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Samedi dernier, le Domaine de Méjanes a été le cadre de la soirée de présentation du Club « Toros de France » qui a réuni notamment la quasi-totalité des ganaderos français.

Beaucoup de monde dans la grande salle où sur la scène, Christophe Chay a tenu le rôle de Monsieur Loyal, rappelant les origines des regroupements d’éleveurs, depuis la première Union Française des Eleveurs de Taureaux de Combat, instituée en 1920 par Ambroise Pouly. Plus tard dans la soirée, Christophe Chay poursuivit son énumération chronologique des hauts faits d’armes des élevages français…

Il y eut ensuite pas mal de modifications jusqu’à l’actuelle Association des Eleveurs Français de Taureaux de Combat. Et maintenant, afin de dynamiser et promouvoir son action, elle souhaite créer le « Club Toros de France » destiné à regrouper des entreprises, des collectivités, des associations ou de particuliers désireux de participer à la promotion des élevages français, à la défense de la culture taurine et plus généralement, à soutenir l’Association des Eleveurs Français de Taureaux de Combat. Ce club qui est mis en place s’adresse aux partenaires qui, par leur soutien amical et financier, entendent aider au développement de l’élevage de Taureaux de Combat en France, tout en favorisant leurs relations publiques…





Vint ensuite le tour du Président de l’Association, Patrick Laugier, qui a remercié tous les présents, notamment Dominique Perron, Président de l’UCTPR, pour l’indéfectible soutien de cette entité, M. et Mme Ayme, propriétaires de l’Hostellerie, pour leur accueil toujours aussi convivial, les élus, les premiers partenaires qui ont accepté de se joindre à ce projet… Il a rappelé le rôle de l’Association, à savoir la défense et la promotion des activités liées à l’élevage du toro pour préserver à la fois l’avenir de leurs élevages, mais aussi celui de la tauromachie. " Etre ganadero est avant tout une passion, la transmettre et la communiquer est notre meilleure défense ! Il faut réunir autour de nous des passionnés de tous horizons, en particulier chefs d’entreprise ou institutionnels désireux d’apporter chacun sa pierre au grand édifice de la défense de notre culture et de nos traditions. Notre objectif est de fédérer autour du toro de combat des personnes susceptibles de faire face à l’adversité. Les petits ruisseaux font les grandes rivières…

Mieux connaitre notre métier, c’est permettre de mieux défendre une race qui jouit d’une vie extraordinaire ! Les conditions de leur élevage n’ont aucune mesure avec celles de n’importe quelle race animale sur notre planète… Cet élevage véhicule plus de vie que de mort. C’est aussi défendre des territoires qui représentent des milliers d’hectares à travers nos régions taurines et qui seraient sans la présence de nos élevages totalement dénaturées, voire même vouées à l’urbanisation. Notre ambition est grande et notre détermination sans failles… "

Au tour de Dominique Perron de s’emparer du micro pour rappeler non sans humour qu’il était ravi d’accueillir ce club derrière un callejón, endroit qu’il s’était promis, après sa mésaventure bayonnaise, de ne plus jamais fréquenter !!!
Le Président a rappelé que depuis plus de 60 ans, l’UCTPR est partenaire de la tauromachie sous toutes ses formes, c’est la raison pour laquelle il était hors de question que cette entité ne soit pas aujourd’hui aux côtés des éleveurs pour mener les différents combats qui nous attendent et qui sont menés déjà depuis de nombreuses années… « C’est pourquoi tout ce qui est initiative dans le domaine de la tauromachie est obligatoirement pour nous source d’intelligence et de réconfort. Les années sont difficiles, mais 2016 n’a pas été un millésime trop mauvais pour la tauromachie en général et la française en particulier, nos amis espagnols nous regardent de plus en plus, ils ont plus de problèmes que nous, et nous avons entre autres, grâce à André Viard et l’Observatoire National des Cultures Taurines, mené un combat contre nos détracteurs qui communiquent beaucoup plus que nous. Vous, éleveurs, vous portez haut les valeurs de la tauromachie française, et c’est un combat que nous mènerons ensemble, puisque tous les jours, cette question de l’élevage est remise en question. C’est un métier très difficile, Paul Ricard en savait quelque chose, bravo à tous, et je suis persuadé que 2017 sera une excellente année pour la tauromachie. Nous avons désormais un ambassadeur exceptionnel en Espagne en la personne de Simon Casas et grâce à lui, tous les espoirs sont permis et je suis persuadé qu’il fera le maximum… »



