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Plaza de toros de Béziers. Dimanche. Deuxième de feria. Trois quart d'entrée.

Toros de Núñez del Cuvillo,

Juan José Padilla, oreille et oreille avec une double vuelta.
Antonio Ferrera, oreille et ovation.
Juan Bautista, oreille et oreille.


A Béziers, pour les adieux de Padilla, les arènes du Plateau de Valras en version « Cœur de Pirate »...

Ciel progressivement chargé, 2/3 d’arène. Six toros de Núñez del Cuvillo bien présentés, meilleurs les trois premiers, donnant la plupart du jeu, en retrait le 5.

Cœur de Pirate, non pas comme la chanteuse québécoise, évidemment, mais plutôt celui du Cyclone de Jerez (oreille et oreille) qui venait faire ses adieux dans une arène où il a beaucoup donné, au temps où il venait assez régulièrement s’envoyer des quignons en exposant son courage... et le reste ! Ce dimanche, à l’heure du paseo, l’émotion est montée de quelques degrés et c’est bien avec le cœur que la grande majorité des aficionados présents ont encouragé et remercié Padilla qui la veille s’était fait une nouvelle fois violemment secouer, ce qui ne l’avait pas empêché le matin même de toréer déjà à Dax ! Un petit tour d’avion et le voilà donc parachuté sur le plateau de Valras... Après avoir été gratifié d’une émouvante standing ovation, le Jerezano reçut son premier en se ployant. Deux rencontres sans éclat particulier, second tercio à charge de la cuadrilla puis brindis à l’assistance d’une faena débutée à droite, les muletazos se succédant sans accompagnement musical, au grand dam d’une bonne partie du public. Après un bref passage gaucher, Padilla promena le premier trophée de la tarde, l’affaire se concluant par quelques adornos maison, puis entière. Le quatrième, abanto de salida, envoya bouler le piquero puis y alla de sa vuelta de campana avant de retourner au cheval pour prendre une ration fort généreuse. Ce coup-ci, le Cyclone s’empara des palos et se mit le public dans sa poche sur trois passages spectaculaires qui lui valurent une forte ovation. Brindis à une amie et début à genoux pour une entame dynamique, avec toutefois un désarmé sur le remate. Ensuite, le trasteo sera entreprenant sur les deux flancs, les séquences étant rythmées par les battements de mains d’un public festif qui une nouvelle fois réclamait l’intervention de l’orphéon. La suite en alignant quelques effets tremendistes ponctués d’un desplante à genoux, puis entière tendida qui libéra une autre récompense. Une deuxième, celle qui lui aurait ouvert la grande porte étant longuement pétitionnée. En vain. Il convient de rappeler qu’à Béziers, pour sortir par la grande porte, il faut avoir coupé au moins deux oreilles sur le même toro. Et dire que l’on entend parler de-ci, de-là, d’une uniformisation du règlement ! Donc, pas de grande porte au final pour le futur retraité, une décision quelque peu frustrante car même si elle n’était pas illogique sur le contenu brut de la faena, elle aurait pu faire de la part du palco l’objet d’une exception pour services rendus et de façon plus générale, reconnaissance d’une carrière qui l’aura ô combien marqué dans sa chair. Ceci n'est que mon humble avis, bien entendu, mais j’ai vécu dans le passé, à la Maestranza de Séville pour la despedida de Manzanares père, une sortie a hombros par La Porte du Prince qui certes ne répondait pas aux critères de son ouverture dans le domaine des oreilles coupées, mais qui foin des contingences arithmétiques, avait spontanément véhiculé la chair de poule sur les travées et fait verser pas mal de larmettes ! Dont les miennes... C’est aussi ça, la corrida, non ?

Antonio Ferrera (oreille et saluts) se fit remarquer d’emblée avec ses capotazos décidés avant la chute du lancier sur le premier assaut. Au second, il lui mit le compte avant un bon quite par chicuelinas de Padilla, puis un brindis à l’auditoire. S’ensuivirent d’agréables séries sur les deux rives au son de « Nerva », le tout étant conclu par entière au second envoi, le bicho quittant ce bas monde en bravo. Joli salut capotero du quinto suivi de deux rencontres, la deuxième pour faire le compte et faena donnée à un adversaire sans forces ni fonds, genre labeur d’infirmier. Antonio soigna toutefois le geste pour donner quand-même le change. Entière caída.

Juan Bautista (oreille et oreille) prit en premier lieu un jabonero charpenté (585 kilos) reçu par larga de rodillas puis véroniques bien tracées. Deux piques puis brindis au conclave et entame décidée des planches jusqu’au centre où en donnant la distance, l’Arlésien allait égrener les séries avec aisance et allure. Un trasteo qui transmit et qui aurait pu mériter encore un meilleur sort s’il n’avait pinché son premier recibir, avant d’en foncer un autre jusqu’à la garde. Mais c’est avec l’ultime que Jean-Baptiste allait se grandir face à un manso qui le mit à l’épreuve après trois passages au cheval, le dernier sur le réserve. Le Cuvillo manifesta dès l’entame de faena sa propension à aller en découdre en querencia et c’est là que Bautista afficha toute sa maitrise technique pour le contraindre à prendre les muletazos. Un travail plus que méritoire, très intéressant pour l’aficionado, conclu cette fois par un recibir foudroyant qui à lui seul lui valut un trophée. L’autre a dû se perdre en route ! Décidément...




Texte et photo Paul Hermé

En matinée, devant un bonne chambrée, très intéressante novillada non piquée, grâce aux erales de Robert Margé, bien présentés et donnant un bon jeu, ainsi qu’aux efforts des quatre aspirants qui chacun dans son corte, ont su s’attirer la sympathie du public.
Lucas Muñana, de Béziers (oreille). Lorsque les clarines ont retenti, sortie de... l’arroseuse municipale ! Le Bitterois alla ensuite accueillir son becerro a portagayola, se faisant désarmer en se relevant. Bonnes véroniques puis enchainement lopecinas et rebolera. A la muleta, priorité à droite avec plusieurs passages méritoires lors d’une faena conclue par entière au second envoi.
José Antonio Valencia, de l’école d’Arles (deux oreilles), s’est distingué sur un bon enchainement capotero puis son entrega au second tercio. Après la pose réussie des bâtonnets, le Vénézuélien brinda à l’assemblée un trasteo rondement mené, débuté à genoux et poursuivi par des séquences instrumentées « en novillero », qui ont transmis, lui valant deux trophées mérités après entière.
Yon Lamothe, d’Adour Aficion, s’est illustré à son tour au capote avant de brinder aux gradins une faena harmonieusement conçue, soignant le geste dès son entame et faisant montre de notables dispositions artistiques avant un final plus rapproché. Demi-lame.
Clemente Jaomes, de Béziers, a reçu son opposant par larga de rodillas puis a affiché pas mal d’entrega et d’alegría lors d’un trasteo qui marquait ses débuts dans la catégorie.
Paul Hermé www.torofiesta.com

pierre Le: 12/08/18
ILLUMBE, SEUL CURRO DIAZ PONTEVEDRA, CAYETANO A L'INFIRMERIE