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Il faut saluer le magnifique film de Jacques Malaterre diffusé hier sur Arte. Un film qui a bénéficié de moyens considérables -et c'est tant mieux- qui a été présenté plusieurs fois sur Arte et qui reste disponible en streaming. Il s'inscrit dans une très belle collection de documentaires dirigée par Jacques Malaterre. Il est rare de voir, par les temps qui courent, sur une chaîne de télévision, à une heure de grande écoute, un film qui considère la tauromachie avec rigueur, honnêteté et une certaine empathie pour ne pas le saluer.




Aucune caricature dans ce film où la corrida est présentée dans sa beauté mais aussi avec sa part d'ombre: la mort trouble du héros et sa relation entravée avec la femme aimée. Il faut louer les intervenants: Juan Bautista d'abord qui, une fois de plus, conscient de ses responsabilités, a su jouer le jeu d'une manière très convaincante; les images qui se rattachent à sa présence donnent une dimension esthétique au film. Ces images tournées à Arles, font le lien avec la modernité et extraient le film de sa problématique historique. A souligner aussi la présence de la mort du toro -ici, un magnifique recibir de Juan Bautista- omise le plus souvent dans les films sur la corrida, pour, soit-disant, ne pas choquer le public.

Car si le drame de Manolete fait partie, en quelque sorte, de ses mythes fondateurs, la corrida ne s'est pas arrêtée avec l'effondrement du "Calife de Cordoue". La saga de José Tomas en est une preuve parmi d'autres. Elle aurait pu connaître à Aguascalientes un épilogue semblable; heureusement, par miracle, il n'en a rien été. Pour revenir au film, il faut souligner la pertinence de intervenants: je veux parler de Jacques Durand et d'Aracelli Guillaume. Pas d'excès dans leurs réponses, des éclairages, savants certes mais aussi très concrets; accessibles à tous.

Le parti pris du film de lier l'aventure de Manolete à son contexte historique et politique est habile et efficace. "Nous avons faim mais nous avons Manolete" disait-on en Espagne au temps de la féroce répression franquiste. La mise en avant de l'extraordinaire succès du torero au Mexique auprès des réfugiés républicains espagnols et sa rencontre avec Indalicio Prieto, le président en exil, sont rarement évoqués. Ils coupent court à ces assertions malveillantes qui assurent, sans preuve historique, que la corrida serait liée au franquisme. Dans son passage à Mexico, Manolete a montré dans quel camp il se situait et à la vérité c'était bien un cailloux dans la chaussure du dictateur - à une époque où ils n'étaient pas si nombreux.

"Manolete un torero en guerre" le montre: la gloire des grands toreros semble immortelle et leur histoire suscitera longtemps la controverse et la passion.

Merci Jacques Malaterre.

Pierre Vidal

[url=http://www.arte.tv/guide/fr/054775-005-A/les-oublies-de-l-histoire]http://www.arte.tv/guide/fr/054775-005-A/les-oublies-de-l-histoire[/url

pierre Le: 23/01/17
Rassemblement des clubs taurins du Sud-ouest MEXICO, OUVERTURE DECEVANTE