S’en est suivie la projection du remarquable film de Pierre Vidal, « Les quatre saisons de Jean-Louis Darré », retraçant, avec le portrait de l’éleveur du Sud-Ouest, les réalités du métier de ganadero. A l’issue de la projection, l’éleveur est monté à la tribune pour évoquer le chemin parcouru depuis de la création de son élevage dans une région où on élève surtout des canards ! Il a évoqué ses contacts avec des familles emblématiques du campo, Granier, Gallon, Tardieu, Laugier, Colombeau, Fano, Yonnet… Après vingt-cinq ans de travail, Jean-Louis a remercié ses confrères de l’avoir accepté parmi eux, émettant le souhait que l’histoire de l’élevage français se poursuive et que la tauromachie puisse être préservée. « Comme disait quelqu’un dans le film : « Citez-moi un pays où il n’y a pas d’éleveurs, mais où il y a de la tauromachie »… Bien sûr, il y en a pas, donc si l’on veut que la tauromachie perdure, il faudra que les ganaderos soient toujours là ! »

L’heure était alors venue pour Patrick Laugier de revenir sur scène en compagnie de Mathieu Vangelisti et Philippe Molias, partenaire. Le président de l’Association des Eleveurs de Taureaux de Combat a tenu à rappeler que cette belle histoire a commencé aussi avec notamment les Nimeño II, Simon Casas, Luc Jalabert, Marc Antoine Romero…, qui ont permis de faire un énorme bond en avant en ce qui concerne la tauromachie française.

L’objectif du Club Toros de France est de récolter quelques fonds qui puissent permettre à avancer dans les programmes, à présenter un livre et un film, et à faire des journées de promotion. Mais outre le côté financier, il a insisté sur l’importance humaine de se sentir soutenus, de susciter un engouement autour de ce club afin de montrer la force de notre passion. Patrick a aussi évoqué le paradoxe d’une situation qui fait que les éleveurs nationaux sont davantage considérés par les grandes arènes que par les petites !

Mathieu Vangelisti a émis le souhait d’être plus visibles et audibles pour être présent dans l’esprit des organisateurs, afin de promouvoir le travail des ganaderos. Le club va œuvrer pour réunir des entités, qu’elles soient publiques ou privées, en particulier des chefs d’entreprise, pour créer de l’aficion dans des groupes qui ne sont pas forcément aficionadas aujourd’hui.
Philippe Moulias a présenté son entreprise aixoise, spécialisée dans le textile technique avant de préciser qu’il a répondu à une sollicitation de Patrick Laugier. Il pense que ça peut être un facteur de développement et de communication au sein de l’entreprise où sont déjà organisées lors des ferias régionales des regroupements de clients, dans le but de mieux connaitre et mieux faire connaitre le métier de ganadero…

Il était temps alors de faire place à un matador de toros espagnol qui a pris l’alternative à Nîmes en 2002 par Paco Ojeda, témoin El Juli, toros de Torrealta. Plus récemment, il a triomphé deux fois dans son pays avec des toros de Gallon, d’où la présence du diestro madrilène César Jiménez, qui par ailleurs est devenu aussi organisateur de corridas. Chaleureusement ovationné, il a été associé à son triomphe à Michel Gallon, qui l’a rejoint sur scène lors de la remise de trophées, César recevant un tableau de Tom Garcia.



L’éleveur a rappelé la confiance mutuelle qui s’est instaurée au fil des années. Puis il y a eu le toro de Saint-Martin toréé par Morenito de Aranda qui leur a fait beaucoup de bien, d’où plus tard un lot de Gallon qui a été lidié à… Iniesta. Une marque de confiance qui avec un indulto en Espagne honore un éleveur qui a confié que ces succès n’ont pas de prix. C’est le plus beau salaire…

Avant de passer aux agapes qui ont suivi cette présentation, tous les ganaderos français sont montés sur scène pour la photo de famille, puis il a été diffusé un diaporama reprenant tous les succès qui ont égrené la dernière temporada avec du bétail français. Comme une belle cerise sur le gâteau…
Paul Hermé www.torofiesta.com (Merci à lui encore une fois...)

https://www.facebook.com/torosdefrance.fr/

pierre Le: 14/12/16
JUARANCON, UN GANADERO A LA FETE DU COURT METRAGE SEVILLE: MORANTE EN TRIOMPHE A SON RETOUR DE MEXICO