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Egalité entre Andy Younes et Tibo Garcia, avec avantage Tibo pour le jury…



Avec une météo estivale agrémentée du chant des cigales et un léger vent par moments, et dans des arènes pleines, cette novillada de la IIIe Feria de la Jouvenço était très prometteuse. A-t-elle vraiment tenu ses promesses ? Disons que le premier point positif aura été effectivement l’entrée, ce qui prouve une nouvelle fois que les novilleros nationaux intéressent davantage le public que certains inconnus qui lui sont parfois imposés ! Quant au bétail, somme toute correctement présenté, ne prenant le plus souvent qu’une pique, il eut des comportements divers, mais aucun n’a été vraiment complet. Quant aux novilleros, parfois hélas trahis par leurs épées, on a remarqué leur envie, leur application et leur entrega…
A noter que le paseo s’est déroulé au son de « Nimeño II » pour célébrer les quarante ans de son alternative, puis qu’une minute d’applaudissements a été destinée aux défunts de l’année, en particulier Philippe Cuillé, Iván Fandiño, le diestro mexicain Ramiro Celis et Louis Nicollin. Enfin, Lucien Limousin, maire de Tarascon, accompagné de Rolland Agnel, président de la commission taurine, a remis en piste un souvenir à Laurent Cuillé, en hommage à Philippe,, mais aussi pour honorer la présentation de cette ganadería à Tarascon…

Andy Younes (saluts, silence puis oreille) a débuté avec un Gallon sur un bon enchainement capotero précédant deux rencontres. Arborant un pansement sur la tempe droite comme séquelle de son récent traumatisme crânien subi à Las Ventas, Andy brinda ensuite à l’assemblée une faena bien débuté en se fendant, poursuivant par redondos puis changement de mains qui portèrent sur les gradins. A gauche, ce fut plus inégal, mais Andy se reprit bien et l’on pouvait alors penser qu’il avait une oreille au bout de son épée. Las, le maniement discutable de la rapière lui enleva ensuite tout espoir de récompense. Andy accueillit ensuite son splendide Cuillé par un bon enchainement véroniques/chicuelinas/rebolera qui donnèrent le ton. Une pique sans s’employer puis brindis à l’assistance et début de faena arrodillado qui n’allait pas tarder à remuer les étagères sur un sérieux accrochage qui fit craindre le pire, l’Arlésien éprouvant pas mal de peine à se relever et à retrouver ses esprit. Toutefois, avec beaucoup de cran, il repartit au combat alors que l’on sentait bien qu’il était entre deux eaux. Ayant quitté sa chaquetilla pour se donner un peu d’air, il se lança dans un trasteo décidé, soutenu par l’auditoire, qui aurait pu connaitre un épilogue plus heureux si une nouvelle fois la ferraille ne s’était pas interposée. Après avoir interverti l’ordre de sortie, Andy est revenu dans le ruedo pour lidier en dernière position son San Sebastian, un bicho irréprochable de présentation, aux finitions impeccables, qui prit un puyazo en mettant les reins. Brindis au public puis cambio au centre avant de poursuivre par plusieurs séries ajustées à tribord. La suite par mouvements plus encimistas avant de conclure l’affaire par entière qui libéra un trophée après une longue agonie après des planches. Visiblement heureux, mais un peu hésitant sur ses appuis, Andy dut ensuite être reconduit à l’infirmerie avant d’être dirigé vers l’hôpital d’Arles pour examens…


Tibo Garcia (saluts, saluts et oreille) a démarré avec un Gallon juste de forces reçu par larga puis bon capotazo au ralenti. Monopuyazo préservé puis brindis au conclave d’un trasteo donné le plus souvent à mi-hauteur sans obliger l’animal, seule solution pour maintenir le Gallon et utiliser sa noblesse par échanges suaves et précautionneux. A ce jeu, les mouvements s’avéraient agréables, mais relation de cause à effet, l’ensemble pêcha toutefois par manque de chispa. Echec aux aciers. Avec son Cuillé, Tibo exécuta quelques somptueuses véroniques après un écart effectué par le recortador local Romain Aguillon, qui avait auparavant sauté au-dessus du second novillo. Après une rencontre sans histoire, entame allurée puis trasteo irrégulier, le Cuillé ayant tendance à jouer du chef dans les échanges. Peut-être fut-il trop peu piqué ? Toujours est-il que sans être un chef-d’œuvre de pureté du début à la fin, le mérite du Nîmois aura été de ne pas lâcher prise et de finir sur une meilleure impression, hélas ternie encore par deux pinchazos avant entière. Avec le San Sebastian (Vangelisti), Tibo se montra une nouvelle fois à l’aise avec le capote avant que le novillo ne parte deux fois seul sur le peto lors d’un premier tercio un peu bafouillé. Brindis à Morenito d’Arles, peón de confiance d’Andy, puis prestation basée sur la volonté et la ténacité face à un opposant qui ne l’aida guère et qui finit même parado, Tibo s'arrimant puis plaçant une entière provoquant alors une pétition suivie d’effet.

A l’issue de la course, aux côtés de Rolland Agnel et d’une Arlésienne, Lucien Limousin a remis en piste le Trophée Nimeño II à Tibo Garcia, désigné par le jury comme meilleur novillero de la course. Quant au prix au meilleur novillero, il est resté desierto.

En matinée, devant environ 300 personnes, la non piquée de Los Galos a réservé quelques bons moments à l’assistance. Précisons d’abord qu’Antonio Ortiz, de Tolède, est venu remplacer Sergio Díaz et qu’à l’issue du paseo, une minute de silence a été observée à la mémoire des taurins disparus dans l’année, notamment Iván Fandiño et Louis Nicollin.
Alfonso Ortiz (oreille et saluts) a étalé ses bonnes manières à son premier, d’abord au capote puis au cours d’une faena complète, plus aboutie cependant sur l’aile droite. Quasi entière. Il brinda la faena de son second à l’assistance, alors que le vent se levait. Avec moins d’aisance qu’au tour précédent, son eral répétant moins, le Toledano exécuta toutefois quelques mouvement méritoires avec notamment des muletazos servis un par un dans un ensemble inégal, puis échec avec les aciers.

Vincent Pérez (oreille et silence) affirma d’emblée sa détermination par un bon capoteo puis brinda à l’assemblé une faena comprenant des séquences variées et rondement menées, avec entrega et application. Quart d’heure plaisant entaché d’un bajonazo sur le premier envoi avant entière. Bon capoteo à son second avant brindis à Agustín et El Lobo qui ont pris en charge une école taurine d’Arles restructurée et organisatrice de la course. Face aux bonnes charges de son eral, Vincent afficha ses bonnes manières au cours d’un trasteo globalement méritoire, même si la zurda fut moins convaincante. Là où les choses se compliquèrent, c’est avec la rapière, l’Istréen perdant hélas tout espoir de récompense qui lui tendait un temps les mains…



pierre Le: 09/07/17
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