Mois : mars 2020 Page 1 sur 16

Restez confinés avec Mehdi Savalli

Non seulement Medhdi Savalli est un excellent torero qui connut des heures de gloire comme novillero: courageux, charismatique, il avait son public et sans doute aucun autre novillero francais n’a suscitĂ© autant de passion que lui. Mais c’est aussi un excellent musicien et il a dĂ©soramis son orchestre et il fait le buzz avec cette chanson de circonstances. C’est aussi un passeur qui fait bĂ©nĂ©ficier les jeunes ArlĂ©siens de son expĂ©rience Ă  l’Ecole Taurine d’Arles prĂ©sidĂ©e par notre ami Yves Lebas.

Quelle personnalité! Avec un concert in live ce soir à 18 heures Facebook: @destinosavallimusic .

Et pour nous rappeler les bons souvenirs cette photo de notre ami photographe Ferdinand de Marchi:

Bon anniversaire Francisco de Goya

Nous l’avions oubliĂ© mais l’Observatoire National des Cultures Taurines https://twitter.com/CultureTaurine nous le rappelait dans un tweet opportun hier: le 30 mars « 1746 naissait prĂšs de Saragosse dans la petite ville de Fuentetodos le plus espagnol des bordelais Francisco de Goya. Il nous laisse entre autre son extraordinaire sĂ©rie « Les taureaux de Bordeaux » considĂ©rĂ©e comme les chefs d’Ɠuvres de l’art de la lithographie encore balbutiant ». FĂȘtons donc cet anniversaire avec un peu de retard car les hommes de culture sont Ă  nos cĂŽtĂ©s. Il est bon de le rappeler.

Voici donc « Toros en Burdeos » les quatre derniÚres lithographies du grand peintre aficionado.

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Rajoutons qu’une remarquable exposition a prĂ©sentĂ© plusieurs de ses chef-d’oeuvres Ă  Agen rĂ©cemment.

Nouvelles annulations en Andalousie

El coso del Pino, Sanlucar, lors de la corrida en l’honneur du tricentenaire de Magellan (ABC)

C’est avec tristesse que nous apprenons la suspension ou le report de deux nouvelles fĂ©rias andalouses, celle de la Manzanilla de SanlĂșcar de Barrameda quine donnerait pas de corrida cette annĂ©e, de Dos Hermanas (les deux derniĂšres annĂ©es sans corridas) et SanlĂșcar la Mayor. La premiĂšre partie de la programmation du Puerto de Santa Maria est annulĂ©e.

Annulation aux Açores

Annulation pure et simple des fameuses San Joaninas dans l’Ăźle des Açores de Angra de Heorismo, (Portugal). Quatre corridas Ă  l’usage portugais dont une avec la participation de toreros espagnols Ă©taient prĂ©vues.

Annulation aussi de la fĂ©ria d’Osuna.

Le festival de Medina del Campo prĂ©vu le 18 avril est reportĂ©. On attendait le retour de Pedro GutiĂ©rrez Moya “Niño de la Capea”, Domingo LĂłpez Chaves, El Juli, MatĂ­as Tejela, Miguel Ángel Perera, El Capea, JosĂ© Garrido et le el novillero Borja Serrano. BĂ©tail de Capea, San Pelayo, Domingo e Ignacio LĂłpez Chaves, El Freixo, Garcigrande et Voltalegre.

Francis Wolff: « Carmen est une corrida »

Notre ami Francis Wolff, philosophe, auteur de « Philosophie de la Corrida » et de « 50 raisons de dĂ©fendre la corrida » est aussi l’auteur de « Pourquoi la musique » aux Ă©ditions Fayard  un livre remarquable, prĂ©sentĂ© ainsi par son auteur : « Lorsque j’étais enfant, j’apprenais la « thĂ©orie musicale » dans de petits manuels (je ne sais pas s’ils existent encore) partagĂ©s en deux : le livret vert des questions et celui rouge des rĂ©ponses. La premiĂšre leçon de la premiĂšre annĂ©e Ă©tait la suivante : « Qu’est-ce que la musique ? » ; et sur le livret rouge, il Ă©tait Ă©crit : « La musique est l’art des sons ». Quel ne fut pas mon Ă©blouissement, Ă  l’ñge de huit ans, en dĂ©couvrant cette dĂ©finition ». Ainsi Ă  l’aficionado que nous aimons comme un frĂšre, s’unit un mĂ©lomane que nous admirons pour sa culture et sa sensibilitĂ©.

