de l’animal.
En conclusion une fois de plus nous avons passé une excellente après-midi dans le cadre enchanteur de la placita d’Arcos et nous retiendrons la super forme d’Octavio CHACON  et de David GALVAN.

J. Dupin

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