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Belle attitude de Tibo Garcia

Beaucaire Dimanche

Novillos de François André.

Mario Palacios, ovation et vuelta al ruedo;
João Silva Juanito, ovation et vuelta al ruedo;
Tibo García, oreille et ovation.

Temps chaud avec traditionnelle chorale des cigales, demi-arène environ. Six novillos de François André pour marquer les 70 ans de la ganadería, bien présentés, dans le type, formant un lot de trois et trois en ce qui concerne le comportement, donnant un jeu varié, les plus remarqués étant les 3, 4 et 5. Le ganadero a fait une vuelta en compagnie de Juanito à l’issue du combat du cinquième.

Mario Palacios (saluts et vuelta) a ouvert les débats avec un adversaire juste de forces et difficile à fixer qui prit deux piques, la seconde pour la forme. Brindis à l’assemblée d’une faena bien débutée par cambios, mais la mansedumbre de son opposant ternit quelque peu un exercice sans grande transmission, terminé aux tablas, et pour cause. Entière trasera. Mario ne put réussir le desquite avec un quatrième plus propice au bon toreo, se distinguant dès l’entame sur des capotazos soignés avant deux piques en le faisant venir de loin pour deux belles arrancadas ovationnées, le second assaut se terminant toutefois par un puyazo sur le côté, ce qui n’empêcha pas la musique de jouer. Bon second tercio puis faena brindée au ganadero Jean-Marie Raymond, marquée à la fois par la noblesse et la faiblesse de son adversaire. Palacios exécuta plusieurs séries, notamment à tribord, méritant la mention, mais l’ensemble eut du mal à transmettre. Sans vouloirs jouer les censeurs à outrance, il me semble toutefois que faire un desplante sur un désarmé n’est pas très opportun et ne doit pas être conseillé par les traités de l’orthodoxie taurine ! Entière et pétition. Applaudissements à l’arrastre.

Juanito (saluts et vuelta) a pris d’abord un novillo faible qui prendra un premier puyazo protesté et un second en mode homéopathique, en raison justement de ses forces limitées. Brindis au public d’une faena qui ne décolla jamais, le Portugais se faisant désarmer dès les premiers doblones, puis ne parvenant jamais à construire quelque chose de cohérent face à un animal visiblement très intéressé par les planches. Trois quarts. Juanito eut ensuite la chance de tomber sur le meilleur de l’envoi, un adversaire qui répétait dans sa muleta après deux assauts puis un second tercio médiocre. Début alluré en ployant la jambe, puis suite décidée déclenchant la musique et faisant remonter l’alegría avant un final par circulaires inversées puis une conclusion par quasi entière qui aurait mérité un meilleur sort si elle n’avait été par la suite entachée de trois coups de verdugo…

Tibo Garcia (oreille et applaudissements de despedida) accueillit son premier par capoteo technique pour tenter de le fixer, avec menaces avant deux piques bien administrées, la seconde en allant provoquer l’animal. Brindis au ciel puis entame applaudie par doblones suaves, la suite s’avérant plus indécise face à un novillo violent. Bien que désarmé… Tibo ne désarma pas ! Il parvint au prix d’un bel effort à sortir quelques gestes méritoires et élégants dans un contexte pour le moins indécis. Quasi entière au second envoi. Le sixième ne resta pas astifino très longtemps car il se cassa la pointe gauche pour avoir tapé violemment dès sa sortie contre un bruladero. A cause du choc, ce bicho eut par la suite son train arrière déréglé, avec les problèmes de motricité qui vont avec… Le public demanda le changement, mais après une pique protestée et trasera, le novillo resta en piste pour une faena brindée à Frédéric Lautier et son fils Bastien au terme de laquelle, malgré le souci permanent de Tibo de le mener avec suavité, l’invalidité de son opposant fit capoter l’affaire. Dommage pour Tibo, mais à l’impossible nul n’est tenu et faute de la moindre option, il ne put doubler la mise et obtenir le trophée qui lui aurait ouvert la grande porte. Entière tombée.

A l’issue de la course, le prix à la meilleure pique a été remis en piste par des membres du CT La Muleta d’Arles à Rafael Agudo Gómez qui a piqué le troisième novillo, soit le premier de Tibo Garcia.

Paul Hermé



pierre Le: 30/07/17
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