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Un récent papier lu sur le site Mundotoro https://www.mundotoro.com/noticia/cuantas-localidades-de-espana-dan-y-daban-corridas-de-toros/1397900 devrait inquiéter le milieu taurin qui vit dans son doux cocon hivernal. En fait il est passé inaperçu tant nous sommes absorbés par les effets d’annonce, les mouvements de despachos et les échos de la lointaine Amérique. Tout ce folklore ancien meuble traditionnellement l’hiver, c’est ainsi de toute éternité… La vie est un long fleuve tranquille qui ne cessera jamais de couler.

Or les choses vont mal et sans doute la diminution des attaques antitaurines cette année est le signe de cette rapide régression. « A quoi sert de se mobiliser puisque le déclin de nos ennemis est si rapide ? » ça pourrait-être ça...



Que dit Mundotoro, en substance : En 2006, 479 communes avaient donné au moins une corrida. Douze années après dans la même temporada, les communes espagnoles qui ont proposé au moins une corrida ne sont que 204. C’est donc une perte de 275 communes en douze ans; une régression de plus de 50% des villes espagnoles. Dans ces abandons : Barcelone bien sûr mais aussi Vitoria et pléthore de petites villes, ce qui réduit largement la base géographique et sociologique de la tauromachie en en faisant un produit cher, confiné pour l’essentiel dans les plus grandes villes qui perd progressivement sa base populaire. Comme la tauromachie est devenue, bien malgré elle, un enjeu politique le poids électoral de l’aficion est en pleine régression ; les antis comme les responsables politiques le savent. Les offensives comme celles de Podemos qui milite pour la suppression pure et simple de la corrida en cas de son accession au pouvoir (avec le PSOE) est une conséquence de ce constat.

Le nombre des spectacles durant cette période 2006-2018 a subi une baisse encore plus drastique. En 2006, en Espagne, on a célébré 929 corridas de toros, cette année 385. C’est-à-dire une baisse de 544 corridas. Plus de 50% là aussi. Le mouvement s’expliquerait essentiellement par la crise économique qui a décimé le secteur en 2008. Selon l’Instituto Nacional de Estadística (INI), la baisse s’est ralentie sensiblement depuis mais elle se poursuit : en 2014 il y a eu 32 corridas de plus que cette année. Il n’y a donc pas eu le rebond attendu. Cela affecte le poids économique du secteur et par conséquent sa capacité à peser sur les décisions politiques.

La France qui ne représente qu’une faible part du « marché » taurin est aussi touchée par cette lente régression : Fréjus (notre Barcelone à nous), Floirac, Palavas, Collioure et cette année Carcassonne n’ont pas donné de spectacles taurins (la liste n’est pas exhaustive). On sait qu’il est très difficile de revenir en arrière. On sait aussi que beaucoup, les plus fragiles et souvent les plus petits, s’interrogent sur la pérennité des spectacles qu’ils organisent. Car nous n’avons pas évoqué les novilladas et les novilladas sans picadors dont la situation est pire encore.

Nous sommes dans le déni !

Pierre Vidal

pierre Le: 25/11/18
YUCATAN Nous l'aimions...