Visiteurs: 1128589
Aujourd'hui: 252
site hébergé par nuxit
www.nuxit.com
pour contacter les auteurs
corridasiinfo@gmail.com
Pour transmettre une information, un programme ou une opinion , vous pouvez contacter Corrida Si à l'adresse mail suivante
corridasiinfo@gmail.com
Pour être informé en temps réel des articles parus sur Corrida Si, rejoignez le groupe CorridaSi infos sur Facebook
 
 




Plaza de toros de Melilla. Jeudi. Corrida de toros. Près de trois quart de plaza.

Six toros de Manuel Blázquez, nobles mais souvent faibles et avec peu de transmission.

Juan Mora, ovation, silence, oreille.
Antonio Ferrera, oreille, deux oreilles et oreille.



Cette corrida annuelle dans la "Mezquita del toreo" , dernier coso en activité du continent africain avait quelque chose de symbolique. Rappelons que la corrida a connu en Afrique du Nord des jours glorieux avec des arènes prestigieuses, très importantes comme celles d'Alger ou Oran qui existent encore et dont la réouverture est évoquée de manière récurrente. Il y en eut aussi au Maroc, à Casabalanca notamment ou à Tanger qui ont fermé à la corrida en 1972. Plus au sud, l'Angola (ex-colonie portugaise) eut sa période taurine avec de gigantesques arènes qui pourrissent encore dans la banlieue de Maputo. Elles étaient consacrées à la tauromachie portugaise. Dans l'Algérie française où de nombreux républicains espagnols avaient trouvé un refuge précaire, il y avait une grande aficion et des ganaderias de bravo ont existé. Albert Camus fut un spectateur des corridas oranaises où se rendait un public venu de toutes les communautés.

Aujourd'hui, après l'effondrement du colonialisme, il ne reste que le réduit de Melilla pour un événement hautement symbolique dans les temps très troublés que traverse l'Espagne avec la sécession qui se profile un peu plus en Catalogne et qui concerne directement les taurins. Sans doute les spectateurs, plus nombreux que les années précédentes, -beaucoup étaient venus du continent- ont-ils voulu le montrer en entamant l'hymne espagnol.

Le nouvel empresario de Melilla a choisi deux grandes personnalités du toreo, de ceux qui incarnent le mieux cet art souvent dévoyé pour cette journée: Juan Mora revenu pour un jour et Antonio Ferrera dont l'exigence esthétique a trouvé un public -c'est sans doute une des meilleures nouvelles de cette temporada... Sans doute les toros n'ont pas été à la hauteur des ambitions des promoteurs de la journée mais Juan Mora comme Antonio Ferrera ont néanmoins développé leur concept du toreo à la fois pur et personnel. Fortes a fait pour l'occasion l'arenero et Ferrera -amoureux du détail- est sorti à pied des arènes par déférence envers son aîné le grand Juan Mora.



pierre Le: 08/09/17
Fromet personna non grata à Vauvet Une oreille pour Pacheco à Calasparra