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Le texte de Josette Avril:

MARCHANDISATION DE L’ART




"Annie Lebrun est née en 1942. Elle occupe une position critique –poétique, politique- en marge de tout. Son dernier ouvrage paru « Ce qui n’a pas de prix » est sous-titré « Beauté, laideur, et politique ». Elle y parle d’une guerre qui se déroule « SUR TOUS LES FRONTS » et qui s’intensifie contre « tout ce dont il semblait impossible d’extraire de la valeur ». S’ensuit, selon elle, un nouvel « enlaidissement du monde » parce que « la beauté vive », celle dont chacun connaît le pouvoir d’éblouissement, et qui ne se laisse pas assujettir, est devenue un ennemi.

Elle rappelle ce que Freud relevait dans « malaise dans la civilisation » (en 1929), à propos de la beauté, qu’elle dérive du domaine de la sensibilité sexuelle, et qu’elle a donc partie liée avec nos pulsions ; ce qui la rend indissociable de l’irréductible singularité que chacun y découvre pour s’y reconnaître.
La beauté, dans ces conditions, ne peut donc « venir d’en haut », d’une quelconque domination.

Cela dit, les différents pouvoirs se sont toujours efforcés de se l’approprier, sinon de la détourner pour mieux l’assujettir.
De nos jours, la collision de la finance et d’un certain art contemporain, à l’origine de cette entreprise, installe une domination sans réplique.

En même temps, la marchandisation de tout recourt à une forme d’esthétisation qui se généralise (voir la pub et le design) pour mieux camoufler un fonctionnement devenu catastrophique.

Dans ce monde qui semble courir à sa perte, il est permis de se demander ce que la violence de l’argent est en train de liquider.

« Il s’agit d’une incontestable victoire, écrit Annie Lebrun p.67, qui va conditionner pour longtemps le comportement de la valetaille et de la piétaille culturelles, de plus en plus préoccupées de créer des événements comme s’il ne suffisait pas de privilégier la sensation au détriment de la représentation, voilà que la sensation n’a plus pour seule mesure que le sensationnel »

Dès lors que le constat d’Annie Lebrun concerne une guerre qui se déroulerait « SUR TOUS LES FRONTS », je me suis demandé si la corrida, telle qu’elle fonctionne, est aujourd’hui concernée, ou si elle en réchappe."


Josette Avril

Coordination de cet ouvrage Pierre Vidal. Prix 15 euros plus frais de port.

Contacts, commandes : jeffneviere@msn.com

pierrevidal.ratabou@orange.fr



pierre Le: 26/12/18
LE NOEL DES ENFANTS MALADES AVEC MARC SERRANO NOEL AU MEXIQUE