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Ambroise Vollard en torero par Auguste Renoir (photo DR)



Nous sommes tous tenus en haleine par le feuilleton des Gilets Jaunes ; il y a dans la famille taurine sans aucun doute, des pros et des antis Gilets jaunes. Il y a ceux qui font des barbecues sur les barrages et ceux qui les détestent et le font savoir. Il y a des taurins jaunes et d’autres qui ne le sont pas ; des taurins de droite et des taurins de gauche et c’est très bien. C’est une famille qui est ainsi parfaitement intégrée à la démocratie, à la République dont tous se réclament. Ceci-dit, les anthropologues les plus savants le pointent du doigt, il y a un « problème de territoires » en France : certains se meurent d’autres prospèrent et le "bassin tauromachique" fait partie des premiers. Il y a donc fort à parier que de nombreux de nos amis se trouvent sur les barrages se voyant comme abandonnés et méprisés.



L’actualité des gilets jaunes a fait passer au second plan un fait majeur : le résultat des élections régionales en Andalousie. Il est majeur pour le futur de l’Europe et pour les aficionados car un parti demandait l’arrêt pur et simple de toute tauromachie dans ce qui en est le berceau, Podemos membre de la coalition nationale, et un autre, au contraire, voulait la « sanctuariser », Vox, nouvel arrivant d'extrême droite. Ils étaient en concurrence. Le premier a subi un grave recul électoral, le second est entré au parlement régional pour la première fois de son histoire en totalisant plus de 11% des voix, chiffre qu’aucun institut de sondage n’avait prévu.

Soyons clair nous ne réjouissons pas de l’irruption de Vox sur la scène espagnole, dans la mesure où il évoque les années sombres d’un pays que nous aimons. Mais la gauche andalouse ne récolte-t-elle pas le fruit de son intolérance ? Menaces radicales sur l’avenir de la tauromachie et sur la chasse pour ce qui concerne Podemos, voilées pour le PSOE. Deux pilier de la culture populaire locale défendue en son temps par de nombreux intellectuels anti-fascistes comme Garcia-Lorca et Miguel Hernandez. Il semblerait que le secteur taurin ait voté massivement VOX, cela reste à démontrer et Morante de la Puebla a été le seul à se manifester dans ce sens. C’est en tout cas un vote populaire qui touche les zones les plus pauvres de cette grande région.

Ce résultats devraient rendre modestes nos adversaires. Ces derniers ont été démentis par le peuple, pourtant les provocations se multiplient. La dernière vient de la ministre socialiste de la transition écologique, Teresa Ribera, qui, à son tour, s’est prononcée lundi pour l’interdiction pure et simple, immédiate et définitive de la tauromachie et de la chasse. A titre personnel a-t-elle ajouté. Quand on connaît la contribution des éleveurs comme celle des chasseurs à la défense d'un environnement préservé et à un bien-être animal malmené par les pratiques industrielles, on se dit que c’est d’une mauvaise foi délibérée ou d'une ignorance coupable pour un ministre. La récente sanction électorale andalouse trouve ses racines dans ce mépris du peuple dans ces nouvelles élites européennes qui prétendent incarner une gauche nouvelle ; une gauche qui n’aime pas le peuple en fait.

Pierre Vidal

pierre Le: 09/12/18
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