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Roca Rey dans l'ambulance, à la sortie de Las Ventas



Les images de la Maestranza hier étaient déplorables: gradins vides pour un des jours, le "pescaito", traditionnellement des plus forts, contenu lamentable et public à l'indulgence coupable. Antonio Lorca un des derniers critiques critique, honnête et lucide le dit parfaitement dans sa chronique http://desolysombra.com/2015/04/20/feria-de-abril-el-drama-de-la-plaza-vacia/ . Certes la Maestranza sera toujours un des monuments les plus visités en Andalousie, des jardins de l'Alcazar on respirera longtemps le parfum des orangers: la magie d'une des plus belles villes du monde continuera d'opérer mais elle n'est déjà plus cette référence taurine qu'elle a été, capitale d'un art qu'elle a vu naître; c'est devenu un mythe creux, une image publicitaire dépassée.


Il y a, par ailleurs, des sujets de réconfort. Ils viennent de loin ces deux jeunes: Andrés Roca Rey et Joaquin Galdos qui ont écrit une page glorieuse de la tauromachie péruvienne ce dimanche. Roca Rey est sorti dans la gloire de Madrid et Galdos a triomphé dans les arènes de Garlin d'une rude corrida de Pedreza de Yeltes. Nous les connaissions tous les deux depuis longtemps, puisque nous les avions rencontré, avec Jean François Nevière et les membres de Mexico Aztecas y Toros, lors d'une tienta dans leur pays natal.

Plus que leur technique c'est leur détermination, leur volonté, leur disposition qui nous avait frappé. Comme les Conquérants sont partis de Palos de Moguer, ils ont quitté leurs familles et des situations commodes et ils sont partis en Europe se faire un nom, une place dans ce milieu xénophobe, comme le firent avant eux une poignée de français et quelques mexicains. Le public madrilène est juste, celui de Garlin aussi, il sait reconnaître le courage et la personnalité: il les a fait roi d'un jour.Et ils feront reparler d'eux comme on parle encore de l'or du Pérou.
PV

pierre Le: 23/04/15
Saragosse PAMPELUNE, CAPITALE MONDIALE DU TORO