Visiteurs: 1127976
Aujourd'hui: 97
site hébergé par nuxit
www.nuxit.com
pour contacter les auteurs
corridasiinfo@gmail.com
Pour transmettre une information, un programme ou une opinion , vous pouvez contacter Corrida Si à l'adresse mail suivante
corridasiinfo@gmail.com
Pour être informé en temps réel des articles parus sur Corrida Si, rejoignez le groupe CorridaSi infos sur Facebook
 
 
Sortie a hombros de Manuel Escribano qui a coupé trois oreilles aux toros du Pilar…
Temps ensoleillé, deux tiers d’arène. Six toros du Pilar charpentés, sérieux, inégaux de forces, donnant un jeu divers.
Curro Díaz (oreille et silence) entama les débats en signant un excellent capoteo par véroniques puis rebolera. Deux piques, la seconde pour la forme, le Pilar accusant des forces limitées, mais une noblesse dont profita le Linarense pour construire une faena suave, bien dans son corte agitanado. Curro distilla quelques estampes d’école et conclut d’une entière. Son quatrième ne sortait pas de la même barrique et après deux rencontres, il fallut se faire une raison, on ne reverrait pas les gestes soyeux de la première mi-temps. Curro fit toutefois un bel effort sur quelques mouvements harmonieux, mais la pâle réplique de son opposant n’avait rien pour relever la sauce. Entière au troisième envoi.

Javier Castaño (silence et oreille) débuta avec un adversaire qui prit trois piques sans grand style avant un bon second tercio avec saluts de Fernando Sánchez. Par la suite, son opposant limita ses attaques par des charges réduites et Castaño en tira ce qu’il put, templant les derechazos et égrenant les naturelles une à une avant circulaires inversées et luquecinas, l’ensemble conclu par demie tendida manquant de transmission. Au cinquième, protesté pour une terminaison en pinceau et qui ne s’employa pas au cheval, le Salmantino brinda à l’assistance une faena constituée de séquences méritoires, mais pêchant par manque de profondeur, Castaño toréant trop à la voix. Final encimista et entière avant descabello.

Manuel Escribano profita de la substitution de López Simón pour s’offrir un triomphe en terres cévenoles. Tercio de banderilles approximatif puis faena plus décidée que réellement aboutie, son adversaire accusant faiblesse et sosería. Il se fit accrocher sur une manoletina avant d’en finir d’une entière trasera. Ce fut mieux avec l’ultime qui prit deux piques sans style, Manolo se faisant applaudir avec les palos avant de brinder au conclave un trasteo débuté par le haut aux tablas et compensant par la suite les charges courtes de son opposant par une entrega et une alegría qui porta sur les tendidos. Entière puis metisaca

En matinée, devant un quart d’arène, trois novillos des frères Jalabert et un du Laget (4), même maison. Un lot imposant, certains n’auraient d’ailleurs pas dépareillé dans une corrida de toros, en particulier le premier, un superbe castaño. De jeu inégal, le troisième s’avéra le meilleur et fut honoré de la vuelta posthume.
Manolo Vanegas (saluts et oreille) brilla par véroniques puis rebolera après que son client ait cassé quelques planches à sa sortie. Le Jalabert envoya ensuite par deux fois le lancier au tapis puis tercio de banderilles qui valut à Vanegas une belle ovation. Brindis au ciel et trasteo marqué par sa décision face à un novillo compliqué qui ne baissait pas sa garde et chargeait avec brusquerie, une violence que le Vénézuélien tenta de canaliser avec plus ou moins de bonheur, mais sans jamais renoncer. Final par manoletinas, entière tendida et trasera. Avec le troisième, Manolo allait passer un drôle de quart d’heure. Après deux piques poussées, il se fit encore applaudir avec les palos puis il brinda au public une faena accidentée, se faisant fortement secouer à deux reprises, mais affichant une entrega et un aguante qu’il sut transmettre sur les étagères en de séries enlevées avant entière, le bicho résistant longtemps bouche fermée.

Pour Louis Husson, la matinée s’avéra délicate. Il faut dire qu’il ne tomba pas sur les meilleurs, mais on ne l’a jamais vraiment senti à l’aise. Son premier, bizco, se révéla terne au cheval et après un quite de Vanegas qui se retrouva au tapis, Louis donna le change sur quelques mouvements volontaires à droite avant que les choses ne se compliquent encore plus à tribord, les aciers n’arrangeant rien. Face à l’ultime, rien ne s’arrangea vraiment, le novillo étant protesté avant et après la pique pour motricité arrière défaillante sans que le palco ne juge bon de le renvoyer aux corrales. Malgré sa noblesse, le Laget n’offrit pas d’options au Dacquois qui dut le maintenir debout, réalisant toutefois une série gauchère honorable, mais sans que la mayonnaise ne prenne vraiment. Pinchazo, entière delantera et descabello.
Paul Hermé



La veille:



pierre Le: 18/05/15
SEVILLE Madrid, dimanche