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PLACE AUX JEUNES!

  Trois grandes férias se sont déroulées autour de ce qui est, pour nous, le week-end taurin le plus chargé : Béziers, Dax et Saint Sébastien –qui se situe à quelques kilomètres de la frontière. A cela il faut ajouter la novillada isolée de Millas et la corrida du 15 août de Bayonne. Le public s’est maintenu –autour de 30 000 spectateurs quotidiens- et le résultat artistique a été positif. Juan Bautista dans son solo dacquois, Enrique Ponce Roca Rey et El Juli à Illumbe, Gines Marin à Dax –avec un indulto polémique- ont largement justifiés leurs prétentions. Enfin nous aurions garde de ne pas oublier le départ de Padilla, sujet à de justes débordement d’affection partout où il est passé. Tous ceux-là accompagnent nos pérégrinations depuis longtemps. Il est bon de revenir sur trois noms moins connus qui représentent la jeunesse et par conséquent l'avenir et qui se sont imposés par leurs mérites propres durant cette semaine.


Juan Leal en premier lieu. Nous nous étions émus son exclusion de la féria de Dax, sa ville d’adoption. Il n’avait pas été prévu au départ ce qui avait provoqué de justes protestations mais il avait une nouvelle opportunité pour la corrida de Pedraza en raison de la « baisse » de Rafaelillo. On lui préféra Octavio Chacon. Le 15 août en coupant trois oreilles à Béziers devant une corrida du même élevage, Juan a fait une démonstration indiscutable : il avait largement sa place à Dax et nous avions raison de le souligner –sans esprit de polémique. Juan s’impose comme le torero dont l’aficion française a besoin. Le torero de la relève après Juan Bautista et Sébastien Castella. Son courage, sa volonté, la fidélité à son concept d’un toreo engagé en fait la grande révélation de la saison. C’est le choix du public, des aficionados. Un choix qu’il s’est gagné que les organisateurs se doivent de respecter. Ce sera le cas à Bilbao et Bayonne,


Tomas Campos, c’est le second nom. A Dax, lors de la corrida de l’Agur, il a coupé une oreille « importante ». Il aurait pu en couper une seconde dans cette corrida délicate à gérer s’il n’avait pas « fracassé » au descabello. Lisons le commentaire de Zocato dans Sud-Ouest. : «rien de brusque ni de sec dans tous ces muletazos qu’il nous suggère, dès le suave envol du tissu ». Et il ajoute : « très vite ce modeste matador devrait occuper un rôle important dans la tauromachie ». Nous le reverrons samedi à Mimizan. Sur la « perle de la côte d’Argent », il avait brillé l’an dernier. Là aussi nous avions découvert le courage de lion de Juan Leal. Associés, ces deux-là feraient un duo sensationnel ; ce sera pour une prochaine fois.


Enfin, il faut saluer aussi le succès du novillero André Lagravère « El Galo » : Trois oreilles en deux jours, la première à Millas, les deux autres à Béziers. C’est une belle performance qui fait taire le scepticisme à son égard. Scepticisme que nous ne partagions pas et que les observateurs attentifs de Soustons auraient dû abandonner. André a de beaux atouts. Franco-mexicain, il possède les qualités des toreros de la péninsule aztèque où il a fait ses classes et d’abord le courage. Ensuite, lui aussi a une idée claire du toreo qu’il nous propose. Il est basé sur l’originalité, l’élégance, la variété ; cela nous changent des « pegapases » sans âme qui se contentent des figures imposées. Ces qualités nous les avions détectés dès ses premières et rares apparitions en non-piquées (à Castelnau-Rivière-Basse par exemple). Elles sont désormais avérées et on ne saurait en faire l’impasse.

Cette nouvelle génération connaîtra des hauts et des bas car la route n’est pas facile mais elle a notre estime et elle mérite notre soutien. Place aux jeunes!
Pierre Vidal

Photos ELSA VIELSEUF (www.mundotoro.com, arènes de Dax, Paul Hermé www.torofiesta.com
Plaza de toros de Illumbe (San Sebastián). Cinquième et dernière de la feria. Plus de deux tiers.
Toros de Garcigrande et Domingo Hernández (3º et 4º).
Juan José Padilla, ovation et silence.
Julián López ‘El Juli’, oreille et oreille après avis et pétition de la seconde.
José María Manzanares, ovation après pétition et silence.


