Visiteurs: 1127823
Aujourd'hui: 310
site hébergé par nuxit
www.nuxit.com
pour contacter les auteurs
corridasiinfo@gmail.com
Pour transmettre une information, un programme ou une opinion , vous pouvez contacter Corrida Si à l'adresse mail suivante
corridasiinfo@gmail.com
Pour être informé en temps réel des articles parus sur Corrida Si, rejoignez le groupe CorridaSi infos sur Facebook
 
 



Vauvert, dimanche 14 mai

6 toros de Prieto de la Cal pour

Sanchez Vara : salut, silence, silence, oreille, silence et une oreille.

Sobresalientes : "Chapurra" et Pedro Marín, qui n'eurent pas à intervenir.



Sortie a hombros de Sánchez Vara au terme d’une corrida décevante de Prieto de la Cal…
Avec une météo favorable et environ tiers d’arène, les arènes Jean Brunel de Vauvert ont été le cadre du retour des toros de Prieto de la Cal en France pour une corrida particulière, puisqu’il s’agissait d’une première du genre : une encerrona. A charge de Francisco Javier Sánchez Vara, ce « seul contre six » a vu défiler des toros très typés, la plupart jaboneros. Des estampes, malgré quelques points éclatées pour avoir trop tapé au débarquement, qui hélas n’ont pas souvent donné le jeu escompté, même si l’on considère qu’ils font partie de ceux qui ne sortent pas en piste pour prendre des faenas longues. Mais éternelle histoire des décalages entre plumage et ramage, soit par manque de jarrets, de moral ou de moteur, ou un peu de tout ça, la plupart sont retournés au desolladero sans avoir laissé un souvenir impérissable, le 4 se révélant plus maniable pour le torero, la palme du plus beau allant au 5…

Sánchez Vara (saluts, silence, silence, oreille, silence et oreille) a été appelé à saluer à l’issue du paseo. Sortit ensuite le premier jabonero qui ne put s’employer sous le fer, à cause de forces plutôt limitées. Applaudissements aux banderilles puis brindis au conclave d’une faena au cours de laquelle le diestro fit ce qu’il fallait pour donner confiance à son opposant avec calme et sérieux. On retiendra plusieurs séries de longs redondos avant entière caída.

Avec son second, bien accueilli au capote avant trois rencontres de différente intensité, rectifiée la première, placé plus loin la seconde mais légère, et la troisième en simulacre, en partant de loin, mais en se rapprochant en trottinant, avant de foncer. Nouveaux applaudissements au second tercio avec troisième paire au violon, mais hélas, dès le début de son trasteo, le bicho s’affala sur les remates. La faena s’en ressentit et le natif de Guadalajara dut alors abréger, ce qu’il fit d’une entière tendida. Le troisième, à la robe berrenda, fit illusion au cheval en trois rencontres puis brinda au propriétaire du mas du Grand Bordes, Jacques Mena, et un de ses fils, avant d’aller se fâcher pour tirer ce qu’il pouvait d’un toro qui se montra dangereux sur ses attaques avant de baisser rapidement de ton. On aurait dit par moments qu’il avait un problème de vue, et Sánchez Vara, malgré son évidente volonté, n’a pu donner grand éclat à sa faena. Le quatrième allait lui en donner davantage l’occasion après une réception par larga cambiada de rodillas précédant un bon capoteo par véroniques puis rebolera. Monopique cuidée encore une ovation avec les palos puis brindis à ses banderilleros français, Rafael Cañada, El Santo et José Gomez, un geste bien sympathique.

Il produisit ensuite un gros effort, profitant de la bonne charge de son adversaire pour effectuer une faena variée qui transmit sur les étagères, notamment à gauche avec grand pecho puis desplante. Entière caídita d’effet immédiat au second envoi, la première tentative au recibir étant hélas loupée.

Le cinquième s’attira des applaudissements admiratifs pour son tamaño supérieur et ses hechuras. Il prit deux piques sans éclat puis dut vite déchanter à la muleta face à un quinto qui ne justifia pas l’adage, se révélant vite parado. Il ne lui restait plus qu’une cartouche pour se gagner la grande porte, ce qu’il est parvenu à faire avec un client qui prit trois piques brouillonnes avant le saut spectaculaire à la garrocha de son banderillero « El Peque ».

Pour animer un peu plus la séance, le maestro exécuta ensuite la « suerte de la silla », à savoir un cite assis sur une chaise d’où il ne se releva qu’au dernier moment avant de poser au quiebro. Applaudissements de l’assemblée à laquelle il réserva un brindis. Entame prometteuse face à un toro mobile qui malheureusement baissa progressivement de ton. Mais Sánchez Vara puisa dans ses forces et recours pour aller chercher le pavillon tant espéré, surtout par séquences droitières, ce qu’il réussit en définitive à obtenir, fruit de ses ganas, sa détermination, son entrega, son aguante et son pundonor.

Il fallait le faire, il l’a fait, et s’il avait rencontré en face davantage de « chispa », la corrida aurait certainement pris davantage de hauteur…
Paul Hermé

pierre Le: 15/05/17
MEXIQUE, VUELTA AL RUEDO POUR MARC SERRANO MADRID, TARDE DE SILENCIOS