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Plaza de toros de Alés. Dimanche après-midi. Presque plein.

Toros de Valverde.

Sánchez Vara, oreille et silence.
Octavio Chacón, oreille et silence.
Alberto Lamelas, silence aux deux.près-midi.

Arènes quasiment pleines, beau temps. Six toros du Curé de Valverde irréprochables de présentation, mais au comportement et moral décevants la plupart, plus violents que réellement braves, âpres à la muleta. Mais quand on va à Alès voir des Valverde, il est évident que l’on sait à quoi s’attendre et il ne faut surtout pas s’attendre à six aimables confrontations dans l’alegría et la douceur d’une après-midi marquée par les bonnes manières…

Le premier se fit applaudir à sa sortie avant de prendre trois rations de fer poussées, certes, mais au prix de bien des hésitations à démarrer, notamment au troisième assaut. Le côté spectaculaire de ses charges emporta toutefois l’adhésion populaire avant que Vara ne prenne les choses en mains au second tercio, ce qui lui valut une belle ovation. Brindis à Mme Cuillé puis faena déterminée, mais un brin marginale. Entière tombée. Oreille. Le quatrième sera piqué en trois fois sans réel éclat avant que palos en mains, le maestro de Galapagar ne connaisse des fortunes diverses. Brindée à l’assistance, la faena débuta bien par doblones soignés depuis les planches avant des mouvements énergiques en toréant à la voix pour tenter de s’imposer, ce qu’il ne put faire à cause d’une tentative de recibir en citant de loin qui échoua, avant de placer un bajonazo. Silence.

Antonio Chacón débuta avec un Valverde qui prit deux piques en tapant fort au peto, la seconde sortie fermée, puis début de faena appliquée, la muleta allant lécher le sable. Bonne implication du maestro sur les deux rives qui finit par prendre le dessus sur un opposant qu’il envoya ad patres d’une entière. Oreille. Le quinto, arborant une défense qui provoqua des murmures admiratifs, a démontré que le ramage ne ressemblait pas toujours au plumage ! Après deux rencontres sans style, Octavio brinda à Didier Cabanis une faena certes décidée, mais qui eut du mal à prendre son envol à cause d’un adversaire sans grand répondant qui rechigna à se livrer. Quelques mouvements méritoires toutefois avant entière tendida. Silence.

Alberto Lamelas n’a pas connu une grande tarde, tombant sur deux clients qui le laissèrent sans grande option. Son premier s’est employé au capote, mais guère sous le fer en deux rencontres. Brindis à Mme Cuillé et déroulement inégal d’une partition qui se joua entre mouvements bien tracés et une étoffe trop souvent accrochée. Silence. Le Madrilène ne put réussir le desquite, administrant d’emblée de bons capotazos avant deux piques mettant en exergue la violence du Valverde. Second tercio lamentable de la part d’une cuadrilla étonnamment dépassée, puis brindis à la clientèle d’une faena ben débutée avant que les choses ne se compliquent rapidement, Lamelas faisant néanmoins le boulot face à un toro tardo et quelque peu sournois. Echec avec la ferraille. Silence.


Plaza de toros de Alés. Deuxième de feria. Dimanche matin. 1/2 arène.

Novillos de Cura de Valverde, Cuillé, José Escolar y El Puerto de San Lorenzo, bien présentés.


Manolo Vanegas, único espada, ovation, oreille, ovation et deux oreilles.

Sortie a hombros de Manolo Vanegas pour sa despedida de novillero le matin, oreille pour Sánchez Vara et Chacón l’après-midi…
Pour Manolo Vanegas, cette matinée dominicale était d’importance puisque dans ces arènes du Tempéras où il avait déjà connu le triomphe, il faisait sa despedida de novillero. Et là où d’autres se seraient ménagé pour la circonstance une opposition dite de garantie, le Vénézuélien a tenu à affronter des novillos sérieux, bien présentés et armés, qui ont rendu l’affrontement intéressant pour les aficionados qui garnissaient à a louche la moitié des travées.

Manolo a d’abord été invité à venir recevoir en piste, à l’issue du paseo, plusieurs trophées, puis ouvrit les hostilités avec un Valverde dédaignant son capote avant de prendre deux piques en tardo. Le bicha sema la pagaille au second tercio, puis ne rendit pas la tâche facile au Vénézuélien qui toutefois afficha sa vaillance et sa détermination pour aguanter les gañafones et se sortir du guêpier au terme d’un bel effort. Echec aux aciers. Saluts.

Sortit ensuite le Cuillé auquel il servit d’excellents capotazos. Deux bons puyazos, le second en partant de loin, puis brindis à sa peña et faena agréable avec alternance des ailes et transmission sur les étagères. Manolo prolongea à l’excès puis s’en défit d’une entière au second envoi. Oreille.

L’Escolar Gil, bien dans le type de la maison, permit à Manolo de briller au capote, l’accueillant par larga avant une série de véroniques, puis deux piques sans saveur, ni grande bravoure. Quite applaudi par véroniques rematé par rebolera puis bindis au ciel et au public. Le novillo s’avéra compliqué dès ses premières attaques, Manolo usant de ses recours pour ne pas lâcher prise. Sous la menace d’un novillo qui cherchait les zapatillas, il exécuta quelques séquences méritoires avant de se faire violemment accrocher, sans trop de dégâts, mais avec la nécessité de se voir poser un bandage. Il retourna au combat avec encore plus de ganas face à un adversaire qui se retournait comme un chat dont il se défit par entière trasera d’effet immédiat. Saluts.

Le Puerto de San Lorenzo s’employa au capote en filant droit, puis prit deux piques sans style avant un tercio de banderilles à la charge du jeune diestro qui s’attira une belle ovation. Brindis à un groupe de Vénézuéliens venus en France pour un mois afin de suivre leur compatriote, notamment pour l’alternative vicoise. Excellent entame au fil des planches avant de rendre une copie soignée et variée qui transmit aux tendidos. Final plus rapproché et clôture de la séance par estocodón qui délivra deux pavillons. Avec trois oreilles dans son esportón, Manolo pouvait repartir a hombros. De bon augure pour son alternative, non ?

Paul Hermé (Textes et photos)



pierre Le: 28/05/17
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