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Plaza de toros de Las Ventas de Madrid. Dimanche. Dernière corrida de la Feria de San Isidro. Lleno.
Toros de Miura (1º, invalide; 2º, âpre; 3º, sans force; 4º noble avec du fond; 5º, compliqué mais maniable; le 6° noble et avec de la classe, applaudi à l'arrastre.
Rafaelillo, silence et vuelta al ruedo après avis
Javier Castaño, silence et silence
Serafín Marín, silence après avis et sifflets après avis.
Ángel Otero et Fernando Sánchez saluèrent au second.
Forte ovation de despedida pour Rafaelillo.



Les larmes de Rafaelillo après sa grande faena au quatrième resteront dans le souvenir des aficionados et viendront enrichir le corpus légendaire de al ganaderia de Zahariche. Ce fut une Miurada de chez Miura, haute, longue, lourde comme il se doit dans sa présentation homogène, âpre, périlleuse, mais aussi généreuse parfois (4ème et 6ème). Il y eut une première partie infumable et une seconde passionnante. C'est déjà pas mal et la devise une fois a fait le job dans cette ultime semaine torista -souvent décevante- du marathon madrilène. Elle n'aura pas déçu les amateurs du genre. Elle est à part on le sait et elle demande beaucoup aux toreros qu'ils soient en or ou en plata et l'excellent subalterne Marco Galan aura payé une fois de plus le prix du sang : éviscération du testicule droit alors qu'il banderillait le cinquième.

Rafelillo, aguerri aux durs combats, partit por todas à son second passage une porta gayola gonflée et une longue faena donnée à un toro aux intentions douteuses qui se calma sous sa muleta autoritaire obéissant aux cites du Murciano. Faena pour l'histoire, instrumentée par le bas avec beaucoup de temple, toujours croisée, les séries conclues par des remates de bon goût: pechos mais aussi trincherillas. Nous étions devant un Miura tout de même et jamais le Murciano ne craqua, il prit du plaisir même dans son duo avec le Miura terminant par des naturelles de face pieds joints superbes. La Puerta Grande se profilait cela pouvait être l'exploit des exploits nombreux de ces 31 jours ininterrompus à Las Ventas.

Hélas, lui le tueur si régulier, faillit deux fois avec l'épée pour en porter une excellente entière au troisième voyage. Adieux les rêves de gloire, la foule de la calle Alcala, les contrats multipliés. Le succès se limita à une vuelta très applaudie car Madrid sait reconnaître les siens. Lui qui avait tout donné, les larmes inondaient son visage. Et la chaleur du public ne pouvait le consoler, lui, le galérien qui avait entrevu un instant l'amélioration de son sort, un traitement plus juste, plus de confort, de douceur... elle augmentait au contraire sa détresse car il le savait, il n'avait pu conclure l'oeuvre de sa vie, celle qui, pensait-il, pouvait changer sa vie.
PV



pierre Le: 09/06/15
BOUJAN, SOLER EN TRIOMPHE PONTEVEDRA