Francis Wolff fut ainsi amenĂ© Ă  Ă©crire le texte de prĂ©sentation de Carmen, le cĂ©lĂšbre opĂ©ra de Bizet prĂ©sentĂ© Ă  l’OpĂ©ra Bastille – du 11 avril au 23 mai 2019. Un opĂ©ra que Nietzche lui-mĂȘme loua pour son cĂŽtĂ© solaire dont un des hĂ©ros, Escamillo, est un « toreador Â» et qui a pour dĂ©cor « le cirque plein ce jour de fĂȘte Â».

Chef d’oeuvre musical qui a connu une grande popularitĂ© il nous touche directement, car en rĂ©alitĂ© c’est une sorte d’hommage Ă  la culture mĂ©diterranĂ©enne et Ă  ses valeurs. « Car c’est la fĂȘte du courage! C’est la fĂȘte des gens de cƓur! «  comme le chante Escamillo lors de son cĂ©lĂšbre brindis.

A rĂ©Ă©couter, puisque nous en avons le temps. On ne s’en lasse pas…

PV

Mais laissons la parole Ă  Francis Wolff dans un extrait de son texte de prĂ©sentation, magnifique et peu connu des aficionados :

« CE N’EST PAS UNE HISTOIRE D’AMOUR. C’est une histoire de dĂ©sir et de passions. De rapports de force. Il y est question de domination et de soumission, de violence du dĂ©sir et de faiblesse de la volontĂ©, de libertĂ© et d’asservissement. La libertĂ© ou la mort, chante Carmen depuis la Habanera jusqu’au finale qui la rĂ©sume tout entiĂšre. « Frappe-moi donc
 ou laisse‑moi passer ! ». Don JosĂ©, symĂ©triquement, c’est la servitude de la passion. Ses derniers mots (qui sont aussi ceux de l’opĂ©ra) le rĂ©sument lui aussi : « Vous pouvez m’arrĂȘter
 c’est moi qui l’ai tuĂ©e. Ô ma Carmen, ma Carmen adorĂ©e ». Quels sentiments pourrait-il y avoir entre ces deux-lĂ  ? Il n’y a pas, dans Carmen, un seul « beau duo » de sourires ou de larmes – pas une vraie scĂšne d’amour (« je t’aime, tu m’aimes, nous nous aimons », etc.) avec Ă©treintes, fusion des corps et des Ăąmes, engagements pour toujours, etc. Personne jamais ne dit « nous » ! Pas de « nous », trop de passions. Il est toujours question d’amour mais il ne se rĂ©alise jamais ; on en parle tout le temps mais rarement au prĂ©sent : « tu m’aimeras », « j’aimais jadis », « je pourrais bien aimer », « je l’aimerai », « si tu m’aimais », « si je m’avisais de t’aimer », etc. De la sĂ©duction, de la provocation, de la jalousie, des luttes de reconnaissance, oui ; de la frustration, de l’obsession, de la possession, oui. Des amours, peut-ĂȘtre. L’amour, jamais.

(
) Pas d’autre morale que la libertĂ©. Pas de sentiments mais des liaisons dangereuses. L’opĂ©ra Carmen est Ă  l’image contradictoire de son hĂ©roĂŻne. OpĂ©ra-comique Ă  la française et tragĂ©die grecque. Pas de duos, mais des duels. Manzanille, sĂ©guedille, issue fatale. Pas d’amour mais des rapports de force : Carmen est une corrida. »

CitĂ© in « Francis Wolff, moments de vĂ©ritĂ© Â» par Pierre Vidal Ă©ditions Gascogne.

