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Terrible image de Lopez Simon, lors de sa crise d'angoisse à Bilbao (Ph.Mundotoro)



La féria de Bilbao est désormais terminée et elle laisse un goût amer aux aficionados locaux comme aux visiteurs nombreux, venus de France mais aussi d'Italie ou du Mexique. Bilbao c'est un fief: il est dans un piteux état. Ainsi aucune des "corridas generales" ne fit le plein, -il y a beau temps d'ailleurs qu'elles ne le font plus-, et on a oscillé entre une demi-arène et deux-tiers, ce qui est tout de même très décevant si on se réfère au succès de San Sebastien quelques jours avant. Il y a une crise locale de l'aficion (moins 10% cette année, moins 40 000 en 4 ans) qui n'est pas liée aux prix des entrées car il y en a pour toutes les bourses ni à l'ambiance plutôt tolérante à l'égard de la corrida vue comme partie intégrante de la culture bilbaina.



Le bilan artistique de la féria est lamentable. L'ensemble des corridas mise à part celle du Puerto de San Lorenzo -même si on chicanera pas leurs présentations-, a donné un jeu décevant dans ce qui fut longtemps le temple de la bravoure. Ce sont les corridas aux noms les plus prestigieux comme Victorino Martin qui ont le plus déçu et aussi les commerciales comme Alcurrucen ou Garcigrande. Longues après-midis, ternes, ennuyeuses; avec quelques éclairs de génie: la volonté de Garrido bien sur mais aussi la rigueur d'Urdiales ou le professionnalisme d'Adame. Les figuras ont été lamentables, Juli transparent, Ponce aboulique et Morante réalisant une des faenas les plus courtes de sa carrière : moins d'une minute.

Le comble du scandale se produisit lors du mano à mano Garrido/Lopez-Simon. Cartel de dernière minute puisqu'il fallait remplacer Roca Rey très attendu. Javier Jimenez venait de couper deux oreilles à Madrid, il avait son ticket pensait-on. Les membres de la Junta Administrativa préfèrent l'option mano à mano pour des raisons de mesquines économies -tout compte! Ce fut un fracaso total, Lopez Simon, épuisé, se montra incapable de tuer son troisième toro: image ignominieuse de la rapacité des taurins et du peu de cas qu'ils font des éléments les plus précieux de ce spectacle si fragile: les toreros. Tout est bon pour leur tirer sur la couenne... C'était choquant, très choquant de voir en direct la pression faite sur ce jeune homme livide, pressé comme un citron qui sera bientôt jeté...

Symbole ultime de la perte de catégorie du coso bilabaino: l'inénarrable Matias président à vie, endormi du mouchoir, icône dérisoire, cédant à des impulsions injustifiables comme cette vuelta donnée à la dépouille du quatrième toro d'Alcurrucen. Il est temps de changer les cadres!

PV

https://desolysombra.com/2016/08/29/opinionel-toreo-una-mafia-sin-competencia/

Et pour illustrer ce qu'est la "mafia taurine" dont parle Lorca:

http://www.cultoro.com/actualidad/2016/8/30/palabras-confirman-abraham-corpa-pide-dinero-novilleros-torear-19265.html

pierre Le: 31/08/16
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