Dernière de la féria de la Semana Grande dont l’édition pourrait s’appeler celle de la consolidation. Le résultat artistique et populaire est là : les deux dernières corridas ont remonté le niveau sans atteindre véritablement le sommet. Plus de deux tiers, après deux précédentes entrées misérables, c’est plutôt bon signe et malgré la présence véhémente d’une poignée d’antis le public a répondu à l’offre de la famille Chopera qui n’a pas ménagé sa peine : bus gratuits, pubs tous azimuts, écrans internes, etc. C’est un point crucial qui semble définitivement remporté par une majorité de public local –c’est à souligner- et malgré la concurrence du jour, Dax et Bayonne notamment.
La corrida de Garcigrande juste de présentation et armée commode a donné des satisfactions, le lot d’El Juli surtout : noble avec de la vibration. Le premier sans transmission, le troisième idem, quatrième de marbre, le cinquième aux planches très vite. Tous discrets sous le peto. Mais bon, l’ensemble a permis une tarde entretenue pour le public.
Un tarde dominée par un Juli au sommet de son art captant son toro mais surtout son public. On l’a vu essentiellement à son second passage. Une faena qui est allée de menos à mas face à un bon toro. Faena construite des deux côtés avec une facilité déconcertante : assez classique, dominatrice, sans jamais que la muleta ne soit touchée et finissant par ces figures imposées que sont devenus les redondos, le plus souvent inversés, parfaitement éxécutés. Le tout terminé par une épée « à sa manière » légèrement trasera, raison pour laquelle le président n’accorda pas la seconde oreille. Ce dernier entendit une belle bronca pour une décision qui montre aussi la catégorie de Saint Sébatien : la proximité de la Concha ne signifie pas que l’on soit dans une arène de plage…
Juan José Padilla faisait ses adieux au public local, adieux très affectueux on l’a vu avec l’énorme ovation de despedida. Ovation qui allait plus à l’homme qu’au torero du jour à la peine surtout avec son second qu’il ne banderilla pas et qu’il ne voulut pas voir. Il aurait pu couper une oreille au toro d’ouverture avec lequel il brilla à la cape et avec les palos, s’il n’avait pas failli avec le descabello. La fête aurait été alors parfaite.
José Mari Manzanares absent d’un bout à l’autre s’est sauvé par son habileté à l’épée. Estoconazo au dernier toro.
Pierre Vidal

pierre Le: 16/08/18
Plaza de toros de Bayonne. plus de trois quart. Corrida goyesque.

Toros de Antonio Bañuelos.

Juan Bautista, ovation et silence;


Photo JM Lamy

Paco Ureña, ovation et oreille;
José Garrido, palmas et silence.


Les toros d'Antonio Bañuelos étaient corpulents, même si la plupart n'atteignaient pas les 500 kilos, et bien armés, mais ils furent réticents, voire fuyants dans leurs charges. Un comportement ingrat pour les toreros, d'autant plus qu'ils se montrèrent dans l'ensemble insipides, sans transmission. Difficile dans ces conditions de triompher mais Paco Ureña parvint à leur couper une oreille et aurait même pu sortir par la grande porte. Son arme : la douceur. On parle de lui à propos de la pureté de son toreo, de sa main gauche, de son accroche auprès du public quand il se laisse porter par l'émotion, mais ce qu'il en ressort de sa prestation à Bayonne est un temple sublime. Il fut patient dans ses deux faenas, apprenant, passe après passe, sans se presser, aux toros à charger, même s'ils ne le voulaient pas. Il parvint à enchaîner des passes dans deux prestations en crescendo, très mesurées, d'une délicatesse très torera. Par contre la musique interprétée par l'Harmonie Bayonnaise, perturba sa première faena, du moins la perception qu'en eut une partie du public, car « La Mission », d'Ennio Morricone, ne s'adaptait pas du tout au tempo du toreo.
Signalons aussi deux superbes estocades d'Ureña, la première après un pinchazo, d'une exécution parfaite, suite à un pinchazo, et la seconde fulminante qui contribua à l'octroi de l'oreille.
José Garrido a montré de la personnalité et de l'engagement. Mais cela n'a pas suffi pour s'imposer. Il a fait un énorme effort à son premier, il s'y est mis dessus, mais une épée sur le côté lui a empêché de recevoir un trophée et le public ne lui a même pas demandé de saluer. Son dernier n'a jamais baissé la tête, ni à la mise à mort, et malgré toute la bonne volonté, Garrido n'a rien pu en tirer.
Juan Bautista veniat de triompher la veille à Dax en affrontant six toros et il n'eut pas la même réussite avec les Bañuelos. Propre mais prudent face à son premier, son autre opposant relevait violemment la tête à chacune de ses charges et le torero arlésien décida d'abréger ce qui provoqua les sifflets d'une partie du public déçu et qui avait très envie de le voir.
Signalons enfin que pour cette corrida goyesque les arènes furent décorées par l'artiste de Cullera Juan Bejas avec des peintures très colorées qui ornèrent les talanquèrent avec inévitablement, à la sortie, des coups de corne et des avis partagés du public.

