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Nimes. Dimanche. Lleno total. Quatrième de la Feria de Pentecôte.

Toros de La Quinta, Parladé, Jandilla, Pedraza de Yeltes, Carmen Lorenzo et Garcigrande. Deux sobreros de Pedraza de Yeltes et de Garcigrande.

Juan Bautista deux oreilles, ovation, deux oreilles, ovation, ovation et saluts et silence.



L’après-midi, les étagères étaient pratiquement toutes occupées pour le solo de Juan Bautista, arborant un superbe costume signé Lacroix.
Beau temps. Toros de La Quinta, Parladé, Jandilla, Pedraza de Yeltes, Carmen Lorenzo et Garcigrande. Il est à noter que curieusement, les deux sobreros, respectivement de Pedraza de Yeltes et Garcigrande sont sortis pour remplacer les titulaires de leur fer !

Costume de Lacroix
Avec comme sobresalientes Miguel Ángel Sánchez et Fernández Pineda, qui n’eurent pas à intervenir, Juan Bautista débuta la séance avec un La Quinta qui le désarma en fin de capoteo avant deux piques cuidées. Entame ponciste d’une faena qui allait s’avérer fort bien conçue face à ce La Quinta aux bonnes intentions avec lequel il cisela au son d’Opera Flamenca une œuvre ajustée sur les deux côtés, alliant maitrise technique et artistique. L’Arlésien connecta rapidement avec le public et en finit d’un cañonazo a recibir qui libéra deux oreilles.
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Bon capoteo, notamment par chicuelinas mains basses, avec un Parladé qui prit deux piques préservées entrecoupées d’un bon quite par farols. Jean-Baptiste prit la mesure de son opposant pour exécuter au son de la Concha Flamenca une faena dans laquelle il mit beaucoup de détermination, alors que son Parladé se révélait plutôt mou dans ses réponses. Entière.
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Reçu par deux largas de rodilllas, le Jandilla envoya au tapis le piquero Alberto Sandoval, auteur d’un extraordinaire saut périlleux par-dessus le toro ! Sur la lancée, son adversaire partit du centre pour un second assaut donné avec la musique. Un des grands moments de cette course, avec ovation de gala pour le lancier…

Second tercio à la charge de Jean-Baptiste avec ovation à la clé, puis brindis à Alexandre, le fils de Nimeño II. Faena au son de « Deguello » sur un rythme s’adaptant bien à celui du toro, recelant une noblesse molle. Faena aussi décidée que conventionnelle, quelques bons passages et en guise de conclusion, recibir pinché puis seconde tentative par quasi entière d’effet immédiat. Pour fêter les deux oreilles, Juan fit la vuelta en compagnie de son piquero.

Le Pedraza fut ensuite prié de dégager la piste après s’être invalidé. Remplacé par un de ses frères de 573 kilos sur la romaine, il s’employa dans le capote puis prit deux piques sans histoire. Face aux piètres conditions de son opposant, faena de tanteo comprenant quelques mouvements méritoires avant trois quarts de lame et un coup de verduguillo.

Son combat avec le Carmen Lorenzo (Capea) fuyard m’a beaucoup intéressé dans la mesure où l’on a pu voir une autre dimension de Juan, celle d’un grand technicien qui s’adapte aux conditions de son adversaire plutôt que de réciter une leçon ! Arpentant la piste dans tous les sens, cherchant visiblement la sortie, le manso demandait à être entrepris de telle sorte qu’il faille canaliser sa charge et l’obliger dans une séance de course poursuite pour laquelle il fallait insister. C’est ce que fit l’Arlésien, après que Jean Loup Aillet se soit distingué sur le cheval. Suite à un bel effort de sa part, Juan finit par le mettre dans sa canasta avec en corollaire une superbe démonstration technique et un recours bien utile dans ces circonstances. Une bonne impression qu’un échec avec la ferraille est venu malheureusement un peu ternir.

L’ultime, de Garcigrande, n’était pas le dernier !!! En effet, il fut invité à son tour à réintégrer le toril pour faire place à un autre de la même marque. Bon capoteo, puis deux piques adaptées aux forces d’un toro qui n’en avait pas de reste. Brindis aux gradins et faena sans grande saveur qui n’a pas donné au final l’éclat escompté. Dommage.
A l’issue de son encerrona, Juan Bautista est sorti a hombros par la Porte des Consuls…

Paul Hermé torofiesta.com

pierre Le: 04/06/17
VIC, SAMEDI MADRID