Plaza de toros de Mont de Marsan. Vendredi. Première de la Feria de la Madeleine. Lleno de no hay billetes de l’aforo autorisé pour raisons sanitaires.

Toros de Jandilla. Un sobrero de Antonio Bañuelos (2º ter).

Photo B. Caritey

MIGUEL ÁNGEL PERERA, ovation et silence.

Photo B. Caritey

DANIEL LUQUE, ovation et ovation.

Photo B. Caritey

THOMAS DUFAU, silence et ovation.

Ce ne fut certainement pas un grand après-midi, la corrida s’est prolongée pendant près de trois heures, le lot de Jandilla n’a pas répondu aux attentes, mais malgré tout on a vécu des moments intenses, surtout grâce à Daniel Luque. Il dut attendre un deuxième sobrero, de l’élévage d’Antonio Bañuelos, pour qu’on puisse se régaler. D’abord avec son toreo de cape, avec cette esthétique, ce goût unique que possède le torero de Gerena. Le début de faena de muleta fut sensationnel, d’une douceur extrème, d’une délicatesse subtile et enivrante, des caresses, le torero se délectant dans chaque passe. Du grand Luque. Mais au bout de deux ou trois séries, le toro chercha les planches, le torero l’accepta mais le toro devint plus réticent et malgré des luquesinas finales, pas toujours réussies, en raison du comportement du toro, la magie se dilua. Même ainsi, si Daniel avait eu plus de réussite à l’estocade, il aurait coupé une, voir deux oreilles. Face à son second adversaire, celui-ci du fer programmé de Jandilla, il se battit comme un diable face à un animal qui rechignait à charger.

Faena de poigne qui aurait pu avoir une récompense si une nouvelle fois l’épée l’avait aidé.

Miguel Angel Perera réalisa à son premier une faena très technique, en crescendo, où il réussit à chauffer le public sur les terrains de proximité extrême. Il aurait pu couper une oreille. Sur le suivant, le torero d’Extremadura, malgré sa technique, son pouvoir, ne put pratiquement rien en tirer et fut malheureux à l’estocade.

Thomas Dufau affronta le meilleur toro du lot de Jandilla, le troisième de la corrida, mais il le toréa avec trop de crispation, trop forcé, ce que comprit le public montois. Par contre il se mit à ses côtés au dernier et sixième toro de la corrida, un «bicho » aux cornes impressionnantes, qui l’attrapa deux fois de manière spectaculaire et miraculeusement il n’en sortit pas blessé. Faena d’émotion, crispante, où on ne peut que reconnaître le courage du torero montois qui aurait lui aussi coupé une oreille s’il avait été plus adroit à l estocade.

Antonio Arévalo

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Thomas Dufau a été récompensé pour ses dix ans d’alternative par le maire Charles Dayot.

Selon Twitter « Thomas Dufau officiel« : « Thomas Dufau souffre d’une rupture de l’adducteur droit, conséquence des 2 accrochages face à son 2• adversaire aujourd’hui à Mont de Marsan« .