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Arles . Corrida Goyesca. Toros de Victoriano del Río
Juan Bautista, deux oreilles avec un avis et oreille;
Sebastián Castella, silence avec un avis et deux oreilles;
José María Manzanares, division d'opinions et ovation.
Entrée: Lleno.



Triomphes de Juan Bautista - après avoir annoncé sa prochaine retirada - et de Sébastien Castella, sortant tous les deux a hombros par la grande porte...

Arènes pratiquement pleines, décoration de Domingo Zapata, orchestre Chicuelo II, soprano Muriel Tomao et chœurs Escandilhado...

Six toros de Victoriano del Río corrects de présentation la plupart, donnant un jeu irrégulier. Meilleurs les 1 et 5, ce dernier, « Cantaor » (c’était bien de circonstance !) ayant les honneurs de la vuelta.

Journée bien émouvante et paradoxale pour Juan Bautista qui après avoir annoncé le matin sa future retirada (voir plus bas), est venu une nouvelle fois triompher dans l’amphithéâtre arlésien qui lui est si cher...

Juan Bautista (deux oreilles puis oreille) a signé un bon accueil capotero avant deux interventions d’Alberto Sandoval, bien pris la première fois avant une seconde en mode simulacre. Bon second tercio puis brindis à l’assemblée d’un labeur prenant surtout corps à tribord au son de « Caridad del Guadalquivir », sa faena essentiellement droitière étant conclue plus tard par un recibir au centre qui libéra deux mouchoirs. Si son second a été acclamé à sa sortie, il se montra par la suite juste de forces, obligeant l’Arlésien à puiser dans sa volonté et sa technique pour lui prendre le dessus malgré une charge limitée.

Brindis à Zapata et trasteo décidé comprenant une belle dose de créativité avec notamment dans son final des muletazos exécutés sans l’estaquillador, notamment des naturelles de face faisant place à quelques adornos avant entière. Sympathique vuelta donnée en compagnie de ses enfants...

Sébastien Castella (applaudissements et deux oreilles), vêtu d’une chaquetilla portant la mention « Pasión » dans le dos, prit un client qui alla deux fois au cheval pour un premier puyazo protesté et un autre mieux instrumenté. Belle entame de faena en se ployant face à un opposant certes noble, mais aux jarrets quelque peu défaillants. Le Biterrois traça néanmoins plusieurs séries ajustées, en donnant la distance, notamment à droite, son toro ne l’aidant pas vraiment sur l’autre flanc. Entière caídita. Avec le quinto, qui plus tard sera crédité de la vuelta posthume, Sébastien allait nous réserver le grand moment de cette tarde sous la forme d’un début de faena exceptionnel après un bon capoteo de réception, deux rencontres suivies d’un bon quite par chicuelinas puis un salut de José Chacón au second tercio pour avoir casqué deux bonnes paires. Et c’est à ce moment, après un brindis à l’assistance, que Sébastien allait faire rugir les étagères en faisant partir de loin le Victoriano pour exécuter au centre, pieds joints et dans le plus parfait stoïcisme, trois cambios sans bouger, avec au passage plusieurs mouvements ajustés dans un pouce de terrain. Musique ! Ensuite, Castella aligna des mouvements harmonieux et templés, n’ayant peut-être que le tort d’avoir un peu trop prolongé. Estocodón, deux avis, le troisième n’étant plus très loin lorsque le bicho finit par décider de jeter l’éponge.

Manzanares (silence aux deux) n’a pas dansé avec les plus belles ! Son premier ne s’est pas employé au capote et n’a pas tardé à exposer plus tard sa mansedumbre. A la muleta, il tenta bien de sauver les apparences grâce à son exceptionnelle gestuelle, mais ça sonnait un peu creux. Faillite aux aciers. On pensait que l’Alicantino pouvait réussir le desquite, mais après deux rencontres puis un bon tercio de banderilles, l’animal alla cogner fort contre un burladero, ressortant diminué de ce choc violent dont il ne se remettra pas. En effet, il s’affaissa à plusieurs reprises, Manzana devant dès lors se résoudre à abréger les débats faute de combattant. Entière.

Paul Hermé torofiesta



pierre Le: 09/09/18
DAX, EMILIO DE JUSTO FRAPPE A NOUVEAU DAX, CURRO DIAZ A L'HONNEUR AVEC LES EDITIONS GASCOGNE