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Après Nîmes, l’essentiel de la temporada française est derrière nous. Ce fut un final éblouissant, devant les caméras de télévision de canal plus toros. Un final qui fait honneur à la tauromachie française.



Comme un empereur Juan Bautista est sorti deux fois par la « Porte des Consuls ». Il coupe deux queues et 7 oreilles en deux sorties. Qui dit mieux ? Jean Bat a atteint une dimension artistique qui le place dans le petit groupe des tous meilleurs, je veux dire le fameux G5, qui sans doute devient maintenant le G7. Figura del toreo, dimanche matin face au second Victoriano –un très bon toro, noble mais avec de la transmission- il a fait preuve d’une sensibilité, d’une dimension esthétique, d’une profondeur que personne ne peut plus désormais contester. A une technique unique, exceptionnelle, Juan a désormais ajouté cette note artistique qui peut lui faire prétendre à jouer les tous premiers rôles. Sa côte devra être réévaluée l’an prochain.


Sébastian Castella s’était mis une pression intense en acceptant de toréer six Adolfos impressionnants d’armures et de trapio. Six monstres pervers qu’il fallait dompter. Arriver au bout de ce six contre un intact c’était le défi. Il l’a fait et ça va compter dans son curriculum. On ne peut pas dire que cela fut aisé et Seb eut des moments difficiles. Le peligro sordo de ses adversaires ne transmettait que peu aux tendidos, et cela ne fut pas le triomphe que d’aucuns attendaient. Le public le soutint de bout en bout comprenant bien l’ampleur du défi et Nîmes redevint Nîmes de la grande époque avec un peli jusqu'aus amphis et la venue de nombreuses personnalités comme le grand peintre colombien Botero ou Palomo Linares auxquels il dédia un de ses toros. Seb reconnu par ses pairs. Sa dignité fit sa grandeur.


Enfin, Thomas Joubert eut une confirmation mouvementée. Pris bêtement mais durement par le premier toro, il revint au sixième pour construire quelque chose de très original. Nous le savions mais il l’a confirmé à Nîmes, Tom a une véritable personnalité. Beaucoup de sincérité aussi –ah ! ces naturelles de face !- du temple, de la douceur de ses gestes et il eut le culot de tuer à récibir ce qui veut dire qu’il n’a pas peur de prendre de risques. Un très bon moment, prenant,une tauromachie très personnelle qui s'appuie désormais sur bagage mental et physique suffisant et il faut y voir la pâte de Christian Moncouquiol (Nimeño I), influence bénéfique à ses côtés. Il n’a pas voulu sortir en triomphe il a eu tort car il le méritait largement. L'excès de modestie reste un excès...

Les autres ce sont Andy Younes et Tibo Garcia qui ont chacun coupé une oreille lors de la novillada d’ouverture. « V’ la jeune garde » comme dit la chanson du "Prolé".
PV

pierre Le: 20/09/16
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