Soria. Samedi. 1ère de la Feria de San Juan. Plus de 3/4

Toros de Victorino Martín. Le 5º ‘Jarretero’, récompensé par la vuelta al ruedo. 

Manuel Jesús “El Cid”, silence et oreille; 

Manuel Escribano, silence et deux oreilles; 

Rubén Pinar, oreille et oreille.

Manuel Escribano et Ruben Pinar en triomphe

Corrida de Victirino qui faisait ses débuts dans le coso soriano, bien présentée, dans le type, quoiqu’ inégale. Justes de force et sosos les deux premiers; la suite plus intéressante: les quatrième et le cinquième surtout ce dernier faisant tomber la cavalerie. L’ensemble noble. La vuelta au cinquième très exagérée.

On a pu voir le Cid face à l’excellent quatrième dans sa meilleure version, le torero de Salteras semblant ressuscité face à l’excellent quatrième, le meilleur de la tarde. Cette main gauche qui nous a fait rêver eut par moment ce temple et cette douceur magique qui a fait sa réputation. Faena bien instrumentée, al natural pour l’essentiel, conclue par une entière en se mouillant les doigts précédée d’un pinchazo hélas. Ce fut le meilleur moment de la tarde.

Toreo athlétique de Manuel Escribano, capable mais un tantinet pueblerino. Banal et maladroit aux banderilles, il fut l’auteur de travaux honorables, le second portant sur le public. Il conclut cette faena par un estoconazo ce qui lui valut une double récompense. Manuel fait le job et passe la rampe. On ne peut pas lui contester ces qualités.

Ruben Pinar, décidé, sut profiter de la bonté de ses deux adversaires pour construire deux faenas parfois brouillonnes et souvent peu engagées. Il y eut donc du déchet dans ses prestations volontaires et surtout bien conclues à l’épée. Cet engagement ultime fit son succès.

PV