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Lopez Simon (photo Costedoat)



Nimes. Samedi matin. Presque plein.
Toros de Domingo Hernández y Garcigrande

Curro Díaz, silence et ovation;
El Juli, oreille et silence;
López Simón, oreille et oreille.



Sortie a hombros d’Alberto López Simón l’après-midi et d’Andy Younes, qui a remporté la LVIe Cape d’Or, le matin…
Arènes quasiment pleines, ciel menaçant et pluie s’invitant à partir du second avant de cesser un peu avant la fin. Corrida quelque peu difficile à conter dans le détail dans la mesure où totalement imprévoyant, je me suis trouvé fort démuni quand la pluie se mit à tomber !
Trempé comme une soupe, je me suis réfugié dans un couloir avec plusieurs de mes compañeros, ce qui m’a valu de protéger surtout l’appareil photo, de ranger le stylo et le bristol… et de perdre la première prestation du Juli ! Ne restait plus que la mémoire, ou ce qu’il en reste, avant que tout ne s’arrange vers la fin, quand le ciel se montra plus clément…
Malgré les éléments contraires, cette corrida a somme toute été entretenue, entre les gestes d’orfèvre de Curro Díaz, la magistrale maitrise technique du Juli et les ganas retrouvées d’Alberto López Simón. Et comme les toros de Domingo Hernández (le 5 de Garcigrande) ont donné un jeu certes inégal, mais le plus souvent intéressant, les moments de bonne torería, à plusieurs titres, n’ont pas manqué.
Curro Díaz (silence et saluts) prit d’abord un manso avec lequel il ne put exécuter une faena compacte, mais le Linarense donna toutefois un aperçu de son talent sur plusieurs instantanés remarquables, les premières gouttes tombant vers la fin de son trasteo. Entière tombée. Avec le quatrième, ce fut un peu pareil, Curro ne baissant pas les bras et relevant par ses dons artistiques un combat face à un adversaire faible et quelque peu terne dont il parvint toutefois à tirer des muletazos valeureux.

El Juli (oreille et silence) construisit une première faena riche en gestes de qualité, d’après les dires des plus prévoyants de mes voisins, alors que j’étais au sec dans un couloir. Julián a coupé une oreille méritée au terme d’un trasteo qui a transmis. Au cinquième, El Juli n’a pas mis longtemps à comprendre qu’il n’allait pas danser avec la plus belle ! Mais ne manquant pas de recours technique et toujours soucieux de se montrer en professionnel aguerri, sans grande option de triompher, il exécuta une faena de tanteo, la faiblesse et le manque de race du Garcigrande contrariant passablement sa visible envie de triompher.

Alberto López Simón (oreille et oreille) est reparti de Nîmes sur les épaules d’un costalero le sourire aux lèvres, choses qu’on avait un peu perdu l’habitude de voir… Visiblement retrouvé, Alberto se distingua essentiellement dans la première partie de sa faena, et même si la suite ne fut pas du même niveau, il avait affiché suffisamment d’arguments pour décocher la timbale au terme de ce premier combat. Avec l’ultime, il allait régaler l’assistance sur plusieurs séquences abouties, profitant des bonnes conditions de son opposant et finissant en mode encimista pour ajouter au côté spectaculaire, avant de conclure d’une entière qui lui valut un nouveau trophée. Une plus une, le compte était bon, pas suffisant pour sortir par la Porte des Consuls, mais qui lui permettaient de sortir a hombros par celle des cuadrillas. Déjà pas mal, non ?

Au dehors, concentration de forces de police très importante correspondant aux mesures prises pour l’état d’urgence, mais aussi par rapport à la venue d’anti-corridas. N’en ayant pas vu, je suis mal placé pour en parler, mais la rumeur faisait état de plusieurs arrestations. A suivre…
Paul Hermé

Nîmes . Samedi Matin.

Deuxième la Feria de Pentecôte. Plus d'un quart d'arène.

