Arènes de Boujan, novillada non piquée de la Féria 2019

Quatre erales de Concha y Sierra bien présentés, nobles et disposés à donner du jeu pour

Sergio Nuñez : deux avis et silence, silence

Niño Julian : deux avis et silence, silence

Un eral de Fernay juste de présentation pour

Lucas Miñana : silence

Ce n’est plus la canicule, mais cela y ressemble

Un tiers d’arènes et autant de coups de soleil

Prix au meilleur novillero pour Sergio Nuñez,  prix qui n’aurait jamais du être accordé vu le petit niveau de la prestation des deux toreros.

Il fallait être très aficionado pour rester sur les gradins jusqu’au bout de cette novillada non piquée. Chaleur suffocante et novilleros peu inspirés et très en dessous des possibilités des erales. Et pourtant, ils avaient plein de caste et de noblesse, ces jolis erales de Concha y Sierra aux robes variées et caractéristiques  de cet encaste. Les excellents premier et quatrième de la course ne demandaient qu’à donner leurs oreilles, encore fallait-il les toréer en se croisant. Que ce soit Niño ou Nuñez, les deux novilleros sont restés marginaux, sans grande inspiration et en plus ont très mal tué.

En intermède le local, Lucas Miñana s’est offert une opportunité de toréer en se mettant devant un Fernay juste de présentation et de race. Le biterrois, auteur des meilleurs gestes taurins de la matinale a trop attendu la charge du toro sans imposer sa lidia. D’où une faena qui a manqué de lien et construction, puis une mise à mort laborieuse.

Le premier est d’une grande noblesse. Il charge avec noblesse, se laisse conduire dans la muleta et répète.  Sergio Nuñez, souvent sur le voyage, lui sert des muletazos mécaniques  et stéréotypés sans se croiser. Le toro essaie bien de transmettre de l’émotion, mais le torero ne lui permet pas. La mise à mort est laborieuse. Le bicho tombe au huitième descabello à la limite du troisième avis.

Le second a une charge longue et répète lui aussi dans la muleta. Niño le toréé sans se croiser enchainant lui aussi les passes marginales sans se croiser. Il finit par épuiser l’envie de charger de l’eral qui finit par aller à menos par ennui.  Ennui qui gagne aussi les gradins qui a partir de ce moment vont commencer à se vider, certains craignant l’insolation. Silence après une entière verticale et un bajonazo.

Lucas Miñana s’est vu ou s’est offert une opportunité de  toréer. Il a été mal servi par un eral de Fernay dont la taille contrastait avec celle du torero .Le toro manquait de fond. Il fallait l’obliger et Lucas a été trop attentiste. Il s’est fait accrocher la muleta à plusieurs reprises et malgré quelques détails, la faena est allée à menos avant d’être mal conclue à l’épée.

Le quatrième (le troisième Concha y Sierra) a été un grand novillo. Encasté, noble mais pas naïf, il n’a pas  été lidié par un Sergio Nuñez marginal et pegapase. Le bicho permettait plus mais le torero ne pouvait ni ne voulait.  Silence après une entière tombée, l’arrastre, comme celle des deux premiers Concha y Sierra est applaudie).  Face à ce bicho les deux novilleros ont partagé les palos pour un tercio de banderilles qui sera le meilleur moment de cette matinale.

Le cinquième sera le plus compliqué du lot. Il est mal banderillé par les deux toreros de concert. A la muleta, il vient bien dans la muleta mais est doté d’un coup de tête que n’arrivera jamais à corriger Niño. Quelques bons passages en fin de faena, ne peuvent faire oublier un ensemble marginal et manquant d’inspiration. Silence après un vilain bajonazo  rapide d’effet. Le président résiste à la mini pétition du fan club.

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