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La féria de Bilbao terminée, il faut s'attaquer au bilan des "corridas generales". Bilbao c'est le bastion nordique, une place forte historique. Sans connaître les chiffres officiels on peut cependant se faire du souci sur le résultat économique et surtout populaire de la Semaine. On a jamais atteint ni frôlé le lleno et il y eut des jours où les entrées furent scandaleusement pauvres comme celle de dimanche dernier avec moins d'un quart d' arène. Ce jour là pourtant on annonçait les toros de Miura, nom légendaire, dans une arène présentée comme dédiée historiquement au torisme.

En réalité Bilbao est devenu la cathédrale du Poncisme, le torero de Chiva étant le seul a attirer des assistances décentes. Il sera récompensé sans surprise, sur la piste, par une sortie en triomphe et ensuite par l'octroi des prix de la féria (prix Ercilla pour la huitième fois). Il y eut cependant de la contestation lors de sa seconde comparution... N'est-ce pas trop et trop longtemps? Le public n'attend-il pas autre chose ? Les Ferrera, Perrera, Urdiales voir même Roman ne mériteraient-ils pas un accessit? Et l'ineffable Matias n'aurait-il pas du mieux récompenser les efforts d'Escribano (prix de la meilleure estocade, tout de même) ou de Juan Leal qui méritait en toute justice de couper une oreille si importante pour lui ? Côté bétail c'est la corrida de Torrestrella qui a été primée. Certes... celles de Miura et de Victorino n'ont fait impression que sur le papier.

En fait, Bilbao fut le terrain d'un affrontement politique historique. Avec l'attitude courageuse et un brin provocatrice de Ferrera qui refusa de bandériller car sifflé pour avoir choisi des bâtonnets aux couleurs nationales; Cayetano -mal récompensé lui aussi par Matias- remettant le couvert le sur-lendemain. La présence contestée du roi émérite; les brindis appuyés à son égard des vedettes et de Ponce notamment en rajoutaient une dose. Le toreo a choisi son camp : l'unité de la nation espagnole et le refus de l'aventure du séparatisme. C'est courageux et logique, le pouvoir central devrait s'en rappeler.

2018 pourrait-être l'heure du grand changement. La gestion de la famille Chopera aux commandes depuis cinquante ans sera remise en jeu. La ville qui possède pour une part Vista Alegre, voudra-t-elle maintenir le statu quo? Le bâtiment deviendra-t-il multiuso c'est à dire ouvert à d'autres activités ? La famille Chopera qui a perdu Vitoria mais conforté Saint Sébastien gardera-t-elle dans son giron ce qui est son joyau ?

Il y a cinquante ans Damaso Gonzalez (RIP) coupait la queue d'un Pablo Romero dans cette même arène. Comme le chante le prix Nobel de Littérature : "The times they are changing"...
PV



La corrida de Victorino, la meille[ure malgré tout de notre point de vue...





pierre Le: 29/08/17
Entrega de Juan Leal Fiesta campera de Mexico Aztecas y Toros