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Beaucoup d’aficionados qui se croient autorisés parlent de Juan José Padilla en se pinçant le nez. Ils le font d’ailleurs de la plus part des toreros : en fait les carrières de leurs chouchous –ils en ont- sont le plus souvent éphémères ou marginales. Pourtant a bien y regarder, Padilla représente bien les valeurs de la corrida et d’abord le courage physique et moral. Qui aurait pu penser qu’après sa terrible blessure de Saragosse où entre la vie et la mort il perdit un œil, il serait revenu au tout premier plan ? Les observateurs notant même un progrès dans une tauromachie désormais plus posée. Torero complet, grand banderillero mais aussi bon muletazo et tueur implacable, Juan José est une figure incontournable du moment. C’est dans le privé une personnalité chaleureuse et une sorte d’ascète se consacrant entièrement à sa passion.

Padilla est un torero populaire. Faut-il lui reprocher ? La tauromachie n’est-elle pas un art populaire ? Son charisme porte sur le public. Il emporte l’adhésion des plus réticents et suscite l’enthousiasme. Il faut donc le remercier pour sa générosité et pour tout ce qu’il apporte à la corrida. Que peuvent dire en effet nos adversaires contre un type qui, un œil en moins, lutte comme un enfant pour triompher et pour donner du plaisir aux gens ? Oui ! Padilla c’est un spectacle à lui tout seul et il fait beaucoup pour la popularité de notre passion ; pour sa pérennité.
Il va se produire samedi dans les « arènes du Courant » à Mimizan et cette venue du Cyclone de Jerez dans une ville entrée il y a peu dans le giron des cités taurines c’est tout un symbole : celui du dynamisme et de la marche en avant. Mimizan ce n' était donc pas une aventure éphémère mais le début d’une tradition inscrite désormais au calendrier des aficionados. Que l’on se souvienne des difficultés des premières manifestations taurines dans la « Perle de la Côte d’Argent ». Ils en ont bavé les pionniers qui n’ont pas cédé et ils peuvent être fiers de la pérennité de la manifestation...
Mimizan en peu d’années, a vu défiler des toreros importants comme Joselito Adame, Juan del Alamo (révélé au public français ici) ou Juan Bautista. La venue du bouillant Jerezano est une étape de plus dans ces arènes dont la vocation est de donner du plaisir au plus grand nombre. De la joie. Le cartel sera complété par Manuel Escribano bien remis de sa terrible blessure d’Alicante, le torero de Gerena marche sur les pas de celui de Jerez et leur duel aux banderilles va faire des étincelles. De Tomas Campos on attend beaucoup : il aura une rude concurrence à affronter. Toros de Loreto Charro.
PV

pierre Le: 17/08/17
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