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Trop, beaucoup trop d’incidents entre le palco et le public ces derniers jours : nous citerons la seconde oreille refusée à Madrid à Juan del Alamo, la première de la corrida concours de Vic-Fézensac à Lopez Chavez, la seconde hier pour El Juli à Tolède, refus qui a failli déclencher une émeute et qui a obligé la police à intervenir dans le callejon (cf. photo). C’est vrai, cela a toujours été: la contestation du palco, représentant d’une autorité toute puissante, fait partie du folklore taurin. Il y a eu longtemps là une sorte de métaphore de la société espagnole dominée par un arbitraire politique implacable; le palco étant, de plus, occupé par un fonctionnaire de police souvent peu compétent. Mais c'est de l'histoire ancienne. Il est bon aussi de rappeler que la première oreille appartient au public, la seconde restant au libre choix du président.



Les orthodoxes s’en tiendront au règlement. Rien pourtant n’est figé dans le marbre, le règlement évolue régulièrement ; de plus une règle n’est pas forcément le rempart des dérives. Son application littérale peut au contraire, avoir un effet pervers : déclencher comme cela fut le cas à Tolède des chahuts monstres qui nuisent au bon déroulement du spectacle, laissent un goût d’amertume dans la tête des uns et des autres ou donnent l’impression que certains sont favorisés ou défavorisés pour des raison inavouables; ce qui est, en réalité, très rarement le cas.

Pourquoi cette contestation qui paraît souvent exagérée dans son expression du moins ? Le monde évolue. L’exigence de démocratie et de transparence grandit. Qui s’en plaindrait ? La tauromachie ne peut pas se soustraire à ces évolutions. Comme elle doit tenir compte de la demande de communication –elle le fait de plus en plus- elle doit aussi entendre la demande du public –ce « cochon de payant » sans qui nous n'existerions pas. Quand je dis public, je pense grand public. Car si la corrida appartient à un petit cercle de gens entendus – avec leurs mérites, bien entendu-, elle est perdue.

Que faire, alors ? Que les présidences soient plus à l’écoute de la demande populaire. Ne disait-on pas, à propos du public, dans les vieilles reseñas de nos maîtres : le Respectable ? Donc respectons mieux les désirs du Respectable. Et pourquoi ne pas envisager un jour de faire évoluer le règlement ? Le monde change qu’on le veuille ou non et il n’y a pas d’autres voies que d’accompagner ces changements, en gardant l’essentiel évidemment : un toro de respect qui apporte l’émotion.
PV

pierre Le: 16/06/17
CASTELLA ROMPT AVEC SON APODERADO ARLES, LA FERIA DU RIZ