Merci de continuer à nous envoyer vos idées, vos texte préférés en lien avec la corrida : pierrevidal.ratabou@orange.fr

MARIO VARGAS LLOSA : « LA CAPE DE BELMONTE »

Mario Vargas LLosa aux arĂšnes de TORO (ZAMORA), 13/10/12. – EFE/Mariam A. Montesinos

C’était il y a quelques jours l’anniversaire d’un grand Ă©crivain, engagĂ© dans la dĂ©fense de la tauromachie : Mario Vargas Llosa.  NĂ© le 28 mars 1936 à Arequipa, dans le centre du PĂ©rou, naturalisĂ© espagnol, auteur de romans et d’essais politiques, laurĂ©at du prix Nobel de littĂ©rature 2010 « pour sa cartographie des structures du pouvoir et ses images aiguisĂ©es de la rĂ©sistance de l’individu, de sa rĂ©volte et de son Ă©chec». Il a beaucoup Ă©crit, des livres puissants, lyriques attachĂ©s Ă  la rĂ©alitĂ© concrĂšte sans emprunter la voie du rĂ©alisme magique de ses amis d’AmĂ©rique latine comme le cubain Alejo Carpentier ou le colombien Gabriel Garcia Marquez, un autre aficionado. Il a empruntĂ© un chemin littĂ©raire singulier. Citons quelques-uns de ses ouvrages Ă  recommander en ces temps propices Ă  la lecture : « La Ville et les Chiens » (son premier livre), « La Maison verte », « Qui a tuĂ© Palomino Molero ? », « La FĂȘte au bouc », (le meilleur, de mon point de vue, qui raconte d’une maniĂšre clinique les derniers jours de Trujillo, impitoyable dictateur de l’üle de Saint Domingue). Mario Vargas Llosa n’a jamais cachĂ© sa passion pour la tauromachie. Je l’ai vu, du callejĂłn des arĂšnes d’Acho Ă  Lima,assis en barrera et ce jour-lĂ , Enrique Ponce lui avait brindĂ© son toro
 ce que fit aussi le Valenciano pour son retour Ă  Las Ventas, le 15 mai 2014, dans un brindis magnifique: « Pour vous, pour votre dĂ©fense de la fiesta et pour Patricia, parce que derriĂšre chaque gĂ©nie se cache une femme exceptionnelle » (ABC).

PV

Brindis d’Enrique Ponce Ă  Mario Vargas Llosa Prix Nobel de LittĂ©rature Victoriano del Rio Madrid 15/05/2014 Photo : © Ferdinand De Marchi

Dans « La cape de Belmonte Â», l’auteur nous conte un souvenir familial qui dĂ©bute ainsi :

« La cape de Belmonte, objet mythique de mon enfance, est probablement Ă  l’origine de ma passion pour la corrida. Elle appartenait Ă  mon oncle Juan Erguen, le mari de la tante Lala, la sƓur de ma mĂšre (
) cette belle cape, jaune et or, rehaussĂ©e de pierreries, et tĂ©moin de faenas miraculeuses dans les arĂšnes d’Espagne et d’AmĂ©rique, avait Ă©tĂ© offerte par le grand Juan Belmonte Ă  son pĂšre Juan Erguen qui, venu de sa lointaine terre basque, dĂ©barqua Ă  Arequipa Â».

L’histoire raconte les avatars de cet objet merveilleux et se termine ainsi :