Novillos de Zacarías Moreno. Le troisième "Cebadilla", vuelta al ruedo.

Andy Younes, ovation et deux oreilles.
Carlos Ochoa, ovation et silence.
Alejandro Gardel, oreille et silence.
Matin. Environ un tiers d’arène, beau temps. Six novillos de Zacarías Moreno bien présentés, inégaux de forces et de jeu, meilleurs les 3 et 4. Le troisième a eu les honneurs de la vuelta al ruedo posthume. Pour sa présentation en France, l’éleveur madrilène a pu avoir globalement quelques motifs de satisfaction, même si la faiblesse de plusieurs de ses pupilles a altéré la note. S’il parvient à remédier à cette carence, il est évident qu’un horizon dégagé pourrait alors s’ouvrir devant lui…

Andy Younes (saluts et oreille) est tombé en premier lieu sur un adversaire faible à qui il a toutefois tenu à donner une faena, ce qu’il parvint à faire avec une belle ténacité, sans malgré tout dégager beaucoup d’émotion. Entière caída. Son second, plus solide de jarrets, allait lui permettre de réussir le desquite. Excellents capotazos de réception, premier assaut sur Puchano, le réserve, puis retour furtif vers Nicolas Bertoli qui le préserva. Le bicho eut du mal à se fixer au second tercio, mais il s’avéra ensuite maniable à la muleta au cours d’une faena brindée à l’assistance qui démarra par deux cambios au centre qui donnèrent la mesure. La suite variée et agréable fit monter la température, surtout lors d’un final encimista précédant une entière tendida qui libéra deux trophées… divisant l’opinion sur l’octroi du second.
ay03k
Carlos Ochoa (saluts et silence) n’a pas eu le meilleur sorteo. Son premier se révéla faible à son tour, prenant deux piques pour la forme. Brindis au ciel puis début appliqué, mais sans grandes vibrations. La suite par redondos applaudis au centre, Ochoa ayant eu ensuite le tort de trop prolonger, ce qui lui valut quelques remontrances venant des étagères. Entière au troisième envoi. Reçu par larga afarolada de rodillas, le quinto allait se révéler manso au cheval et par la suite, laissa peu d’options à un novillero qui brinda sa faena au public, les premières gouttes arrivant avant que sa faena ne tombe… à l’eau ! Par la suite, Carlos se reprit sur des séries droitières, le tout restant néanmoins marginal et accroché. Entière perpendiculaire.

Alejandro Gardel (oreille et silence) eut l’aubaine de tomber sur le meilleur. Arborant un crêpe noir sur la manche, en hommage à Palomo Linares qui l’apodérait, il se fit applaudir au capote avant que son opposant ne provoque deux batacazos qui générèrent pas mal d’émotion. Brindis au ciel, on devine aisément pour qui, puis bonne entame de faena pendant que depuis un gradin, El Juli dont il fut l’élève, filmait sa prestation ! Grande série de redondos finie par une glissade suivie d’une voltereta puis par l’accrochage d’un banderillero qui venait au quite. Moment de susto, les deux s’en tirant sans mal. Alejandro ôta alors sa chaquetilla, et poursuivit son trasteo, de façon plus inégale toutefois. Entière basse. L’ultime ne sortait pas du même tonneau. Long à se fixer, il ne s’employa pas dans le peto en deux assauts, avant un bon second tercio qui vit Raúl Cervántes casquer deux bonnes paires puis saluer. Par la suite, la faena a manqué d’alegría, le novillo suivant le leurre sans classe. Entière au troisième envoi.

La LVIe Cape d’Or est allée à Andy Younes qui l’a reçue en piste des mains de Gérard Quittard, président de la Peña Antonio Ordóñez de Nîmes, en présence de Frédéric Pastor, adjoint à la Tauromachie.

Paul Hermé



pierre Le: 03/06/17
NIMES, VENDREDI MADRID