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Plaza de toros de Valence .Huitème de la Feria de Fallas. Corrida de toros. Lleno de No Hay Billetes.

Six toros de Núñez del Cuvillo. et un sobrero de Victoriano del Cuvillo (en 5ème)

David Fandila "El Fandi”, silence et oreille.
José María Manzanares, silence et silence.
Andrés Roca Rey, oreille et oreille.

Harmonieuse mais juste de présentation et commode -nous sommes dans une arène de première, il ne faudrait pas l'oublier !-, la corrida de Nuñez del Cuvillo, un de ces fers sur lesquels les stars et les empresas comptent pour assurer leurs succès, a déçu. Elle a manqué de race, de force et de transmission. Même si la noblesse était au rendez-vous avec le quatrième notamment, on pourrait la qualifier d'excessive bonté. Tout cela manquait de fond, de race, d'émotion et a nui évidemment au spectacle. Les toreros par conséquent devaient réaliser un effort particulier pour faire vibrer les tendidos -ici, faciles à s'enflammer pourtant !- Il fallait mouiller la chemise... là se trouvait la clé du succès.



On dira ce qu'on voudra, "El Fandi" est un torero généreux qui plaît dans son registre: la cape et les banderilles. C'est justement là que le public Valencien s'enthousiasme. Dans ces deux secteurs, il a brillé par sa variété, son officio et son originalité. Il a en plus une condition physique exceptionnelle, d'ancien champion de ski, qui l'amène à bandériller dans des situations étonnantes. Mais se prépare-t-on au toreo dans une salle de sport ? Objectera-t-on... Il en faut pour tous les goûts et même si la faena du quatrième ne fut pas du meilleur goût justement, elle lui valut une oreille. David assure à l'épée, c'est précieux.

Pour José Mari Manzanares ce fut un jour blanc. On objectera la médiocrité d'une opposition qui n'a pas permis au précieux alcantino de nous proposer le meilleur de lui-même. Visiblement il n'y croyait pas et n'a donc pas fait d'effort particulier, en tous cas ils furent insuffisants pour convaincre.

C'est donc une fois encore le petit péruvien qui a emporté le gros lot. Andrés était donné comme incertain encore la veille, après sa blessure d'Andujar où dimanche il a coupé un rabo. Il a la peau dure le bougre et un mental d'enfer. Il n'était pas venu pour défiler et prendre le cachet. Non! il avait décidé de mettre le bain à ses aînés et il le fit -une fois de plus sans complexe et "y a pas photo". Il se montra dès son premier toro avec un quite ajusté " de frente por detras" répondant ainsi à David qui avait voulu faire le malin. Il manie le capote bien dans la tradition sud-américaine avec originalité mais aussi une réelle langueur. Les deux faenas furent nettement au dessus de l'opposition avec une prise de risque maximum et par moment une belle notion du temple. Il ne fut jamais marginal ni démagogue et son trémendisme est fondée sur une vraie domination de l'adversaire.


Ainsi et justement Roca Rey est sorti par la Puerta Grande. On reste stupéfait par la progression météorique du jeune prodige, nous qui l'avons connu chez Rafaël Puga encore débutant il y a peu. C'est un cas: il a l'avantage de bousculer l'ordre établi. Le ron-ron des figuras est systématiquement menacé quand il défile avec eux, pour le plus grand plaisir du spectateur et le bien-être de la fiesta. Il remet les pendules à l'heure, Andrés. Qui s'en plaindrait ?

PV



pierre Le: 18/03/17
AVEC LA COORDINATION VALENCE SAMEDI, GINES MARIN S'IMPOSE