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Ils me font marrer ceux qui s’offusquent que Céret n’ait pas été un grand cru, mais qui n’y étaient pas.
Ça les satisfait que les petites places toristas se loupent quelques fois, ils ne comprennent donc pas qu’ils se tirent une balle dans le pieds ?
Certes tout n’a pas été bon, et l’ensemble un peu décevant, mais il y eut aussi de très bonne choses selon moi.
Commençons par le pire, les Dolores Aguirre.
Cela me rappelle une année ou l’un de mes frères nous avait ramenée à la maison une splendide nana, digne des plus grands mannequins mais les formes en plus.
Trois jours plus tard exit la beauté, devant notre interrogation réponse de l’intéressé : “Magnifique, mais elle était creuse…“
C’est ainsi que débuta Céret, avec des pattes, des cornes et un moral de Français face à un Christopher Froome qui leur colle 15mn dans la vue en trois kilomètres.
Inégal le combat,
Une mansada décastée, est pire encore que l’inverse.
Bloquer un Dolores Aguirre dans les planches pour le piquer ou le toréer, un enfer.
Malgré cela, c’est encore Lamelas qui s’en sortit le mieux, en ayant compris (un peu tardivement) que son premier toro (comme son second d’ailleurs) ne sortirait pas d’un mètre du refuge pris en sortie de toril.
Il se joua la peau en allant se coller contre les planches Lamelas est courageux, autant qu’il manque de technique…surtout que lâché par sa cuadrilla, il dut se dépatouiller quasiment seul…sur son second ses efforts méritoires n’ont pas portés. Certains ont vus là un bon toro, je n’ai vu que le copié collé du premier en plus naïf.
La ganadera va surement faire du nettoyage à la maison et les boucheries locales vont pouvoir vendre de la daube…
Robleño est toujours aussi triste et ne se mouilla pas, quand à Aguilar il est à repousser en troisième catégorie, la tricherie a ses limites qu’on ne peut plus lui pardonner.

J’attendais les Fraile, et oui, on vit beaucoup, dans le passé en tauromachie. La course ne fut intéressante sans atteindre des sommets, mais on vit des toros splendides, dont trois au moins avaient de quoi redonner le sourire. Charges puissantes et données de loin, on sent qu’il manque encore un peu de fond dans la constance de la pousssée, et la sauvagerie, mais le sang est là et bien là.

Vara fut carré, avec lui, c’est sans surprise, la lidia, il connaît, les banderilles (avec garrocha) effectuée, il restera sur le bord de la route, au frais, et tua sans vraiment d’entrega.
Mention honorable et sérieuse le boulot est fait.
Perez Mota a du rentrer jusqu’à Lourdes à genoux, cierge à la main, il faillit être cloué sur les planches à son premier.
Toréant ensuite sur le strapontin de Vara, il lança des coups de muleta télescopiques ce qu’il fit qu’il passa à mon avis à côté de son second. La peur ? Vous croyez ?.....

César Valencia, à cause d’un type pareil il va falloir inventer des catégories de tailles.
Lui, tu l’ouvre en deux, tu trouve un cœur qui prend tout le thorax.
Mais comme le dit le proverbe “no tiene brazo no tiene triunfo“
Après ? Ben tu pries que le type ne se fasse pas encorner.
Il est jeune et inexpérimenté, sincère et imprudent, c’est ce qui donne le sel, et l’empathie qu’il reçoit.
Il n’est, ni Robleño, ni Castaño, ni Rafaellillo, donc il ne triche pas, du coups les erreurs sont évidentes, mais aussi limpide, le véritable courage qui touche à l’inconscience parfois.
Les bras trop courts on l’a vu se dresser sur la pointe des pieds pour voir la cruz de triomphe….hélas il pincha a chaque fois, et il fallut une réaction intelligente des présidents (je sais, je sais, le dogme, mais on lui laissa trente secondes de plus (épée fichée dans le rincon) le toro était en agonie pour au moins saluer sa sincérité.

Dernier jour les Adolfo Martin.
Encabo nous a fait du Robleño, quelques jolis gestes plus loin, vêtu du même costume blanc, les deux vont laisser mourir de faim leur teinturier.
Pas une tâche sur le beau costume virginal.
Enacabo s’accorda même une vuelta.

Urdiales que j’attendais suite à ses prestations passées fut celui qui laissa les trois avis et le 1er Pedraza toréé sortir vivant à Dax. Sans flamme, sans envie, le cœur et le corps ailleurs. Décevant (d’autant qu’il recevait le prix Popelin en suivant) le public du coups ne le fêta pas..à l’image de son visage d’ascèse…triste.

Quand à Robleño, il négocia son contrat de l’an prochain à son dernier toro, sans soulever les foules mais reçut bizarrement une oreille…mise en balance

En résumé un petit cru, mais comment espérer mieux, quand on sait que la semaine Torista Madrilène fut elle même un fiasco.

A ceux (toreristas convaincus que la tauromachie ne se sert que dans les tasses de thé) qui se délectent déjà, d’un résultat soso, je rétorque bien volontiers qu’à la vue de la sortie triomphale d’Escobar le Roublard à Pampelune (et les cornes que tout le monde sait maintenant) et ce que l’on y a vu, j’étais bien mieux à Céret. (D’autant que toute la clique va nous tomber dessus à commencer par Mont de Marsan)

Les bémols, un problème de places récurrent, et à réguler, trois places ne suffisent pas pour deux personnes et encore moins pour quatre (et je ne parle pas de régime) la limite du recevable a été atteinte.
La Robleñomania qui coute cher à l’ADAC (les présents ayant eus la sensation intime que celui-ci les “couillonnait“ (ceci étant dit Aguilar et consort pas mieux))
Les cuadrillas assassinant les toros aux planches, les capotazos et les déplacements inopportuns pour ne pas dire interdits, le règlement Français n’a pas les armes pour lutter contre cela, il est temps que cela change.

Brindis aux organisateurs, bien tristes quand ça ne fonctionne pas, mais qui la joue sincère, NE LÂCHEZ RIEN.
Brindis aussi pour la présentation des toros.
Brindis car l’idée de garder la même présidence sur les trois courses rend les décisions plus homogènes (à condition que cette présidence soit cohérente et au top, ce qui nous parut être le cas (avec deux ou trois bémols mais bon)
Brindis aussi concernant les tertulias ou la présidence et les organisateurs sont présents.
N’oublions pas que les aficionados de verdad (clin d’œil aux quintana, et autres) sont les gardiens du temple, mais que du coups ils sont plus durs qu’ailleurs.
C’est pour cela, sans doute, aussi, que les trophées ne tombent pas, avec justesse souvent, ce que les amateurs de chiffons, emperlousés, dans les salons de l’hôtel machin ne peuvent pas comprendre, puisque une excellente corrida c’est deux oreilles par toros et un indulto derrière.

Enfin Brindis définitif à tous ceux qui défendent la fiesta Brava, de Barcelone, à n’importe ou, les antis ayant gain de cause, de ci de là, en Espagne (qui n’a pas encore mis en place son système de défense) elle passe quoi qu’on en dise par le respect du toro en premier.
Certains organisateurs commencent à comprendre ce que nous répétons depuis des mois et des mois..

Sans toros, il n’y a pas de corrida.
Prouver encore et toujours que le toro est une énigme à résoudre et pas un faire valoir.

C’est ce que fait L’ADAC.
CHF

 


Gabin Rehabi meilleur tiers de piques 2015

pierre Le: 17/07/15
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