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Plaza de toros de Arles, samedi. Deuxième de la Feria de Pâques. Lleno.

Six toros de García Jiménez.

Juan Bautista, silence après avis et deux oreilles.
José María Manzanares, silence après avis et silence.
Andrés Roca Rey, oreille et ovation.



Deux oreilles et une arène pleine pour la première, double succès pour Juan Bautista qui toufefois refusa de sortir a hombros...
Si elle ne passera pas à la postérité, cette corrida a permis de tirer déjà quelques enseignements, d’abord en constatant que souvent annoncée moribonde par les antis, l’affluence aux arènes d’Arles ce samedi leur a apporté un démenti cinglant !

Après, le résultat artistique n’est pas écrit à l’avance, mais quand un cartel parait attrayant pour l’aficion, la répercussion à la taquilla est évidente. L’autre enseignement, des centaines de fois rabâché, c’est que pour bien toréer il faut être deux et ce samedi, les toros ont été globalement bien dessous de l’attente, manquant de forces et de « peps », ce qui limita d’autant l’intensité de la plupart des combats.
Bonne météo malgré de petites menaces du ciel qui n’ont pas eu d’effet, sinon une brise surtout gênante pour les toreros. Un quart d’heure de retard. Six toros de Matilla, cinq des frères García Jiménez et un d’Olga Jiménez (5), inégaux en tout, la plupart justes de forces et manquant de tempérament, meilleur le 4.


Juan Bautista (saluts puis deux oreilles) débuta par un capoteo ajusté jusqu’au centre face à un adversaire confirmant sa faiblesse en deux rencontres avant un bon second tercio. La faena sera servie à mi-hauteur, Juan adaptant techniquement son trasteo aux conditions de son opposant. Sans dégager une grande émotion, il prit toutefois la mesure du cornu, glissant quelques détails artistiques bienvenus pour maintenir autant que possible l’intérêt, l’Arlésien proposant plusieurs enchainements templés avant un désarmé puis quelques redondos bien conçus, le tout étant conclu par recibir au second envoi. Avec le quatrième, Juan s’illustra au capote et après deux assauts au cheval puis un bon second tercio il brinda au conclave une faena débutée par rodillazos avant plusieurs enchainements méritoires. La pression monta alors sur des échanges à deux mains, aussi variés que possible, le tout étant ponctué de redondos sans fin au son de « Caridad del Guadalquivir », un morceau qui fait toujours son effet. Après un recibir au second envoi, deux mouchoirs tombèrent du palco, le deuxième divisant l’opinion, ce qui a probablement incité Juan à ne pas sortir a hombros à l’issue de la course, comme les deux oreilles attribuées l’y autorisaient...

Manzanares (silence aux deux) n’a pas été le plus chanceux au sorteo et en outre, on ne l’a pas trop senti dans son assiette. Arborant un ruban noir sur la manche gauche de sa chaquetilla en hommage au petit Adrián récemment décédé, l’Alicantino se contenta le plus souvent de tirer des lignes, sans cet esthétisme qui a fait sa réputation et son image de marque. Son premier, tué d’une entière, fit illusion mais passa sans la flamme qui aurait pu donner davantage de corps aux échanges. Entière. Quant au quinto, il ne justifia pas l’adage, le combat se résumant à quelques échanges marginaux sans grande émotion, la plastique de son toreo faisant quelque peu figure de cache misère. Entière au second envoi.

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Andrés Roca Rey (oreille et saluts) se distingua d’emblée sur un enchainement capotero par véroniques et chicuelinas, son Matilla prenant une bonne pique suivie d’une autre pour la forme. Quite un peu contrarié par la brise puis brindis aux tendidos d’une faena débutée au centre par deux cambios. La suite par muletazos templés, essentiellement droitiers, final plus rapproché, manoletinas serrées et entière libérant logiquement un trophée. L’ultime poussa sur le premier assaut avant une piqûrette pour faire le compte Par la suite, le bicho manquait visiblement de forces et de jus, le Péruvien composant alors la figure avec plus ou moins de bonheur et transmission, une entière venant mettre un terme à une course où le public resta quelque peu sur sa faim, Ah, si seulement les toros avaient étalé davantage de combativité et de classe...

Pau Hermé torofiesta.com

pierre Le: 16/04/17
MALAGA DECEPTION MADRILENE