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Morante, jeudi à Malaga (Ph.D.R)



Le phénix est un oiseau mythique, d'origine éthiopienne, d'une splendeur sans égale, doué d'une extraordinaire longévité et qui a le pouvoir après avoir été consumé sur un bûcher de renaître de ses cendres. Quand l'heure de sa mort approche, il se construit un nid de brindilles parfumées où de sa propre chaleur il se consume. Nous avons notre phénix c'est Morante de la Puebla qui malgré les vicissitudes, les toros rentrés vivant comme jeudi à Malaga, les fuites éperdues et les plongeons dans le callejon retrouve toujours sa splendeur. C'est une sorte de miracle que cette constance du "respectable" à son égard... Il lui pardonne tout alors qu'il ne passe rien à tant d'autres...

Vous me direz: il n'est pas le premier et de me citer ces deux génies que furent Rafaël de Paula et Curro Romero. C'était avant-hier et nous ne sommes plus si nombreux à les avoir vraiment connus. "Ils n'ont jamais triché" écrivait à leur propos Tio Pepe, pur critique torista pourtant. Effectivement Curro et plus encore Rafaël n'avaient aucun recours ni physiques ni techniques. En cela Morante leur est très différend car il a une grande capacité technique, il l'a prouvé maintes fois, c'est un excellent professionnel -comme on dit aujourd'hui. Il ne peut donc pas justifier des attitudes comme celles de Malaga -arène de 1ère catégorie- où il tua le toro après le troisième avis, en se cachant derrière le burladero.

Paquirri -le grand !- le disait en son temps: "les toreros artistes sont ceux qui durent le plus". Non pas que leurs fuites éperdues les éloignent du danger, non, mais comme il faut s'attendre à tout de leur part on est toujours tenté. On se dit que l'on pourrait manquer cette grande faena, ce moment inoubliable dont ils sont capables mais dont ils sont si économes. C'est comme un billet de loto, si on ne le prend pas on est sur de perdre. On lit ça et là que ces attitudes ne sont plus compatibles avec la tauromachie d'aujourd'hui; qu'il faut un spectacle sans surprises qui écarte à priori les déceptions et les scandales.

Le phénix, lui, renaît toujours de ses cendres et ses échecs ajoutent à sa gloire.
PV



pierre Le: 20/08/16
Le bel été de Juan Bautista. Triste après-midi à Malaga