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Avec l’arôme particulier des corridas exceptionnelles, cette goyesque arlésienne n’a pas failli à sa réputation. Tout était prêt pour qu’à l’heure H, les ingrédients soient réunis pour offrir un écrin artistiquement bien en phase avec l’esprit de cette course. Sauf que…

Sauf qu’il a fallu compter sur un invité de la dernière heure qui a foncièrement perturbé la bonne marche des opérations. La pluie, celle qui est venue compliquer la tâche de tous ceux qui avaient pour mission de peaufiner le superbe décorum conçu par Hervé Di Rosa. Grâce aux efforts de tous et malgré les gouttes qui s’étaient invitées jusqu’à l’heure du paseo, tout finit par rentrer dans l’ordre, les areneros et les membres du service technique se taillant une belle ovation, ô combien méritée, pour l’efficacité de leur intervention.

Après le paseo, une minute d’applaudissements a été réservée à Iván Fandiño, triomphateur de la feria pascale, ainsi qu’à Dámaso González et plus généralement à tous ceux qui nous ont quittés cette année, professionnels comme aficionados.
4/5 d’arène, toros de Domingo Hernández, les trois premiers puis le 4 bis, et Garcigrande les trois autres, correctement présentés, discrets sous le fer la plupart, nobles, mais manquant de fonds. Le quatrième a été remplacé par un sobrero de Domingo Hernández après s’être invalidé au second tercio.

El Juli (oreille puis deux oreilles) se distingua sur la réception capotera de son premier avant deux rencontres entrecoupées d’un bon quite par chicuelinas. Bonne entame muletera précédant des tandas ajustées à gauche puis un final au plus près des cornes avec passage par le haut, séries énergiques et variées. Entière maison puis deux descabellos avant l’irruption d’un anti copieusement sifflé, rattrapé par la maréchaussée et promptement évacué. Et alors que les areneros étaient en train d’arranger la piste, un deuxième larron survint à son tour, rapidement intercepté et arrastré en dehors du ruedo. Entre temps, le public, soutenu par l’orchestre, se mit à entonner la Coupo Santo puis la Marseillaise…

A propos de l’orchestre Chicuelo II, disons qu’il a été une nouvelle fois parfait, bien en phase par le choix du répertoire avec l’esprit de cette goyesque, l’ensemble de l’accompagnement étant de surcroît relevé par la prestation exceptionnelle du trompettiste virtuose Pacho Flores.

Avec le quatrième, El Juli partait pour une belle démonstration de toreo face à un adversaire apparemment bien prédisposé à répondre aux cites de Julián, mais après avoir partagé les banderilles avec Jean Bautista, le bicho boula au sol et se démit une patte, ce qui contraignit le palco à sortir le mouchoir vert… Bon capoteo avec le sobrero, puis deux piques en mode simulacre correspondant aux forces limitées du cornu, mais applaudies, avant un brindis à l’assistance d’une faena compacte, donnée le plus souvent à mi-hauteur avant une fin plus encimista qui porta sur les gradins, avec notamment des redondos sans fin. Bref, la totale, conclue par une entière en passant au large au second envoi.

Juan Bautista (oreille et saluts) afficha sa décision dès les capotazos de réception avant deux puyazos, le second pour la forme. Entame de faena alluré jusqu’au centre, puis échanges droitiers élégants et naturelles inspirées, l’Arlésien se faisant menacer par un plat de corne par un toro peu évident, mais affirmant son entrega et son aguante lors d’un final rematé par une entière al encuentro suivie d’un coup de verdugo. Avec le quinto, reçu par larga de rodillas puis un bon capoteo avant une première pique poussée et une seconde qui vit le lancier effectuer un spectaculaire vol plané par devant, sans graves conséquences toutefois, Juan Bautista déclencha ensuite la musique sur un quite avant d’inviter à son tour le Juli à poser les palos, les deux s’attirant une belle ovation.

Brindis à Hervé Di Rosa, et bon début près des planches d’un trasteo certes volontaires, Juan faisant un bel effort pour réussir le desquite, mais l’opposition ne lui facilita pas la tâche, le toro allant rapidement a menos et ne transmettant guère. Final dans les cornes, sans parvenir à faire décoller totalement l’affrontement, et pour cause. Pinchazo puis estocade tombée, un descabello.

Cayetano débuta avec un client qui suite à deux piques sans histoire, permit ensuite par la franchise des ses charges à Iván García et Alberto Zayas de saluer. Brindis à l’assemblée, le cadet des Rivera éprouvant ensuite du mal à maintenir l’intérêt malgré ses gestes soignés, face à un bicho deslucido qui s’éteignit rapidement. Entière au troisième envoi puis un descabello. Avec l’ultime, Cayetano étala plusieurs gestes allurés au capote malgré un désarmé. Deux piques, la seconde sur l’épaule, puis entame suave d’un trasteo composé d’instantanés méritoires, avec un susto sur une chute le laissant à la merci du toro, heureusement sans mal. Faena de détails face à un toro soso envoyé ad patres par entière suivant deux pinchazos et précédant un descabello.

Paul Hermé





Un antitaurin ayant voulu perturber la corrida l'arène d'Arles a entamé la Marseillaise faisant l'admiration de nos amis espagnols. Quelle meilleure réponse en effet aux fossoyeurs de la liberté que ce chant patriotique et républicain; celui du peuple en lutte contre la tyrannie.

pierre Le: 09/09/17
Une oreille pour Pacheco à Calasparra INDULTO A ALBACETE