Mois : octobre 2015 Page 3 sur 11

MICHELITO A MERIDA



Michelito reprendra son activité dans les ruedos mexicains le 1er novembre à Mérida où il alternera avec Federico Pizarro et Juan José Padilla, toros de José Julián Llaguno.
Après sa première temporada espagnole avec comme mentor Juan Manuel Rodríguez Vélez qui sera encore avec lui en 2016, Michelito entreprendra de nouveau une campagne européenne.
En 2015, Michelito a toréé 15 corridas de toros et 7 festivals, dont 3 en France, coupant des oreilles à Font Granada, St-Etienne du Grès et Mont-de-Marsan, ainsi que 3 corridas en Espagne et un festival, sortant a hombros à Cazorla et Villarodrigo, et triiomphant à Hellín avec des figuras comme El Fandi, Miguel Abellán, Daniel Luque et El Cid entre autres. Depuis qu’il a pris l’alternative, il a toréé 56 corridas de toros au Mexique, en France, en Espagne, en Equateur et au Pérou, triomphant la plupart du temps…
(Communiqué)

FERRERA ET EL TATO SE SEPARENT

Le matador extremeño Antonio Ferrera et son apoderado l’ancien matador Aragonnais Raúl Gracia El Tato viennent de décider de couper leurs relations professionnelles. Décision prise de façon amicale après quatre ans d’un tandem qui avait jusqu’à maintenant bien fonctionné. On sait par ailleurs que Ferrera a eu une année très difficile très largement handicapée par une grave blessure qui l’a sorti des ruedos pendant plusieurs mois. C’est une nouvelle qui peinera les aficionados tant l’osmose entre les deux hommes étaient grandes. Il va falloir maintenant comment Ferrera va rebondir ? Il n’est pas homme à lâcher l’affaire.

Les prix de la temporada arlésienne

Les prix de la temporada décernés par la commission taurine extra municipale d’Arles



Matador triomphateur: José Mari Manzanares
Rejoneador triomphateur: Pablo Hermoso de Mendoza
Meilleures corrida de toros: Baltasar Iban
Meilleure novillada piquée: Robert Margé
Meilleur novillero avec picadors : Manolo Vanegas
Meilleur novillero sans picadors: Carlos Olsina

BRAVO LEA !



Le succès de Léa Vincens le dernier jours de la féria: deux oreilles dans des arènes pleines.

VERGEZE

Vergèze, la ville qui fait Pschittt, n’en a pas fini avec les histoires d’eau… Après un premier report dû justement à une première douche printanière, nouvelles prévisions alarmantes qui se sont en partie vérifiées puisqu’il fallut attendre une accalmie au dernier moment pour que finalement la course ait pu avoir lieu. Félicitations à tous ceux qui ont œuvré dans ce sens, organisateurs, municipaux, membres du club et areneros de Fiesta Brava…

Avec les adieux de Morenito de Nîmes et le retour des Prieto de la Cal, l’affiche avait de quoi attirer l’aficion torista et à l’heure du paseo, les gradins étaient couverts environ aux deux tiers.

A l’issue du paseo, belle ovation envers Morenito qui a tenu à la faire partager à ses deux compagnons de cartel… Six toros de Prieto de la Cal bien présentés pour la catégorie de l’arène, charpentés, inégaux de bravoure et de jeu, crédité de la vuelta le quinto et excellent à la muleta l’ultime.



Chinchon

Plaza de toros de Chinchón. Dimanche. Festival. Lleno.
Novillos de García Jiménez, le troisième avec le fer Peña de Francia.
Ginés Cartagena, oreille;
Uceda Leal, deux oreilles;
Eugenio de Mora, deux oreilles;
Miguel Abellán, deux oreilles et la queue;
Morenito de Aranda, deux oreilles;
Aitor Fernández, deux oreilles et la queue

SARAGOSSE, TALAVANTE MEILLEURE FAENA



Meilleure faena: Alejandro Talavante ( 4º toro le 11)



Trophée triomphateur de la Feria, (Peña La Madroñera): Julián López El Juli

Trophée au courage: Rafael Rubio Rafaelillo (le 16)
Trophée à la meilleure estocade: Juan del Álamo ( 6º le 15)
Meilleur puyazo: Salvador Núñez (cuadrilla d’l Juli, 4º toro le 12)
Corrida la mieux présentée: Novillada de Los Maños (le 14)
Toro le plus brave, Peña La Madroñera: “Pescadero” de la ganadería de Daniel Ruiz (le 12)
Trophée )à la meilleure paire de banderilles: Juan José Trujillo (De la cuadrilla de Talavante, 5º le 17)

L’ ESCALAFON





BEZIERS

Beziers. Dimanche. Festival.
Novillos de Alain Tardieu.
Pedro Gutiérrez ‘El Capea’, oreille;
David Galán, applaudissements;
Julio Benítez ‘El Cordobés‘, oreille;
Alejandro Esplá, deux oreilles;
Tomás Cerqueira, deux oreilles;
Cayetano Ortiz, deux oreilles.

Final Aragonais



Saragosse, Plaza de toros de La Misericordia. Samedi. Septième de la Feria de El Pilar. Plus de trois quart d’arène.
Toros de El Pilar (1º bis), El Puerto de San Lorenzo (3º bis), Vellosino (2º, 4º , 6º), Domingo Hernández (5º).
Alejandro Talavante, silence, silence et oreille qu’il refusa de porter et double vuelta, après une forte pétition de seconde. Bronca au président.
López Simón, oreille, ovation et vuelta après pétition.
Talavante et Lopez Simón saluèrent après le paseillo.
Une forte ovation aux crix de Liberté! Liberté! suivit l’installation de la banderolle.
Saluèrent après avoir banderillé le second Domingo Siro et Javier Gómez Pascual, puis Juan José Trujillo au cinquième.



Malgré l’inanité du bétail, mal présenté et sans jus dans son ensemble, Alejandro Talavante domina de la tête et des épaules ce duel très attendu avec l’étoile montante Lopez Simon. Il est vrai qu’Alejandro tomba sur le seul élément comestible de la tarde, le cinquième, un toro noble et mobile de Garcigrande. Un toro pour lequel quelques uns demandèrent la grâce ce qui était très exagéré. Talavante donna le meilleur de lui-même, à la muleta plus qu’à la cape. Un toreo à la fois mûr et sur mais surtout original, varié et toujours élégant; jamais forcé ni vulgaire. Un long fleuve tranquille plein de charme et de surprise. Le public marcha à fond et l’enthousiasme était au maximum dans le coso de la calle Pignatelli plein jusqu’au plafond. Avec l’épée Talavante paracheva ce chef d’oeuvre en se lançant comme un boulet dans les cornes du Garcigrande qui le toucha sans mal heureusement. Il conclut par un descabello et… le président refusa la seconde oreille. Dans une attitude incompréhensible et aussi irresponsable. Martinez Uranga évoquait récemment les changements nécessaires à la survie du spectacle : l’incompétence, l’arbitraire et le « protagonisme » des présidences en font partie.



Lopez Simon a souffert de la comparaison mais bien peu peuvent rivaliser avec Talavante quand il est dans un moment semblable. Il tomba en plus sur un ensemble médiocre qui ne lui permit pas de développer ce toreo, viril à haut risque qui est sa marque. Il coupa une première oreille pour son entrega, sa décision plutôt que pour son toreo lui-même. Le public en demanda une autre au dernier de la soirée malgré une épée de gendarme qui interdisait toute récompense.
PV

Photos Bruno Lasnier

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