Qu’est devenue la chĂšre cape de Belmonte qui fait remonter tant de beaux souvenirs de mon enfance ? Lorsque dĂ©jĂ  adulte, je commençais Ă  me demander si cette cape avait vraiment appartenu Ă  Belmonte le Tragique –comme l’appelle Abraham Valdelomar dans le dĂ©licieux petit livre qu’il a Ă©crit sur lui-, si le grand-pĂšre de mes cousines Nancy et Gladys avait Ă©tĂ© rĂ©ellement un ami proche du torero, ou si toutes ces histoires que nous racontait l’oncle Juan pour nous apprivoiser quand nous Ă©tions enfants Ă©taient de pures fables que la famille authentifiait. A-t-elle Ă©tĂ© dĂ©robĂ©e ? Perdue au cours d’un des nombreux dĂ©mĂ©nagements dont l’histoire familiale est remplie ? Peut-ĂȘtre fut-elle vendue Ă  l’occasion d’une des crises Ă©conomiques qui frappĂšrent durement, sur la fin de leur vie, l’oncle Juan et la tante Lala. Je n’ai jamais su. Mais au fond, ça n’a pas la moindre importance.  Cette cape de Belmonte continue d’exister, lĂ  oĂč personne ne peut l’abĂźmer, ni la perdre, ni se l’approprier : dans la mĂ©moire d’un ancien qui la garde, en prend soin et la vĂ©nĂšre comme un des souvenirs les plus tendres et les plus Ă©mouvants de son enfance, cet Ăąge qu’en toute justice on appelle l’ñge d’or Â».  

« La cape de Belmonte Â» a Ă©tĂ© publiĂ©e dans le numĂ©ro 5 de la revue « Faenas Â» aux Ă©ditions Verdier, en 2004, sous la direction de Jean-Michel Mariou.  

Francisco Montero Ă  Beaucaire

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Pour la novillada du 26 juillet Ă  Beaucaire Francisco Montero, dĂ©filera aux cĂŽtĂ©s de l’almeriense Jose Cabrera pour un dĂ©fi entre Conde de la Corte et Dolores Aguirre. Le troisiĂšme homme sera connu bientĂŽt.

Francisco JĂ©sus Montero SchneĂŻder (Espagne)
Il est le novillero le plus attendu de la saison. Il Ă©tait maletilla en fĂ©vrier 2019. Il a Ă©tĂ© dĂ©couvert Ă  Ciudad Rodrigo par un aficionado ArlĂ©sien qui le recueillera chez lui et rĂ©ussira Ă  le faire dĂ©buter en Juin Ă  Boujan. Toute sa saison ira crescendo en passant par des novilladas dures dans toutes les ferias de septembre. Il finira en apothĂ©ose, en remportant le trĂšs convoitĂ© « Zapato de Oro » d’Arnedo en octobre devant des Partido de Resina. CĂ©ret ne s’y est pas trompĂ© et lui a proposĂ© un seul contre six le weekend avant Beaucaire.
Pour ceux de l’ATB qui n’avait pas eu la chance de le voir torĂ©er, nous lui avons offert un Toro en dĂ©cembre afin de l’aider dans son entraĂźnement. MĂȘme les plus exigeants, d’entre nous, sont tombĂ©s sous le charme : c’est rĂ©ellement le phĂ©nomĂšne attendu de la saison 2020.

rt

Madrid: annulations

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Annulations des corridas du dimanche des Rameaux 5 avril et de celle de PĂąques 12 avril Ă  Las Ventas en raison de la situation sanitaire.

Souvenir de Ramuntcho

Le livre « Du Sacrifice au triomphe est en vente » auprÚs de son auteur costedoatroland@gmail.com au prix de 30 euros (pas de frais de port). Un bel hommage à nos amis Coursayres.

Amis aficionados Continuez Ă  nous envoyer, les textes, les peintures, les oeuvres que vous aimez. Nous forgerons ainsi une chaĂźne d’union entre nous et nous montrerons Ă  nos adversaires la beautĂ© de la culture que nous dĂ©fendons :

pierrevidal.ratabou@orange.fr

Jacques Durand: « MATTHEW CARNEY, CORREDOR DE TOROS »

« Je viens de relire « Figures de la tauromachie » de Jacques Durand, Ă©d. Seghers (1990). C’est une plongĂ©e Ă  la fois anecdotique et/ ou intimiste dans la vie  de tous ces toreros d’hier. On n’est pas dans du sensationnel, mais dans le sensible de ces hommes humbles qui se jouent la vie devant un fauve.  De ci de lĂ , apparaissent des personnages haut en couleurs amoureux des Toros comme Matthew Carney.

