El Espinar (Segovie), samedi corrida nocturne. 2 200 spectateurs. Mano à mano après l’absence de dernière minute d’Enrique Ponce, légèrement blessé au Puerto.

Toros de Zalduendo. 

Paco Ureña, ovation et saluts, oreille et ovation et saluts après avis; 

Toñete, palmas, palmas après avis et silence après avis. 

Enrique Martínez « Chapurra » était le sobresaliente.

Blessure d’ Azuquita en sortant d’une paire de banderilles au premier toro.

Salut du banderillero Sergio Aguilar au dernier.

Mal présentée et surtout déficiente du côté de ses armures, la corrida de Zalduendo, juste de force, mansa au cheval, souvent querenciosa a manqué de race. Elle était néanmoins maniable comme on lit aujourd’hui c’est à dire ne donnant aucune émotion. Impossible pour les deux maestros de s’imposer. Paco Ureña obtint un trophée malgré tout car il sut presser un citron qui n’avait guère de jus à donner. Il trouva ainsi la récompense de son obstination. Quelques allures prometteuses de Toñete, à la cape surtout, à revoir dans un meilleur contexte. On comprend pourquoi Ponce se fit porter pâle et on est en droit de se demander quelle publicité pour la fiesta ce type de « non spectacle » télévisé peut apporter… A quoi ça sert de monter des corridas comme celles-là dans le contexte que nous vivons, si ce n’est à se tirer des balles dans le pied. Quel contraste avec la tarde consacrée quelques minutes plus tôt aux jeunes espoirs andalous…

PV