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Nîmes. Dernière de la Feria de Pentecôte. Un tiers.

Toros de Jandilla et Vegahermosa (5º et 6º), bien presentés. De bon jeu avec de la transmission. Le 6º, ‘Pañero‘, de Vegahermosa, nº 42, 546 kilos, colorado sera gracié.

David Mora, ovation et oreille avec pétition de la seconde.
Paco Ureña, oreille après avis et ovation.
José Garrido, ovation et deux oreilles symboliques.



Mardi, 06 Juin 2017

Sortie en triomphe d’Andy Cartagena le matin, et pour la clôture, de José Garrido qui a indulté un toro de Vegahermosa…
La feria de Nîmes s’est terminée ce lundi d’une façon un peu curieuse par l’indulto d’un toro de Vegahermosa qui aurait dû en constituer son apothéose, mais qui a suscité la polémique avec le désaccord d’une partie du public. Pour autant, Peñado a été un grand toro. Et Borja Domecq, l’éleveur de Jandilla et de son deuxième fer de Vegahermosa, pouvait être fier une nouvelle fois de son envoi nîmois…
La mauvaise surprise aura été l’entrée du jour, historiquement faible pour un lundi de Pentecôte, pouvant être estimée à environ 2/5 d’arène. Circonstances d’un lundi qui n’est plus férié, composition du cartel avec de bons toreros mais méconnus du grand public ? Toujours est-il que cette désaffection de l’amphithéâtre est quelque part inquiétant.
Les toros de Jandilla (les deux derniers de Vegahermosa), bien présentés, inégaux de forces, ont été le plus grand point de satisfaction de cette tarde. Combatifs, mobiles, ils auront maintenu l’intérêt, la palme allant bien entendu à « Pañero », de Vegahermosa, N° 42, 546 kilos, à qui le président Frédéric Pastor a permis de retrouver ses verts pâturages de Llerena…
David Mora (saluts puis oreille avec pétition de la seconde) a ouvert la course avec un toro peu piqué en deux fois avec lequel il s’était auparavant distingué par véroniques. A la muleta, entame suave jusqu’au centre où il allait aligner quelques séries bien léchées sur les deux rives, bien qu’un peu marginales. Pinchazo puis entière. Bon capoteo de réception du quatrième, deux rencontres, saluts d’Ángel Otero au second tercio puis double brindis, d’abord à l’assistance et ensuite à sa peña. Faena esthétique, verticale, redondos sans fin avant finale près des cornes pour maintenir l’intérêt, le tout conclu par entière.

Paco Ureña (oreille et saluts) se distingua sur les véroniques de réception de son premier qui prit deux piques en suivant. Brindis à l’assemblée et début de faena par statuaires, le bicho s’affalant sur le remate. La suite avec du mal à transmettre malgré son application qui sera toutefois reconnue plus tard, à l’heure des récompenses, après un final rapproché, immobile dans un pouce de terrain. Entière, toro amorcillado qui finit par tomber, un final qui a pas mal compté dans l’obtention d’un trophée. Le quinto s’est révélé excellent. Piqué en deux fois sans grande histoire, Garrido exécuta dans la foulée un superbe quite de chicuelinas en baissant les mains. Par la suite, Ureña, à défaut d’être réellement inspiré, soignera sa faena avec notamment de bons mouvements droitiers, mais sèchera avec les aciers à cause de trois pinchazos avant une demie curieusement a recibir.
José Garrido (saluts puis deux oreilles symboliques) s’illustra à son premier par ses véroniques de réception. Après deux rencontres puis un salut de Chacón au second tercio, l’Extremeño brinda au conclave une faena débutée à genoux au centre, le bicho partant de loin. Après cet enchainement de rodillazos du plus bel effet et quelque part courageux, il poursuivit son trasteo à tribord, se fit avertir ensuite puis désarmer à gauche sur un hachazo assassin, retournant illico sur un terrain droitier moins aléatoire. Final par manoletinas deux pinchazos puis deux tiers de lame.

En guise de clôture de la course et de la feria, allait donc sortir le fameux « Peñado », objet un peu plus tard de toutes les discussions pour cause de grâce présidentielle diversement appréciée. Bonne réception par véroniques puis deux piques et second tercio applaudis, brindis au ganadero Borja Domecq qui aurait mérité au final d’être acclamé si cette polémique n’avait pas surgi. Profitant des belles qualités de charge de son adversaire, Garrido allait construire une faena alternée sur les deux bords. Bousculé sur un cambio au milieu d’une série gauchère, il se reprit bien, notamment sur un changement de mains puis de somptueux adornos. Les olés firent alors place à un murmure qui s’amplifia jusqu’à se transformer en pétition, certes pas unanime, mais qui enfla suffisamment selon le palco pour tomber le mouchoir orange, ce qui fit réagir bruyamment ceux qui étaient opposés à cette grâce présidentielle.

Comme souvent en pareil cas, question d’appréciation et de critères divergents, un peu comme l’histoire de la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine…

En tout état de cause, je le répète, la satisfaction principale sera venue ce jour du bétail qui dans l’ensemble a été un protagoniste intéressant pour cette clôture qui n’a probablement pas fini de faire parler. Quoi qu'il en soit, bon vent à Pañero, et quitte à avoir eu la vie sauve, qu'il contribue à ce que la ganadería continue à produire de toros avec autant de qualités…

A noter que José Garrido, avec le simple octroi de deux oreilles symboliques, sans le rabo, est sorti a hombros par la porte des cuadrillas, et non pas par celle des Consuls qui n’est ouverte que pour un minimum de trois oreilles !

Paul Hermé www.torofiesta.com




Le matin. Lleno en los tendidos. Cinquième de Feria. Toros de Fermín Bohorquez.

Pablo Hermoso de Mendoza, silence et deux oreilles.
Andy Cartagena, deux oreilles et deux oreilles.
Lea Vicens, oreille et vuelta al ruedo.

pierre Le: 05/06/17
MADRID, OREILLE POUR GOMEZ DEL PILAR PAMPELUNE, LES CARTELS DE SAN FIRMIN