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Luis David Adame dans le grand bain



C’est un souvenir d’enfant : il date des années soixante ; souvenir d’un déplacement aux arènes pour un cartel qui semblait extravagant et qui sans doute fut unique en Europe puisqu’il réunissait les trois frères Gijon : Curro, César et Efrain. Ce dernier n’eut qu’une modeste carrière mais les deux autres furent des génies adulés par le public de leur pays. Le Vénézuéla était alors une démocratie prospère et la corrida était à l’image de cette aisance. Plus récemment, Tyrosse aura été le théâtre d’une des très rares prestations en Europe du grand torero mexicain « El Pana » (27/04/2014). Sans doute la dernière en Europe avant la tragique disparition du regretté sorcier d’Apizaco.



C’est ainsi que les arènes de Tyrosse sont liées à la tauromachie outre-Atlantique, bien trop ignorée –pour ne pas dire méprisée- des empresas et des aficionados européens. Pourtant, là se joue le destin de notre passion et ces grands pays donnent des fruits savoureux comme le colombien César Rincon ou le péruvien Andrés Roca Rey mais aussi la dynastie –on peut l’appeler ainsi désormais- des Adame qui passionne le Mexique taurin. Les adhérents de Mexico Aztecas y Toros le savent : l’association s’est donnée comme objectif de défendre et promouvoir la tauromachie de ces pays. Car, mais oui, il faut sortir des sentiers battus.

Joselito Adame a fait ses tous premiers débuts dans le sud-ouest, à Maubourguet. On ne dira jamais assez la force morale qu’il lui a fallu à lui et à ses camarades qui l’ont suivi pour quitter leur continent très jeunes arrivant en Europe totalement démunis. Ce sont des jeunes gens qui ont faim de gloire et de fortune. Une faim indispensable pour réussir dans cette profession que l’on qualifiera d’infernale. On dit de Luis David -nous avons vu ses tous débuts lors d’une tienta au Mexique- qu’il marche sur les traces de son frère. C’est un toreo très créatif mais surtout d’une grande détermination. La fraternité on le sait n’empêche pas l’esprit de compétition et entre deux frères il y a souvent bataille pour être le meilleur.

Juan Bautista, chef de lidia, tempérera ces ardeurs avec la maturité, la plénitude qu’on lui connaît. L’arlésien, comme Antonio Ferrera dont il est très ami a franchi un degré : à son exceptionnelle lucidité, à sa science, il ajoute une pointe de toreria, d’esthétique qui en fait un des toreros les plus recherchés du moment. Pour ce qui concerne le sud-ouest sa première faena face aux Alcurrucen vicois fut un modèle d'entrega et de domination.
Toros d’Hermanos Pedres.
PV

pierre Le: 21/07/17
San Sebastián de los Reyes VALENCE, TRIOMPHE DE MANZANARES