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A vous tous amis aficionados qui êtes de plus en plus nombreux à nous suivre quotidiennement –plus de 180 000 cette année- nous voulons vous dire d’abord : bonne année, bonne santé et une bonne temporada 2019. Pour que ce dernier vœu se réalise, cinq conditions:

1-Plus de transparence. Il est temps que le mundillo évolue en même temps que la société. Les trusts, qui dirigent la carrière des toreros, possèdent les ganaderias et gèrent la plupart des arènes doivent agir dans la clarté. Ils en sont capables quand on voit les personnalités qui les mènent. Même si elles ont de mauvaises habitudes, elles peuvent aussi avoir des idées nouvelles, poussées par les nécessités. Le « bombo », ce tirage au sort novateur, qui s’impose dans la plus grande arène du monde va dans le bon sens. La preuve ? Cela ne plaît pas aux figuras… il faut donc aller plus loin… Les confronter plus souvent à des élevages sérieux -elles en ont les moyens- et lutter contre leurs diktats, notamment les exclusions ou les exclusives.

2-De la nouveauté. Avec la retraite de Juan José Padilla, Juan Bautista, Alejandro Talavante et les blessures qui rendent incertain le retour de fortes personnalités, de nombreux postes s’ouvrent. Plus de 200 selon nos calculs. C’est l’occasion de les offrir à la génération montante qui a eu encore peu d’opportunités jusqu’à maintenant. Que le quarteron de figuras en pré-retraite n’accapare pas ces postes et que des noms nouveaux ou peu connus sortent du chapeau ! Cela dépend des organisateurs ainsi au pied du mur.

3-Un soutien aux novilladas. Le nombre des spectacles taurins est à la baisse, particulièrement celui des novilladas qui s’effondre en raison du renchérissement du spectacle et de la baisse des subventions publiques. Le phénomène pourrait s’aggraver si le public ne réagit pas. Le secteur subirait un démantellement massif mettant en péril l’avenir de la tauromachie, car là se forment les toreros de demain et se découvrent les nouveautés. Cela vaut pour la France comme pour l’Espagne ; pour les novilladas piquées comme pour les sans picadors. Le risque n’est pas pour les grandes férias dont l’avenir est assuré mais pour les placitas isolées qui ont de plus en plus de mal. Tout dépendra des choix de l’aficion…

4. Une tauromachie dégagée des pressions politiques. Dans l’immédiat cela concerne l’Espagne. L’irruption de « Vox » parti d’extrême-droite qui s’est posé en défenseur privilégié des taurins et la disparition de Podemos abolitionniste forcené, en Andalousie du moins, peut-apparaître comme une victoire. Elle est, comme celle de Pyrrhus, pleine de dangers. La corrida doit rester universelle c’est-à-dire ni de droite ni de gauche ; comme elle doit demeurer ouverte à toutes les classes sociales et là se pose le prix des places. Soyons clair : plus la tauromachie aura de soutien populaire mieux son avenir sera assuré. L’élitisme serait rapidement mortel…

5. Une tauromachie Française. La France pèse peu dans l’ensemble de la tauromachie mondiale. Cela fait sa fragilité structurelle. Elle a néanmoins ses atouts : cela n’est plus un produit d’importation grâce à ses figuras, Castella et Juan Bautista, grâce aussi à Simon Casas controversé mais respecté. Elle possède des élevages qui ont largement fait leurs preuves : Margé, Gallon, Laugier, Pagès Maillan, Couturier, Darré dans le sud-ouest. Elles méritent de devenir prophètes en leur pays comme le mérite un torero comme Marc Serrano qui a largement démontré. Enfin il y a pléthore de novilleros français il faut les programmer, les mettre en concurrence pour le plaisir des spectateurs. Oui ! Comme disait l’autre « produisons Français » c’est garantir l’enracinement de la tauromachie sur nos terres et de la rendre indéboulonnable.
Pierre Vidal




thierry Le: 02/01/19
NOUVELLE PROGRESSION DE CORRIDASI Maxime Solera au Mexique