Antonio Arévalo



pierre Le: 16/08/18


laza de toros de El Bibio, Gijón. Denière de la Feria de Begoña. Deux tiers d'entrée.

Toros de El Freixo,

Antonio Ferrera, silence après avis , oreille et ovation après avis.
Miguel Ángel Perera, ovation après pétition, ovation après avis et palmas.

pierre Le: 16/08/18


Arènes de Dax : dernière corrida de la Féria 2018.
6 toros, le quatrième comme sobrero, de la ganaderia Ana Romero, bien présentés, nobles justes de forces et de transmission pour
Thomas Dufau : salut, un avis et silence
Juan del Alamo : salut, un avis et silence
Tomas Campos : un avis et silence, une oreille
Douze piques, cavalerie Bonijol
Poids des toros : 545/510/490/525/530/520 Kg

Salut de Marc Antoine Romero et Manolo de los Reyes après un très bon tercio de banderilles au premier
Président : Yves Charpiat
Lleno
Ciel bleu et chaleur


diaporama photo
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Début et fin de feria se ressemblent…
Pour cette clôture, après 3 «tardes » des plus intéressantes, l’ennui est de retour.
Même chaleur étouffante (plus dure à supporter après 4 jours de fêtes) mêmes causes, mêmes effets : la faiblesse du bétail.
Les hommes ont fait de leur mieux mais un autre obstacle à surmonter pour eux est l’inattention du public ,pressé de pouvoir chanter à la gloire de la « pena bayonnaise » avant l’Agur final ,qu’être attentif aux efforts des toreros .Seul Campos coupa une oreille à un toro plus en jambe que ses confrères.
Balthazar GALLANDE




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pierre Le: 16/08/18
Arènes de Dax : quatrième corrida de la Féria
Six toros dans l’ordre de sortie de Montalvo, La Quinta, Pedraza de Yeltès, La Dehesilla, Victorino Martin (le meilleur du lot) et un sobrero de Jandilla (le plus « brillant » de la course) pour
Juan Bautista , unique espada : une oreille, silence, silence, silence, une oreille, deux oreilles
Sobresaliente : Salvador Ruano . Miguel Ángel Sánchez
Douze piques, cavalerie Bonijol
Président : Franck Lanati
Lleno
A nouveau brille le soleil
Du solo réussi de Bautista à Dax, on retiendra la très belle faena du torero arlésien face à un exceptionnel toro de Victorino Martin.
Le triomphe s'est concrétisé lors de la dernière faena . Jean Baptiste a sorti le grand jeu face à un noble et brillant toro de Jandilla fiinissant un trasteo varié par une séquence trémendiste qui a fortement porté sur le public. La conclusion par un superbe recibir a fait tomber deux oreilles et ouvert le chemin du Splendid par la Porte Principale au torero français.

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photos Mathieu Saubion



Le matin , le landais Yon Lamothe a remporté le concours des novilladas non piquées 2018 devant le nîmois Solalito auteur de deux très bonnes faenas malheureusement mal conclues à l'épée.
RT




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pierre Le: 16/08/18
Plaza de toros de Illumbe, San Sebastián. Mardi. Quatrième de la Semana Grande. Environ deux tiers d’entrée.
Toros de Victoriano del Río (le 6º, comme sobrero,)et Toros de Cortés (1º y 4º).
Iván García salua aux bandérilles au second et Juan José Domínguez, au sixième
Mano à mano.
Jérémy Banti sobresaliente.
Enrique Ponce, ovation, saluts après une forte pétition et avis, ovation saluts et oreille.
Roca Rey, oreille après avis, deux oreilles et ovation.





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pierre Le: 15/08/18
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