Ce passage sur Matthew Carney, amĂ©ricain au milieu des Toros et amoureux d’une fĂȘte populaire dont les origines datent du XIIe siĂšcle m’a interpellĂ©e. Je pense que, au delĂ  de la cĂ©lĂ©bration du saint  San Fermin, l’ancrage vient d’un rite paĂŻen qui dĂ©bute le 6 juillet. Or, nous sommes dans le passage du solstice d’Ă©tĂ©, pĂ©riode de la maturitĂ© de la nature, de l’abondance, des moissons, de la maturation du raisin. Cette richesse, les hommes vont l’ exprimer  par l’exubĂ©rance, la liesse, l’enivrement, rappelant un rite dionysiaque. 

 Le Toro est le symbole de cette force, de cette fĂ©conditĂ©. Durant l’encierro, les hommes veulent se mesurer avec audace et courage au fauve dans une course folle, ou toucher leur flanc pour s’imprĂ©gner de cette virilitĂ© fĂ©condatrice.
Et c’est de ces racines profondes nourries de tous les minĂ©raux de la terre que les fĂȘtes tauromachiques sĂ©duisent hommes et femmes au delĂ  de l’arc mĂ©diterranĂ©en, bravant les frontiĂšres et les prĂ©jugĂ©s, Ă©crivant ainsi une histoire universelle.
Avec mes salutations tauromachiques,
« 
inca virgoarte

MATTHEW CARNEY, CORREDOR DE TOROS

Les trois quarts des Pamplonais n’ont jamais dĂ» lire une ligne des livres de Matthew Carney. Pourtant, ils connaissent tous ses Ɠuvres complĂštes de San Ferminero. Matthew Carney, « Mateo Â» comme Pampelune l’appelait affectueusement, Ă©crivain bohĂšme amĂ©ricain d’origine irlandaise, docteur en philosophie diplĂŽmĂ© de la Sorbonne, courait l’encierro, dansait et chantait la jota, Ă©tait membre de la Peña Adenaitasuna, buvait tard dans la nuit du rosĂ© de Navarre au comptoir de Marceliano, Ă©tait entre le 7 et le 14 juillet, pour San Fermin, un San Ferminero qui parlait l’espagnol avec l’accent de New York Ă  des femmes trĂšs brunes de robes trĂšs rouges. Rentrer dans les arĂšnes de Pampelune Ă  8 heures et quelques minutes du matin en courant Ă  cĂŽtĂ© d’un taureau de combat, la main posĂ©e sur son flanc, comme on accompagne un ami de 600 kilos, vaut bien quelques succĂšs en librairie, une phrase heureuse et l’admiration des lecteurs. Ça devait valoir plus pour Mateo. Matthew Carney, qui avait un physique du cow-boy de Marlboro et portait chaque matin Ă  San Fermin d’impeccables tenues blanches est mort d’un cancer Ă  soixante-six ans, le 24 dĂ©cembre dernier. Avant de mourir, Mateo a envoyĂ© une lettre d’amour Ă  Pampelune et Ă  sa fĂȘte. Il y Ă©crit qu’il aurait aimĂ© avant de passer de l’autre cĂŽtĂ© de la barricade toucher chacun des habitants de Pampelune pour leur dire merci. Il y Ă©crit aussi que la philosophie de la gĂ©nĂ©rositĂ© se manifeste pendant l’encierro qui consiste Ă  se mettre dans le danger pour devenir joyeux. Il dit Ă©galement qu’il est en train de mourir mais sans tristesse, et on peut lire entre les lignes que c’est sans doute Ă  cause de Pampelune qu’il « aime et ne reverra plus Â». Il signe Mateo Carney, Corredor de Toros.

Merci à « inca vigoarte » (?) pour ce beau texte de notre ami Jacques Durand. Merci de continuer à nous envoyer vos textes rares ou préférés sur la tauromachie : pierrevidal.ratabou@orange.fr

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