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Selon http://altoromexico.com/index.php?acc=noticiad&id=27718 qui cite les statistiques annuelles des professionnels mexicains (la Unión Mexicana de Picadores y Banderilleros), le nombre de spectacles taurins est en nette décrue en terres Aztèques. Il s’agit, il faut le préciser, de spectacles où interviennent les professionnels. On sait que par ailleurs, il existe dans de nombreuses bourgades des simulacres, qui ont peu à voir avec la tauromachie telle que nous l’entendons. Au Mexique il s’est donc déroulé un total de 456 spectacles taurins tout au long de l‘année 2016 : 305 corridas de toros, 133 novilladas et 18 corridas de rejones. Ne sont pas comptabilisés les festivals taurins ni les spectacles organisés dans le sud-est mexicain pas toujours fiables.



En 2015, selon des critères similaires on comptabilisait 507 spectacles taurins c’est-à-dire que cette année il y en a eu 51 en moins ; soit un déficit d'environ 10%. En 2015 il y avait eu 325 corridas de toros, 164 novilladas et 18 corridas de rejones. C’est-à-dire que nous nous retrouvons cette année avec 20 corridas en moins et un recul de 31 novilladas. Le nombre de corridas équestres reste stable. Comme en Europe le recul le plus net se trouve dans le secteur des novilladas, singulièrement les novilladas piquées; ferment de l’avenir on ne le dira jamais assez… De nombreuses férias ont diminué le nombre de corridas et dans les arènes les moins dotées, elle ont été remplacées par des festivals, non comptabilisés.

On voit que le phénomène est semblable à celui qui touche l’Espagne. La baisse assez nette et surtout le recul des novilladas, préjudiciable pour l’avenir. Néanmoins, comparaison n’est pas raison : le chiffre global est considérable ; comparable à celui qui concerne l’Europe. Il faudrait y ajouter la Colombie et le Pérou deux grandes nations qui donnent l'impression d’être en plein développement mais dont on n’a pas les chiffres qui pourrait corroborer ce sentiment. Le Venezuela qui traverse une terrible crise politique et économique est à la traîne. En Equateur malgré le machiavélisme présidentiel, la tauromachie fait plus que se défendre : elle se développe en province (Lacatunga, Riobamba) malgré l’interdiction de mettre à mort dans les arènes de Quito.

Un bilan contrasté donc, qui prouve la vitalité de la corrida outre-Atlantique, son importance quantitative mais sa fragilité aussi. En ce sens aussi notre destin est commun.
PV

pierre Le: 03/01/17
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