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Nimes, vendredi. Lleno. Soleil et rafales de vent.
Paseo retardé de 15 minutes en raison de l'affluence.
Une minute de silence a été observée en mémoire José Mari Manzanares père.

Toros de Garcigrande et Domingo Hernández (4º). Correctement présentés, nobles mais manquant de race. Le cinquième excellent.

Morante de la Puebla, pitos, oreille après avis et ovation et saluts.
El Juli, oreille après avis, silence après avis et oreille et pétition de la seconde.

El Juli est sorti en triomphe par la porte des cuadrillas.



Sortie a hombros par la porte des cuadrillas pour El Juli, Morante en orfèvre…
Arènes quasiment pleines, soleil avec rafales, un quart d’heure de retard pour le paseo, conséquences du plan Vigipirate, minute de silence en hommage à Manzanares, Musique Chicuelo II et celle des arènes d’Albacete, avec parfois alternance des chefs et quelques morceaux joués ensemble. A l’issue du paseo, le public a invité les deux maestros à saluer.

Cinq toros de Garcigrande et un de Domingo Hernández (4) de présentation moyenne et de forces et de jeu divers, certains moteurs étant grippés, meilleur le cinquième.
Mano a mano en mode opposition de style entre El Juli qui a justifié son statut de torero poderoso et de technicien hors pair, et Morante de la Puebla qui a égrené sa tarde de gestes au cachet artistique qui ont comblé ses partisans, dont votre serviteur.

Morante de la Puebla (silence, oreille et saluts) a ouvert les débats avec un adversaire qui alla deux fois au cheval sans s’employer avant d’être liquidé en deux temps trois mouvements après une courte faena de tanteo, les rafales n’arrangeant rien. A son second, long à se fixer, une partie du public un poil excédée se mit à lancer des olés de dérision, avant de se retourner pour acclamer Morante, inspiré sur un quite alluré entre les deux puyazos. Début de faena par le haut au fil des planches, premiers derechazos donnés avec douceur puis avec l’accompagnement du Concerto d’Aranjuez, l’orfèvre de La Puebla del Río alternant des séries de grande musique, lentes et profondes, tentant de s’abriter du vent pour donner encore plus de corps à son trasteo. Quelques estampes en adornos et entière. Avec le quinto, un joli castaño oscuro accueilli par farol, véroniques, chicuelinas et serpentina, Morante mit la barre haut avant un quite réussi de Jérémy Banti et une réplique immédiate du Juli. Brindis à l’assistance et début de faena décidé avant de signer plusieurs séquences droitières templées. A gauche, ce fut un peu plus délicat, son opposant n’ayant pas les mêmes réponses, mais Morante tira plusieurs naturelles isolées remarquables. Final decoroso et conclusion hélas médiocre par pinchazo, un tiers et descabello qui limita le bilan à un salut chaleureusement reçu par l’auditoire. En définitive, et malgré le handicap des caprices d’Eole, Morante a exécuté une partition empreinte parfois de virtuosité.

El Juli (oreille, silence et oreille) prit un premier qui mit du temps à se fixer avant capoteo décidé puis deux rencontres entrecoupées d’un superbe quite par chicuelinas. Brindis au public puis entame de faena en faisant venir son adversaire de loin, exécutant quelques bons enchainements malgré les rafales. Séance encimista avec deux avertissements gratuits et trois quarts de lame. Au quatrième, bien pris deux fois à la pique, tercio de banderilles médiocre puis entame de faena dynamique, mais manquant ensuite de transmission, conclusion par metisaca bas puis pinchazo. La sauce a été plus relevée avec l’ultime qui prit un premier puyazo rectifié et un second sans insister. El Juli puisa dans son bagage technique les ressources pour prendre le dessus et finit par imposer son autorité, finissant par cambio puis deux séries de tourne retourne avec changement de mains puis passe du mépris qui portèrent sur les tendidos. Entière au second envoi.
Paul Hermé

pierre Le: 23/05/15
BRAVO LES JEUNES! Vic, la chronique de Thierry Reboul